• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Dwaabala

Dwaabala

« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

Tableau de bord

  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 140 1496 2239
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 308 185 123
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 26 juin 2014 15:19

    S’il n’y a pas d’onde gravitationnelle, faut-il en déduire l’instantanéité des effets de la gravitation,ou attendre l’émergence d’un autre concept que celui de l’onde ?



  • Dwaabala Dwaabala 23 juin 2014 19:04

    Bonjour, C’est Nabum
    Il ne reste qu’à se replier chez Rimbaud : À la musique.



  • Dwaabala Dwaabala 23 juin 2014 04:28

    Ce fut un plaisir de vous lire.



  • Dwaabala Dwaabala 22 juin 2014 19:13

    La théorie de l’évolution de Darwin n’est pas en cause ici.
    La dialectique dit que si la connaissance n’est pas figée, que comme les espèces elle a une histoire. Que sur le plan pratique, politique, ce qui était vrai hier dans des circonstances données peut ne plus l’être aujourd’hui, et qu’il importe d’analyser la nouveauté.
    Bien sûr qu’il y a une dialectique idéalisme/matérialisme, et même une lutte historique entre ces deux grandes tendances de la philosophie. Il faut lire le Ludwig Feuerbach de F. Engels.

    La question du rapport de la pensée à l’être, de l’esprit à la nature, question suprême de toute philosophie, a par conséquent, tout comme n’importe quelle religion, ses racines dans les conceptions bornées et ignorantes de l’état de sauvagerie. Mais elle ne pouvait être posée dans toute sa rigueur et ne pouvait acquérir tout son sens que lorsque la société européenne se réveilla du long sommeil hivernal du moyen âge chrétien. La question de la position de la pensée par rapport à l’être qui a joué aussi du reste un grand rôle dans la scolastique du moyen âge, la question de savoir quel est l’élément primordial, l’esprit ou la nature - cette question a pris, vis-à-vis de l’Église, la forme aiguë  : le monde a-t-il été créé par Dieu ou existe-t-il de toute éternité ?

    Selon qu’ils répondaient de telle ou telle façon à cette question, les philosophes se divisaient en deux grands camps. Ceux qui affirmaient le caractère primordial de l’esprit par rapport à la nature, et qui admettaient par conséquent, en dernière instance, une création du monde de quelque espèce que ce fût - et cette création est souvent chez les philosophes, par exemple chez Hegel, beaucoup plus compliquée et plus impossible encore que dans le christianisme -, ceux-là formaient le camp de l’idéalisme. Les autres, qui considéraient la nature comme l’élément primordial, appartenaient aux différentes écoles du matérialisme.

    ............

    Mais la question du rapport de la pensée à l’être a encore un autre aspect : quelle relation y a-t-il entre nos idées sur le monde qui nous entoure et ce monde lui-même ? Notre pensée est-elle en état de connaître le monde réel ? Pouvons-nous dans nos représentations et nos concepts du monde réel donner un reflet fidèle de la réalité ? Cette question est appelée en langage philosophique la question de l’identité de la pensée et de l’être, et l’immense majorité des philosophes y répondent d’une façon affirmative.

    ...................

    Mais il existe encore toute une série d’autres philosophes qui contestent la possibilité de connaître le monde ou du moins de le connaître à fond. Parmi les modernes, Hume et Kant sont de ceux-là, et ils ont joué un rôle tout à fait considérable dans le développement de la philosophie. Pour réfuter cette façon de voir, l’essentiel a déjà été dit par Hegel [2], dans la mesure où cela était possible du point de vue idéaliste ; ce que Feuerbach y a ajouté du point de vue matérialiste est plus spirituel que profond. La réfutation la plus frappante de cette lubie philosophique, comme d’ailleurs de toutes les autres, est la pratique, notamment l’expérimentation et l’industrie [3]. Si nous pouvons prouver la justesse de notre conception d’un phénomène naturel en le créant nous-mêmes, en le produisant à l’aide de ses conditions, et, qui plus est, en le faisant servir à nos fins, c’en est fini de la « chose en soi » insaisissable de Kant.

    ...............

    etc.

    https://www.marxists.org/francais/engels/works/1888/02/fe_18880221_2.htm

     



  • Dwaabala Dwaabala 22 juin 2014 16:07

    à Rober Biloute

    « la dialectique, c’est-à-dire la théorie de l’évolution, dans son aspect le plus complet, le plus profond et le plus exempt d’étroitesse, théorie de la relativité des connaissances humaines qui nous donnent l’image de la matière en perpétuel développement »
    Lénine dans « Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme » http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1913/03/19130300.htm

    Très court article, fondamental, comme introduction à la lecture des œuvres.

    Quand vous dites : « « détenir les moyens de production », ça peut être un vrai travail aussi non ? », vous confondez la propriété avec le travail.
    Le capitaliste industriel au sens propre est celui qui lance de l’argent dans la production pour en retirer plus d’argent.
    La production demande une organisation (la structure de l’entreprise ), des idées (les ingénieurs et les techniciens, un contrôle (les contre-maîtres), et de la main-d’œuvre, les ouvriers.
    Le petit patron peut être tout cela à la fois, en mettant même occasionnellement la main à la pâte.
    Quand il en a les moyens (comme les actionnaires en général) le capitaliste délègue le travail de direction (eh ! oui) à un directeur.
    Il peut aussi être PDG, c’est-à-dire présider l’assemblée des actionnaires, et être en même temps directeur.
    Sinon il est un « petit patron », à la fois capitaliste et travailleur.
    Comme dans la nature, les formes possibles sont très diverses.

    Dans son analyse du capital Marx précise bien qu’il fait œuvre théorique ; puisque vous êtes physicien vous savez ce que théorie veut dire, et la distance qui sépare la mise au jour et la connaissance d’une loi de son application dans la pratique.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv