"Car au fond, chaque être humain aspire à son auto conservation, et finit
par se rebeller lorsque celle-ci est menacée par ce qui autrefois
l’entretenait. Lorsqu’entre la peur de mourir contre le système et celle
du mourir par le système le rapport s’inverse, celui-ci n’a plus
d’avenir.« La conclusion serait exacte à la condition que les êtres humains se sentent plus menacés que protégés par ce puissant système totalitaire, or il a déjà la parade pour qu’un tel état d’esprit ne se répande pas : la logique des blocs, à forces à peu près équivalentes mais opposées. Et ce processus est déjà presque achevé. Le capitalisme financier international impose à nos marionnettes dans l’UE, un euro fort non dépendant des Etats, une disparition des barrières tarifaires pour la bonne et simple raison qu’il transfère industries et revenus en Chine. Tôt ou tard les Européens s’en rendront compte massivement...et l’Etat chinois deviendra notre ennemi, notre Etat supra national notre protecteur alors même que les deux Etats seront en fait en sous-mains dirigés par les mêmes personnes, celles qui en ce moment font les transferts. Ajoutez à cela quelques guerres entre les deux blocs pour faire prendre les deux mayonnaises auprès des peuples et vous obtenez »deux systèmes« apparents plus protecteurs que menaçants. dans cette fausse dualité chacun, »menacé" par l’Autre, pourra presque légitimement imposer la cohésion la plus totale à ses membres. Pour un espoir de démocratie et de paix, il n’y a plus d’autres choix que la recherche de souveraineté.
A vous lire, les morts voteraient presque pour la « pax-americana » tellement ils en apprécient éternellement les bienfaits. Quand à l’éducation et la culture, comparer le niveau russe au niveau américain, c’est une vraie plaisanterie, il n’y a pas de sous marin capable de descendre dans les abysses américaines « Après la Russie, nous devons nous occuper des autres pays. La carte du monde est vaste. » Il faudra déjà qu’ils arrivent à la lire, et vu les bourdes géographiques d’une pléthore de présidents américains, c’est pas gagné.
Il ne faut pas confondre deux choses : augmentation des prix et inflation En cas de sortie de l’euro, il y aura dépréciation du Franc par rapport aux autres monnaies, c’est non seulement automatique de par le déficit de la balance extérieure française mais c’est également un objectif de politique économique puisqu’il s’agit de restaurer la compétitivité nationale four faire remonter la croissance et l’emploi en France. Mais il ne faut pas cacher le revers de la médaille : tant que les industries ne seront pas relocalisées dans tous les secteurs de production, les prix à payer pour les acheter à l’étranger sont nécessairement plus élevés que ce qu’ils n’étaient auparavant. Autrement dit, dans un premier temps, celui de la sortie il y aura une dégradation temporaire du pouvoir d’achat mais cette dégradation se résorbera avec la retour de la croissance. Cette augmentation est ponctuelle, au contraire de l’inflation qui a un côté durable et dont le fonctionnement n’a rien à voir avec cette mécanique. L’inflation est en effet un instrument en même temps qu’un effet de la recherche d’un nouvel équilibre dans la répartition des revenus et qui n’arrivant pas à consensus est constamment relancé sous la pression des participants ; la version simplifiée étant la fameuse spirale prix-salaires, contenant l’implicite du profit.
Faut se réveiller scylax ; pour être boursier, il ne faut pas payer d’impôt du tout ; donc ces parents ne financent pas les études des autres familles, et soit dit en passant, je côtoie une mère dont la fille est boursière mais qui ne touche plus rien depuis trois mois et ce dans explication du CROUS malgré de multiples relances. Quant à l’équation pas boursier= pas pauvre, il faut soit être très jeune soit sans enfant pour raconter pareille ânerie : Avec mes deux enfants j’ai trois loyers à payer...La nourriture c’est à l’euro près, et pourtant effectivement je ne suis pas un pauvre au sens de Bourdieu, de l’INSEE ou de ces en*** qui nous gouvernent et qui feraient bien de se méfier car à force de ne plus pouvoir perdre on n’a plus rien à perdre.
Tout au long des siècles l’homme démontre jour après jour, seconde après seconde qu’il est capable de transformer tout nectar en mortel poison, toute pensée créatrice en appareil idéologique d’asservissement. L’utilisation des religions par l’homme ne déroge pas à la règle. Mais qui faut-il blâmer ? L’homme chainon terminal de l’animal à la prédation sans limite qui finit par dévorer ses propres chances de survie ou les religions qui unissent toute vie dans un tout ? Tant que la vision des religions se cantonnera à une analyse de bréviaire des codes moraux observés et une analyse politico-socio-historique, qui n’ont d’intérêts « que » dans ces domaines, on ne peut rien comprendre au religieux. Il serait bon de faire le petit effort intellectuel de comprendre que les religions s’enracinent dans une métaphysique, au sens d’Aristote, c’est à dire ce qui est avant et au dessus de la physique. Ainsi dans la petite phrase citée :« Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait même pas besoin d’exister. », une lecture irréfléchie conduit à la conclusion que Dieu est un pur néant, orelle n’a absolument pas ce sens là : « ex-ister » c’est être littéralement hors de soi, ce qui logiquement ne peut être dit de Dieu puisqu’il faudrait qu’il soit, inconscient de lui même, à côté de lui même conscient... et ça c’est le propre de l’homme (le pourquoi et le comment en est expliqué dans le dogme de la chute pour qui veut bien comprendre que la pomme n’est qu’une métaphore). Ainsi, si pour l’homme idolâtre des rites, une expression telle que « il y a longtemps que j’ai mis une croix la dessus ! » atteint sa finalité blasphématoire provocatrice, elle prend une toute autre teinture pour celui qui, en métaphysique, a quelque peu réfléchi : c’est l’homme renonçant à ce qu’il est et qui le transcende tout à la fois au profit du super prédateur qui de temps en temps ou pour certaines personnes renonce temporairement à cet état. Un bien triste sort.