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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 20 octobre 2013 12:13

    Il est possible que des commentaires l’aient déjà relevé, mais la question de la perte d’identité relève moins de la religion que des conditions sociales, économiques et politiques de l’existence.
    Sociales, avec un chômage massif et la plaie qui accompagne le sous-emploi : la xénophobie et le racisme. Sur laquelle la religion peut se cristalliser.
    Economique, avec le libéralisme qui ouvre les frontières à la libre circulation des capitaux quand dans le même temps il prétend les fermer à celle des personnes qui ne sont pas européennes stricto sensu.
    Politique, avec l’abandon voulu de la souveraineté nationale qui a entre autres avantages pour la classe dominante de se défausser sur une instance lointaine, nébuleuse et non démocratique des conflits sociaux et de la nécessaire prise en compte des besoins de toute la population.
    Les dures conditions d’une existence malheureuse à tous ces niveaux ne peut que pousser vers l’irrationalité et la croyance religieuse.
    Ce qui fait beaucoup : ce n’est pas un zéphyr qui souffle la bougie, mais une véritable tempête qui détruit la bougie elle-même.

     



  • Dwaabala Dwaabala 19 octobre 2013 20:08

    Je n’ai jamais sous-entendu que vous en étiez..



  • Dwaabala Dwaabala 19 octobre 2013 15:25

    Un point Godwin.



  • Dwaabala Dwaabala 19 octobre 2013 15:19

    @ Kxyz
    Votre titre est très pertinent, mais il n’était pas besoin d’être devin il y a dix-huit mois pour savoir à quel niveau la France tombait.



  • Dwaabala Dwaabala 19 octobre 2013 14:55

    Bonjour.
    Il ne faut pas idéaliser G. Marchais qui fit entériner au XXe Congrès la liquidation des positions essentielles du communisme :
    « Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots... »
    Contraints de se tourner vers l’étranger pour continuer par :
    « Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots ! »

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