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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 16 octobre 2010 15:00

    @ Emile Wolf,

    Je ne suis pas seulement taoiste (tombé dedans petit, sans le savoir), je suis aussi bâtard d’une Blanche (alors socialement colonisatrice et citoyenne de l’Empire) et d’un Jaune (alors socialement sujet de l’Empire, non citoyen). Et ausi quelqu’un qui a passé son enfance sous les pales des DC 3 puis des Huey (les hélicos d’Apocalypse Now). On ne peut pas être né d’une union folle entre deux individus issus de deux camps ennemis et ne pas virer iréniste.
    Là où les gens voient des différences (en termes de bien/mal) entre les races, ethnies, communautés, partis, sexes, je vais à voir les ressemblances.

    Là où les gens insultent NS parce qu’il se comporte infiniment moins bien qu’eux, parce qu’il ne respecte rien ni personne, je vois qu’il nous ressemble. Sa seule particularité serait qu’il accumule bien nos pires défauts (défauts propres aux garçons).
    Il est malin et nous sommes malins.

    L’électeur sait jouer au temps UN de la particularité de son vote (Moi j’ai voté OUI/NON) et au temps DEUX du coagulat qui aura résulté des millions de votes strictement identiques au sien (Nous avons voté OUI/NON).
    Et quand l’électeur fait partie du camp vainqueur, il utilise parfois un temps TROIS d’où il ressort que la nation entière a voté comme lui (énorme légitimité alors). Temps TROIS que soutient le slogan du genre « Je suis le Président de tous les Français » ou « La France a élu NS ». On ne saurait aller plus loin dans la récupération des votes négatifs. On frôle donc constamment l’abus et de là, on déborde souvent.

    A partir du moment où il est possible d’anguiller entre ces trois temps, entre ces trois revendications (et ça fait un bail que chacun nourrit cet anguillage), il est possible de dire tout et son contraire, il est possible de dire depuis légitimité jusqu’à illégitimité, comme vous le faites.

    S’il existe trois temps, c’est sûr que le malin va anguiller entre eux. Alors pourquoi avoir accepté depuis la nuit des temps le principe de la représentation, des votes ou désignations qui offrent ces 3 temps ? Parce que chacun adore anguiller, slalomer.
    Le fait que le mot « amateur » veuille dire une chose et son exact contraire prouve ce besoin d’anguiller « Tu me crois là, bin non, je suis déjà ailleurs »
    Pour ou contre NS, en votant, nous avons soutenu la Constitution et nos institutions, anguillères parfaites pour les anguilles que nous sommes.

    Chacune des phrases coulées dans le bronze de la CC offre la possibilité d’être comprise de différentes manières et ce n’est pas un hasard.

    Notre devise nationale est formée de 3 mots qui, pris individuellement, semblent conduire forcément au bien être de tous mais qui, une fois réunis, offrent toutes les droits, toutes les raisons de faire la guerre quand on en a envie.
    Le mot Fraternité dit un concept connu à peu près partout dans le monde (contrairement aux deux autres). C’est aussi celui qui va au plus près de la naissance biologique et du partage du lait maternel. Ce mot se retrouve dans quelques devises nationales. Mais jamais il n’y figure seul.
    En revanche le mot Liberté existe seul et c’est le mot qui renvoie le plus à l’égoïsme.
    Observez les devises nationales sur Wiki et vous verrez l’art universel de l’anguillage.

    Votre réquisitoire est accablant pour notre président mais ce zoomage sur ses perversions me fait trop penser à la perversion du principe d’accusation. Principe qui veut qu’on souligne les fautes, qu’on les amplifie si possible (au moins en les emballant d’adjectifs et d’adverbes pour oiseaux) 
    « Despote » par exemple, ne relève pas de la science. Mélanger des chiffres objectivement accablants avec ce genre de qualificatif c’est être très malin.

    Ca me fait penser aux profs qui, à côté de la mauvaise note qu’ils mettent, ajoutent un commentaire humiliant, assassin, dénigrant et qui pousse l’élève au suicide ou au crime.

    Je trouve qu’on peut éventuellement donner zéro à NS sur toutes les matières mais je crois qu’on ne peut pas lui mettre une note sous zéro. (Petit, un prof cruel m’avait collé un -2)

    Si NS est un despote alors Saddam Hussein, Amin Dada, Kim Il Sun, Franco, Napoléon, Louis XIV, Staline c’est quoi ? Des despotes aussi ? Bin en ce cas, NS est mon despote préféré.
    Il ne faut pas user les mots.



    «  »«  »«  »«  »«  »«  »il abuse du mandat que lui a confié le peuple souverain. Il le trompe et s’en moque.Cette attitude anti-républicaine et anticonstitutionnelle n’a aucune légitimité et surtout pas celle du suffrage universel«  »«  »«  »«  »«  ».

    J’ai idée que s’il pouvait répondre à ces accusations, il commencerait par dire que c’est très excessif, puis finirait par lâcher que la Constitution permet voire invite au délire. 
    Car enfin, quel Martien peut croire qu’un individu peut représenter la pensée, la voix, la volonté de plus d’une personne ? Comment puis-je représenter vraiment ma soeur, le père du flic qui m’a jeté en GAV, la concierge consciencieuse du sud de Marseille et les étudiants goguenards de Bordeaux ?

    La Constitution, comme toutes les lois, est anguillarde et permet les interprétations. Il lui faut donc être protégée par un Conseil Constitutionnel chargé de vérifier en temps réel que les choses se passent dans le respect de la Constitution. Jouer le croyant constitutionnaliste c’est jouer son Conseil (qui est vivant, présent et actif). Croire en la Constitution c’est croire en son Conseil, en son jugement.
    Là, le CC est en place n’est-ce pas ? Aucun de ces sages ne se plaint de subir de menaces n’est-ce pas ? Aucun des sages ne dit que le Président déborde n’est-ce pas ? Alors il ne faut pas dénigrer le CC en se posant en plus compétent que lui pour juger de l’attitude du Président. 
    Sauf à disqualifier le CC ou à dénoncer la Constitution, on ne doit pas se substituer au CC pour dire, nonobstant son avis, ce qui est constitutionnel ou ce qui ne l’est pas. En tous cas il ne faut pas faire ça et prétendre qu’on respectre la Constitution (telle qu’elle est rédigée ou son principe)



    Quelqu’un entend un gus lui prétendre qu’il peut lui verser 30 % de loyers sur son capital et lui confie donc un trésor. Au bout d’un an, le malin s’est envolé avec la caisse et le marri va alors porter plainte. On lui répondra que le vilain est vraiment vilain mais qu’il faut être naïf/pervers pour avoir cru/joué cette partie. 
    A l’heure de la plainte on feint être naïf pour jouer la victime et l’innocent mais en réalité on aura été que cupide (la cupidité étant une perversion du désir de posséder) 

    Ainsi, nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.
    Elire un gus pour nous représenter c’est exiger de lui des facultés surhumaines. C’est prendre nos rêves pour des réalités.
    Quels sont nos rêves ? Bin c’est d’avoir un type qui s’occupe de piloter le Titanic à travers les icebergs (pour pas trop cher) pendant qu’on n’a qu’à danser. Après la cata, il ne faut pas oublier qu’on avait voulu défier le diable en s’employant à déguster du champagne sur un navire filant les 20 noeuds en pleine nuit sur un océan. 
     

    Pour ne pas avoir à prendre les décisions déchirantes, nous préférons déléguer. Cette lâcheté-paresse conduit à des aberrations.
    Nos députés sont considérés généralement comme étant plus proches de nous. Comment avons-nous pu accepter que ces élus puissent décider eux-mêmes de leurs avantages matériels ? Comment avons-nous pu accepter un contrat aussi avantageux pour eux. Ils décident de nos impôts et au lieu de subir, de partager fraternellement les conséquences de leurs décisions, ils peuvent s’en affranchir et se choisir les rétributions qui leur plaisent et que nous devons payer. Pour trouver aussi absurde que ça, faut aller chez Ubu ou en Corée du Nord.


    En votant, même contre Sarkozy, nous avons tous accepté de reconduire, une fois de plus, un système fou.
    Bien sûr, il peut succomber sous nos pierres et charges. Mais devant Dieu, il dira « Les Français sont tellemment disposés à se faire tondre en contrepartie de n’avoir pas à piloter le navire, que j’ai fait en conséquence » 
     



  • easy easy 16 octobre 2010 04:14

    @ Ariane,

    C’est chaud hein, de tenir un stand, de servir tous les clients qui déboulent en même temps. Et puis quand en plus on perd 100 lignes de réponse, bin Grrrrr. Moi ça m’arrive tout le temps et je me dis que c’est l’ Bon dieu qui l’a voulu pour que je la ferme et je n’insiste pas. (J’aime le Bon Dieu depuis que je l’ai découvert à travers « Louise » de Gérard Berliner) 
    Il semblerait que quand on a Firefox, on peut récupérer la page qu’on a perdue. Sinon, sur les claviers avec le touchpad, il faut le couper et utiliser la souris. Sinon, le moindre contact involontaire sur le touchpad peut valoir commande et c’est commle ça qu’on peut perdre du texte.


    @ Salsabil,

    «  »«  »«  »«  »«  »C’est très largement aussi irresponsable (puisque c’est le terme à la mode, allons-y !) de laisser faire un système qui nous entraîne tous vers le bas ! «  »«  »«  »« 


    Ca veut dire qu’on vote en confiance dans la constitution, qu’on vote pour placer un individu aux commandes pendant 5 ans, qu’on fait confiance au Parlement et à tous les autres édiles, tout ça étant frappé du sceau de la responsabilité mais que le jour où l’on n’a plus rien à becqueter, à brûler, on doit briser le cours du quinquennat.
    Mah, en effet. Il y a une logique là dedans : Tant qu’on a de quoi tenir jusqu’à la fin du mandat, on a la responsabilité de patienter sagement mais si l’on crève de faim, on a le devoir de mordre tout ce qui bouge.
    Oui. Le peuple, quand il casse tout, c’est parce qu’il n’en peut plus. C’est son devoir naturel de réagir, de tout renverser, la masse fait loi, la faim aussi.

    Mais je croyais que sur ce site, sur ce topic, nous râlions entre gens qui peuvent encore patienter, pas entre affamés ou frigorifiés (oh la la, Salsabil, frigorifié je l’ai été pendant les 3 hivers précédents mais pour des raisons de monacat). 

    Question : si dans un peuple, une partie est affamée et se voit des raisons naturelles de mordre, ceux qui ont de quoi grignoter ont la responsabilité de s’associer à eux ou de jouer leur rôle depuis leur position plus confortable donc de patienter ?
     
    La réponse n’est pas facile et tiraille la conscience.
    J’aurais tendance à considérer que chacun doit jouer le rôle qui lui revient. Si le contexte fait de lui un misérable, l’individu doit se révolter, si le contexte ne le fait pas misérable, il doit patienter en honorant le contrat de confiance passé avec les institutions.
    C’est là-dessus que se superpose la question de la solidarité universelle. Mon avis c’est que celui qui n’est pas dans la misère doit à la fois refuser de participer au coup d’Etat et se comporter de manière solidaire sur le plan matériel, alimentaire, avec les affamés. Ce qui aboutit aux situations paradoxales et romanesques qui se sont produites entre les classes différentes lors des grands basculements. 


    A priori, on clavarde ici entre gens qui ne sont pas le ventre vide et qui peuvent tenir jusqu’en 2012. Mais si pour certains ce n’est pas le cas, s’ils sont vraiment dans la misère, le mieux c’est qu’ils le disent, qu’ils disent aussi qu’ils veulent tout casser mais qu’ils comprennent bien que les autres ont plutôt le devoir, la responsabilité, de patienter sur le plan politique et de les aider directement et individuellement sur le plan matériel.

    On ne peut pas liquider cette question sans évoquer la différence d’attitude à adopter selon qu’on est garçon ou qu’on est fille. La société étant surtout organisée autour de biduleries masculines ce n’est pas aux garçons qu’il revient de les discréditer ou alors ils se castrent. Les filles étant plus proches des fondamentaux immanents (nourriture, santé) c’est à elles qu’il revient de briser les icônes dès les premiers symptômes de misère et dans la mesure où elle serait imputable à ces icônes. Imaginons un peuple où les garçons trouvent coagulant de jeter des moutons dans un volcan. Si des enfants crèvent de faim, ce sont les femmes qui doivent les premières protester et demander que cesse ce gaspillage.
     
    Il paraît que sous Akhénaton il y avait eu ce genre de gaspillage mais on ignore si ce sont des femmes qui y ont mis fin. Imaginons-nous sous Akhénaton. Comme le temple de la cité offre des tonnes de nourriture disposée sur des centaines d’autels en plein ciel, la nourriture restant pour les citoyens (et esclaves ?) est rare et chère. Dans une famille modeste, il y a un petit autel en plein ciel où quelques fruits et des gâteaux se dessèchent. Les parents, les enfants ont faim. Le père, sorte d’akhénaton à l’échelle de sa famille, tient à ce que le sacrifice au soleil soit respecté. La seule personne qui peut casser cette absurdité c’est la mère (peut-être aidée de ses propres parents).


    De nos jours, des sacrifices réguliers de nourriture ou de vies à un volcan, à un King Kong, à un Minotaure, à un Aton, seraient très mal vus car nous semblant d’une époque superstitieuse. Mais regardez les yatchs, le WHY par exemple ou encore les gratte-ciel. Ils ne nous semblent pas trop incongrus, injustifiés, provocateurs ou délirants. Ils le sont pourtant. C’est aux femmes de nous le dire, à nous les garçons, mais elles n’en disent rien. 


    Si la situation est réellement critique dans certains foyers, c’est aux femmes, aux mères de renverser les rolexeries et croyanceries. 
    Tant que les femmes auront le privilège de donner naissance à des enfants, les garçons chercheront à inventer des lampes d’Aladin ou des tapis volants pour essayer de se rendre plus intéressants. Ca marche, mais au prix de quels gaspillages et aveuglements.
    En fait, comme les garçons doivent se rendre plus fascinants que la vie sortie d’un utérus, leurs inventions piétinent forcément la vie basique.

    Bien que le taux de natalité des Français soit plus élevé que chez les voisins, il est absolument bas et les Françaises perdent alors ce qui fait leur profonde spécificité de sexe pour emboîter le pas des hommes, ce pas qui conduit au temple, au concessionnaire, au volcan ou aux champs élyséens. Trop de femmes, même bien épilées, même bien rembourrées, jouent désormais aux jeux des garçons. Au sommet de l’Etat, se trouve une femme qui n’a aucun intérêt pour ce qu’il y a dans l’assiette des petis Français, qui aime fasciner.

    En relevant l’étendard de Louise Michel, vous faites preuve de très grande féminité Salsabil. Mais votre combat est encore plus difficile qu’il y a un siècle.
    Et puis vous vous retrouvez avec le problème qui s’était posé aux Amérindiens »Résisterons-nous mieux aux Blancs en refusant de parler leur langue ou en la parlant ?« 



    Vous avez une pensée de fille, une démarche de fille mais vous parlez la langue des garçons.

     »«  »«  »«  »«  Non, ce n’est pas ainsi que l’humanité doit marcher, parce que ce n’est pas ainsi qu’elle évoluera. Car la richesse que nous avons entre nos mains, cette humanité et toutes ses capacités, mérite autrement mieux que cela !  »«  »«  »«  »

    A la veille d’un coup d’Etat profondément anti Ferrari, cette déclaration de foi n’est pas suffisamment claire. Il s’agit de renverser les garçonneries qui aspirent et gaspillent les ressources. Or votre déclamation, peut -être par souci de ne pas trop choquer, peut-être par souci d’être entendue et comprise, offre à n’importe quel garçon d’excellents biais pour présenter encore des machineries. 
    Vous citez le mot « évoluera » et c’est un mot qui excite les garçons sans servir la cause de l’utérus, de la procréation, de la mise au monde, de la naissance.
    Evoluer, croissance, développement, richesse, innovation, création, fabrication, solution, tous ces mots, s’ils ne se rapportent pas précisément à l’enfant, sont les mots qui sous tendent les idées des garçons.

    Vous citez aussi le mot « richesse entre nos mains » Voilà encore de quoi exciter les garçons car c’est avec leurs mains qu’ils font des trésors à défaut de pouvoir en faire avec leur ventre.
    Et encore capacité...mérite...mieux...voilà encore trois mots très fertiles du garçonisme. Trois mots qu’une mère n’a pas besoin d’utiliser quand elle crée la vie entre ses jambes. D’ailleurs, qui donne naissance à un être vivant n’a pas besoin de parler. 


    Même le mot Humanité, qu’il désigne le groupe des humains ou qu’il désigne la compassion-solidarité, est encore un mot porteur du garçonisme puisqu’il est bourré de transcendances, de notions de dépassement de soi, d’idéal, etc.

