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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 8 août 2013 22:48

    Une seule solution : sortir du dollar et de l’euro et passer à la monnaie commune transatlantique qui pourrait être le camembert.



  • Dwaabala Dwaabala 8 août 2013 19:07

    Merci pour ces précisions ; la première surtout qui montre le degré de gravité de ce traité qui s’élabore dans un quasi secret, en tous cas loin de l’opinion nationale, dans les limbes si commodes des institutions européennes.
    L’histoire a rarement vu des États ou union d’ États creuser eux-mêmes la fosse de leur indépendance en se réjouissant à ce point : il faut que leurs tares soient bien lourdes à porter devant les peuples pour que de tels dispositifs de défausse de leurs responsabilités sur des instances qui s’éloignent de plus en plus de la base se mettent en place.
    On avait déjà eu celui de l’Europe pour la France ; c’est maintenant celui du marché transatlantique pour l’Europe, donc aussi pour la France. Dont les dirigeants pourront toujours prétendre qu’ils ne peuvent rien faire, au nom de la solidarité qui lie les membres du grand marché.



  • Dwaabala Dwaabala 7 août 2013 23:32

     La dette.
    On nous dit qu’elle est le problème principal des pays d’Europe.
    On fait comme si cette dette était notre dette, alors qu’entre 2009 et 2012 par exemple, l’endettement de la France s’est accru de 600 milliards d’euros qui ne peuvent être analysés comme la résultante d’une générosité débridée pour régler les problèmes sociaux, ou plus clairement pour développer l’activité productive du pays  !
    L’explosion de la dette est en fait liée à la crise financière spéculative et à la soumission de la Banque centrale européenne aux marchés financiers.
    Il est donc illégitime de présenter la facture aux peuples, c’est pourtant ce que fait F. Hollande.
    Il est tout aussi indispensable de placer le système financier face à ses responsabilités, c’est-à-dire tout le contraire de ce que font nos socialistes, malgré les rodomontades de campagne électorale .
    Connaître la réalité de la dette, et en tirer les conséquences pour l’action est donc une exigence capitale aussi concrète que celle de connaître la réalité des flux financiers au sein des groupes multinationaux.



  • Dwaabala Dwaabala 7 août 2013 23:17

    Un bon article, dont le titre pouvait laisser supposer le pire.
    Merci pour cette mesure et l’intérêt porté à une cause qui a priori rebute, celle de la FNSEA.



  • Dwaabala Dwaabala 6 août 2013 19:05

    A ceux qui, comme des oies blanches, tombent des nues, voici, parmi d’autres, une source ; d’ailleurs chacun peut aller gratter dans les poubelles de l’histoire sans en charger celui qui informe :

    « Les malaises sociopolitiques qu’éprouve Céline face à sa société produisent un fiel d’un nouveau genre servi par sa plume exceptionnelle. Ses considérations abracadabrantes partent en cavale sur tous les chemins sinueux où s’avance l’extrême droite. Céline délaisse même sa production romanesque pour mieux se consacrer à la distillation du vitriol dont il abreuve sa plume.

    Bagatelle pour un massacre (1937), L’école des cadavres (1938) et Les beaux draps (1941), les trois pamphlets interdits de Céline, ont connu des ventes importantes ainsi que plusieurs rééditions au moment où l’Europe entière est soumise à la botte des nazis.

    Dans la correspondance qu’il entretient alors, Céline se présente comme l’ennemi numéro un des Juifs. « Les Juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides loupés, tiraillés, qui doivent disparaître », écrit-il. L’antisémitisme qui se propage alors en Europe sous l’impulsion des nazis et de divers groupes d’extrême droite lui apparaît trop doux, trop feutré, presque littéraire. Céline se présente comme un réaliste dur, désabusé et endurci. Personne ne lui semble trop radical à l’égard des Juifs, pas même Hitler qu’il soupçonne de mollesse ! Il écrit néanmoins dans L’école des cadavres se sentir « très ami d’Hitler, très ami de tous les Allemands ». Cet ami de l’extrême droite, parfaitement impossible à encadrer, devient gênant même pour l’administration nazie. »

    http://www.ledevoir.com/culture/livres/358243/louis-ferdinand-celine-abus-de-memoire

    « Les livres haineux de Céline n’ont jamais été réédités après la guerre. Parmi les écrivains capables de perdre toute référence historique devant la beauté d’une ellipse trempée dans l’acide, il s’en est trouvé quelques-uns pour défendre même ces livres-là de Céline. Comme s’il s’agissait uniquement de littérature, d’une musicalité et d’une poésie de la langue dont les thèmes importaient peu… Au sujet de ces livres sombres, les thèses et les analyses se sont multipliées. Les livres eux-mêmes n’ont jamais reparu. »

     

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