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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 10 juin 2013 17:56

    L’exception culturelle française sera reconnue par le Traité transatlantique.
    Il faut ici entendre par culture ce qui s’adresse aux masses par le biais du profit.

    La culture a pour base la famille et l’école, c’est-à-dire « ce qui reste quand on a tout oublié », mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans le Traité.

    Pour l’école, mais aussi la famille, il faut entendre, entre autres, V. Peillon :

    « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

    ... qui reprend en l’amplifiant le propos de C. Taubira :

    « arracher les enfants au déterminisme de la religion ».

    ... propos qui s’éclairent à la lanterne du délire de N. Vallaud-Belkacem sur le genre, quand ce n’est pas sur la manière de faire pipi à la maternelle.

    Nos social-libéraux, ultra-laïques quand ils oublient qu’ils financent l’école confessionnelle et privée, dans laquelle ils ne dédaignent pas de placer leurs enfants, et qu’ils mettent en concurrence avec l’enseignement public (au point qu’il a fallu un amendement déposé par les communistes pour qu’ils renoncent à lui accorder le droit de décerner des diplômes nationaux), font preuve de beaucoup moins de clarté et de résolution quand il s’agit d’arracher la jeunesse aux conditions de vie qu’elle trouve dans les familles dont sa vie dépend... En particulier en se préparant à signer en catimini le Traité transatlantique de libre échange, au sein d’une politique de rigueur.

    Ce qui rejoint le propos de l’article sur le besoin pour le libéralisme de tout déréguler.



  • Dwaabala Dwaabala 10 juin 2013 16:13

    Merci à l’auteure de porter à la connaissance une parole sensée dans un flot de turpitude.



  • Dwaabala Dwaabala 10 juin 2013 15:36

    La question de fond est bien celle-ci :

     Pourquoi l’application partielle du programme commun à partir de 1981 a-t-elle été suivie du « tournant de la rigueur » il y a exactement 30 ans ?

    Si des commentaires pouvaient contribuer à apporter au moins des éléments de réponse, autres que celle admise dans le consensus, ce serait peut-être utile.



  • Dwaabala Dwaabala 10 juin 2013 12:16

    Note de dernière heure  : cette fois les ciseaux d’Anastasie ont agi sur le passage incriminé, ce dont il faut se féliciter.
    Il reste le problème du lien  : deces-de-pierre-mauroy-les-réactions-àgauch, puisque dans l’article la brochette des Copé, Fillon, Bayrou, Borloo... est maintenue, heureusement maintenant sous l’étiquette : droite.



  • Dwaabala Dwaabala 5 juin 2013 10:47

    Selon JM Ayrault, cette réforme du quotient familial "est la preuve qu’on peut sauver le modèle social français en le réformant, en réduisant les injustices, en répondant à des besoins nouveaux et en apportant plus de solidarité".
    Question de point de vue. Pour Michel Canet, président de l’Union des familles laïques (UFAL), ces mesures vont dans le sens d’« une semi-privatisation de la politique sociale »

    Le plafonnement du quotient familial va concerner nombre de couples de cadres et «  l’aménagement  », comme il est dit élégamment, de la prestation jeune enfant touchera des couples avec un revenu de 3 250 euros par mois, qui perdront tout de même plus de 900 euros par an  !

    Certes, le gouvernement, en renonçant à moduler les allocations familiales en fonction des revenus, semble avoir renoncé à porter atteinte à l’universalisme de la politique familiale hérité de la période de la Libération.

    Il reste cependant qu’avec la modulation du quotient familial, c’est bien la famille en tant que telle qui va devoir ouvrir sa bourse. Par le biais de l’impôt, certes, 
et cela fait indiscutablement une différence, mais il s’agit bien tout de même d’installer le fait comme l’idée que c’est au fond aux familles de supporter l’effort.
    Si les mesures fiscales sont datées, les annonces sociales : la scolarisation de 75 000 enfants de deux à trois ans supplémentaires, la création de 100 000 solutions d’accueil auprès d’assistantes maternelles, des mesures pour les familles monoparentales et celles sous le seuil de pauvreté, celles-ci ne le sont pas et surtout qui va payer  ? Les collectivités locales  ? Avec pour effet de reporter sur l’impôt ces efforts supplémentaires  ?

    Il y a en plus, dans ce choix de faire payer les familles, fussent-elles «  aisées  », une sorte d’opération idéologique, amenant en quelque sorte à les rendre responsables du déficit de la branche famille, quitte à se serrer un peu la ceinture pour aider 
les familles les plus démunies.

    Outre que ce déficit revient au fait que la branche famille supporte des charges indues, l’ensemble de ces mesures fait entendre un silence assourdissant sur une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu comme sur les cotisations des entreprises, dont Jean-Marc Ayrault 
dit pourtant qu’elles sont aussi la Nation. Il s’agit donc d’une appartenance du style Je te tiens, tu me tiens par la barbichette...

    Il est vrai 
que le Medef estime que les entreprises n’ont rien 
à voir avec la famille et ne devraient pas payer 
du tout.

    Une fois encore, il semble avoir été sinon écouté, au moins entendu.

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