• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

Tableau de bord

  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 50 7061 7384
1 mois 0 5 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 254 171 83
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • docdory docdory 23 mars 2009 21:52

     @ Srobyl 

    Mea maxima culpa : tout cela est assez ancien pour moi , j’étais au collège il y a environ 35 à 40 ans , à l’époque , des bruits courraient dans les cours de récréation après les conseils de classe selon lesquels untel qui ne travaillait pas assez " allait se retrouver au CET " . Effectivement , les C.E.S ont peut être succédé aux C.E.G. , au lieu de coexister . 



  • docdory docdory 23 mars 2009 19:11

     @ Léon 

    Je trouve au contraire que le film démontre bien l’incohérence de tous les acteurs de l’éducation nationale dans ce collège : le proviseur critique sa prof parce qu’elle se met en jupe ( qui n’a d’ailleurs rien de provocant ) , le proviseur ne fait pas exclure les perturbateurs de peur d’avoir une mauvaise note , et n’avait rien fait quant la prof s’était fait vandaliser sa voiture ( un vrai gamin celui-là ! ) . Les collègues de Sonia Bergerac la débinent complètement : l’un d’entre eux la traite d’islamophobe et l’autre ( le prototype même du collabo ) déclare qu’elle n’est pas pédagogue et qu’elle devrait faire comme lui , discuter du coran en cours , au mépris de toute laïcité ! La mère de l’élève qui a ramené le revolver à l’école le défend contre toute évidence etc ...
    Pour affronter une pareille meute , une équipe éducative doit être parfaitement soudée et cohérente !



  • docdory docdory 23 mars 2009 18:34

     @ Léon 

    Je pense que le film n’assimile pas l’enseignement du français à l’enseignement de Molière . Il se trouve que Sonia Bergerac devait faire un cours sur Molière , c’est donc celui-là qu’elle a fait .



  • docdory docdory 23 mars 2009 18:08

     @ Léon

     Je pense que la leçon du film n’est pas la contemplation jouissive de la vengeance , mais le constat de la nécessité d’appliquer fermement et avec cohérence le réglement dans les écoles .
    Il n’ y a pas d’éducation sans violence . Il n’est nullement naturel pour des enfants de rester six heures par jour à apprendre quelque chose . Il faut donc exercer sur eux une série de contraintes qui sont une forme de violence codifiée : se lever tôt ,alors qu’on voudrait se lever tard , arriver à l’heure , se taire lorsque l’on est pas invité à parler , avoir des mauvaises notes si on travail mal , avoir des devoirs supplémentaires , heures de colle , avertissements , exclusion temporaire ou définitive si on sème le désordre . La laïcité , qui consiste aussi à demander aux élèves de mettre leurs idées religieuses ( ou plutôt celles de leurs parents ) au vestiaire tant qu’ils sont dans l’enceinte de l’école est aussi une forme de violence nécessaire . ( cf cet élève qui refuse d’enlever son bonnet dans le film : " c’est contraire à ma religion " dit-il )
     C’est l’institution scolaire , en principe soutenue par les parents d’élèves , qui doit avoir le monopole de cette violence codifiée , nécessaire pour que les enfants acquièrent de l’instruction . C’est à l’enfant de respecter son prof , et non le contraire . Le prof doit avoir vis à vis de l’enfant une autorité ferme , bienveillante quand c’est possible , et juste : le mot respect est déplacé en ce qui le concerne .
     Le film démontre de façon éclatante que , lorsque la violence codifiée nécessaire à l’ instruction publique n’est pas appliquée de façon cohérente , il y a survenue automatique d’une forme de violence bien pire , élèves contre élèves et élèves contre profs . Aux parents , profs , directeurs , recteurs etc ... de veiller à cette cohérence sans faille de la violence codifiée , et de ne pas se contester mutuellement .



  • docdory docdory 23 mars 2009 15:06

     Cher Paul Villach

    Je souscris entièrement à votre analyse . Si j’ai le temps , je finirais un article en préparation sur cet excellent film . 
     Une question se pose : Vous dites : " le formalisme stérile du savoir que leur diffuse la professeur de Français avec son prétendu cours sur « Le Bourgeois Gentihomme » de Molière, n’est pas de nature à les convaincre de l’importance du savoir pour leur vie future . " Mais ce cours sur le Bourgeois Gentilhomme et son formalisme ne fait-il pas partie du programme officiel de l’éducation nationale ? Un problème se pose à ce moment . Soit l’on considère que l’école est la même pour tous ( principe du collège unique ) et se pose la question : peut-on encore étudier Molière au collège , sachant que pour dix à vingt pour cent de la population collégienne , Molière restera incompréhensible , soit l’on renonce au mythe du collège unique , et à ce moment on rétablit ce qui existait lorsque j’étais enfant : il y avait les " C.E.S " ( collèges d’enseignement secondaires ) qui étaient un prélude au lycée, pour les élèves qui " suivaient " , et les " C.E.G " et " C.E.T. " ( collèges d’enseignement général / technique ) dans lesquelles se retrouvaient ceux qui étaient incapables de suivre au collège " normal " ,mais pouvaient apprendre des notions pratiques, et qui étaient un prélude à l’apprentissage ou au lycée technique .
     A noter que le collège unique est, même actuellement , partiellement un mythe . On a très fortement insisté pour que mes enfants , à l’école primaire , prennent l’’option " allemand première langue " . Les élèves moins bons étaient mis dans les classes beaucoup plus nombreuses " d’anglais première langue " . 
    Arrivés au collège , les " allemands première langue " se retrouvent dans des classes homogènes d’assez bon niveau et sans perturbateurs .
     Un des passages importants du film est la pulvérisation par Sonia Bertignac du mot " respect " , dont l’actuelle utilisation généralisée , abusive et hors de propos devient insupportable , au point qu’on aimerait presque le voir rayé de la langue française . Ce mot est l’un des mots préférés des maffieux en tout genre ( on imagine Marlon Brando alias Don Corleone demander à son protégé : " on t’a manqué de respect ? ..." ) . Au fond , la classe décrite dans ce film est noyautée par un petit groupe d’adolescents dont le comportement est tout simplement celui de maffiosi ! 

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv