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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 12 juin 2013 11:56

    Rien ni personne ne peut effacer le fait fondamental de la structuration des sociétés jusqu’à nos jours en exploiteurs et exploités, de la lutte des premiers pour le maintien de leurs privilèges et de la lutte des seconds pour leur émancipation.
    C’est par rapport à cette question que chacun est contraint de prendre parti, et s’il ne le fait pas c’est qu’il a choisi, consciemment ou non peu importe, la cause qu’il entend épouser et défendre : dans le cas de l’auteur, celle-ci est claire, malgré sa démonstration théorique dans laquelle tous sont renvoyés dos à dos.



  • Dwaabala Dwaabala 12 juin 2013 11:29

    Quand la raison sera revenue, il sera inutile d’aller sortir les déchets des poubelles, il y aura suffisamment de pain sur la planche.



  • Dwaabala Dwaabala 12 juin 2013 11:09

    D’accord avec cet article qui met le doigt sur l’extrême confusion de la pensée de gauche, au moins sous nos latitudes.

    La mutation de la notion de révolution par rapport à celle qui eut lieu en France , c’est qu’alors les masses populaires furent dirigées par les bourgeois quand ils en eurent besoin pour abattre le régime féodal, mais à des fins qui leur échappaient. Sauf qu’elles avaient intérêt (historiquement et contre leur gré souvent) elles aussi à voir abattues les conditions d’exploitation de l’Ancien régime et le régime des corporations par exemple.
    Depuis le milieu du XIXe siècle chacun sait que l’émancipation des travailleurs ne peut être que l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes.
    Ce qui signifie aussi qu’une fraction des classes dirigeantes (les intellectuels, artistes... ) se détachent alors de leurs intérêts de classe pour épouser la cause de la classe prolétarienne qui a besoin de l’apport de la richesse théorique. Encore que, depuis longtemps maintenant, la classe exploitée soit capable de susciter en son sein la formation de ses intellectuels et théoriciens organiques.
    Pour le reste, tout est affaire de situation concrète et là, les variations tant historiques que géographiques sont infinies.



  • Dwaabala Dwaabala 11 juin 2013 20:53

    ... en pis, oui, car il s’agit bien de la vache à traire.
    Quant au titre de chef de guerre, il est particulièrement délicieux de l’entendre quand il vient d’une bouche féminine.



  • Dwaabala Dwaabala 11 juin 2013 14:18

    Alors il s’agit d’une information sur les variations d’un journal d’information.
    Et si les lecteurs se font en eux-mêmes les réflexions que je me fais, c’est très bien.

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