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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 14 juin 2014 23:18

    @ Adrien

    Je ne comprends pas la forme de votre réponse.

    Ce que vous pensez de l’histoire de l’URSS est banal et éculé.
    Il y a dans le dernier numéro des Lettres françaises un article au titre fort critiquable (L’expérience soviétique revisitée), mais qui peut être une première marche pour commencer à sortir du consensus vulgaire.



  • Dwaabala Dwaabala 14 juin 2014 20:49

    J’exagère un peu : Marx était mort près de quarante ans plus tôt.
    Par contre, je n’ai pas assez souligné que les luttes anti impérialistes actuelles à travers le monde sont les héritières de celle menée par les révolutionnaires soviétiques et que l’analyse théorique de l’Impérialisme par Lénine est dans le droit-fil de la pensée de Marx,
    et toujours, mutatis mutandis à cause d’un siècle écoulé, d’actualité.



  • Dwaabala Dwaabala 14 juin 2014 20:36

    Il n’y a eu ni « expérience », ni « échec ».
    L’histoire de la révolution soviétique n’est pas la mise à l’épreuve de la théorie de Marx : elle a débouché sur une situation absolument nouvelle à laquelle le pauvre Marx, mort plus de 50 ans plus tôt, ne pouvait apporter aucune explication,
    La Révolution soviétique, y compris avec ses errements tragiques intérieurs, a eu à affronter l’impérialisme tout au long de ses 70 ans d’existence.
    La Révolution soviétique a été vaincue, encore que par d’autres moyens que ne le furent la Révolution de 1905 ou la Commune.
    Il est remarquable que les tenants actuels de l’économie des ressources de la planète ne se soient pas aperçus que le moteur de l’économie socialiste en URSS n’était pas celui de l’économie impérialiste, ce qui lui a d’ailleurs nui dans la compétition à laquelle elle s’est trouvée confrontée, mais que la volonté ouvrière était partout présente et que c’était le bien-être humain qui avait la priorité et non pas le profit. 

    Qu’on le sache ou non, qu’on le veuille ou non, le temps présent est, à travers les luttes aux formes multiples contre l’impérialisme dont le capitalisme US est le chef de file, la suite à l’échelle du monde de la Révolution soviétique, comme le XIXe siècle en Europe fut celle de la Révolution française.



  • Dwaabala Dwaabala 13 juin 2014 16:33

    Une seule remarque.
    La propriété immobilière, aussi bien que la propriété foncière, si elles peuvent de façon superficielle être considérées comme du « capital », n’en sont pourtant pas. Elles procurent une rente mais ne produisent pas de valeur.
    Dans le cas de la propriété foncière, sa mise en valeur ne s’opère que par l’intervention d’un fermier capitaliste qui avance les capitaux, matériel, engrais, semences, salaires, dont il tire une plus-value dont une partie revient au propriétaire foncier s’il ne l’est pas lui-même, sous la forme de la rente foncière. La rente foncière est la marque de la propriété à caractère de monopole de la terre. 
    La propriété immobilière, sauf cas exceptionnel (location de locaux à usage industriel par exemple) n’entre elle non plus dans la production d’aucune valeur, même si elle rapporte un loyer à son propriétaire.
    Dans cet article, la « disparition », déjà très contestable, de la « propriété agricole » (mais alors quid ? de l’industrie agro-alimentaire) au bénéfice de la propriété immobilière est donc complètement à côté de la question économique réelle.
    Question économique qui ne peut se réduire à une comptabilité aussi savante soit-elle mais qui ne tient comme ici, aucun compte de l’essentiel : le travail, source de la plus-value.
     
     



  • Dwaabala Dwaabala 13 juin 2014 01:13

    Un merci un peu tardif à l’auteur de l’article.

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