    Daniela Lumbroso écrit un livre et se retrouve à devoir le défendre devant Zemmour et Polac.
    Que lui disent ces garçons ?
    Que c’est du roman de gare, simplet.
    Les garçons reconnus pour leur beau ramage sont très méprisants envers le langage simple des femmes, simple car comportant infiniment moins de transcendances.
    Tant que vous serez séduites par nos poèmes et nos parfums, vous devrez supporter nos mongolfières, nos châteaux et nos Ferrari ; et vos enfants auront faim. Mais s’ils survivent, ils aimeront à leur tour les poèmes, les parfums et les colliers de perles.



    Demain je vous dirai peut-être tout le contraire  smiley






    La solitude, je n’ai pas dit que j’étais étonné que vous en parliez. J’ai plutôt dit que c’était un énorme sujet.



  • easy easy 15 octobre 2010 21:51

    Bonsoir Salsabi,


    «  »«  »«  »« Comment voudriez-vous ne pas y rencontrer la rancoeur ? »«  »«  »«  »« 

    En effet. Et la tradition française consiste à tailler sa plus belle plume d’autruche pour entamer un pamphlet déversoir à rancoeur.
    Quand quelqu’un commence un discours avé la bouche en coeur, fuis mon coeur. Fuis et ne te retourne pas.

    Au fond, ce qui me déçoit c’est le grand sens de l’irresponsabvilité des gens.

    A notre époque, il est irresponsable de demander à une poignée de représentants de gérer le pays à notre place et de leur donner le pouvoir de décider de nos salaifres et impôts d’une part, de leurs salaires et impôts d’autre part

    Que nous ayons voté Ségo, Bayrou, Sarko ou Laguiller, nous avons dans tous les cas soutenu ce principe ubuesque. (nos députés viennent de refuser, une fois de plus, de subir le même régime, de retraites que nous alors que Yves Cochet les y invitait)

    Et puisque chaque Président élu peut dire qu’il est le Président de tous les Français, c’est que nous avons accepté, à cause de ce principe de la représentation, que le mec unique qui sortira des urnes nous représentera.
    Nous n’avons pas tous voté exactement pour lui, mais nous avons tous voté en plein accord avec ce principe que des Martiens trouveraient fou. Un individu avec son caractère ne peut en aucun cas représenter le caractère de millions de personnes. Chacun de nous est responsable du fait qu’il est à cette place.





     »«  »«  »«  »«  »«  »La bile se vomit pour laisser la légèreté s’emparer de l’esprit. Rejeter cette infâme lourdeur n’est autre que le moyen d’accéder à une réflexion productive (dans son sens noble) et collective.«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »

    C’est vrai au niveau individuel. Par exemple on lance une insulte et on part soulagé.
    Mais ici, nous sommes à la limite entre le parlé à soi-même ou à 3 copains et le parlé à la foule.
    Et ici, on ne cesse de demander à nos élus d’être plus responsables.
    Il faudrait donc leur monter l’exemple.

    Quand une foule est formée autout d’un appel au défoulement, la somme des insultes conduit au lynchage. On laisse un cadavre derrière soi et on s’est collectivement comportés en irresponsable

    Ici, on trouve des réflexions anti NS de type quasiment in-petto.
    Et puis il y en a du genre de cette lettre ouverte où l’on cherche à se mettre la foule de son côté (tout en invitant au calme). On fabrique le scandale qui n’est pas dans les faits mais dans l’émotion collective. Théâtraliser c’est inciter à la catharsis. Zola a fait trop d’émules.

    Et puis, parce que nous constatons être nombreux à éprouver de la rancoeur, de la honte, de la colère, ou de l’injustice (à regarder tout ça dans le détail on verrait nos innombrables désaccords) il y en a qui n’hésitent plus à lancer des appels à la mise à feu. (on peut compter sur eux pour pousser les autres à se mouiller à leur place)

    Je n’ai aucune compassion pour NS aiujourd’hui mais s’il se prend une seule pierre, je commencerais à en avoir.

    Je pense qu’il faut rester calme, attendre 2012 et au jour V, ne pas voter. Ne plus jamais voter que pour décider directement, jamais pour élire un représentant.







    «  »«  »«  »«  »«  »«  »Et que c’est cette solitude qui permet de s’unir aux autres«  »«  »«  »

    Oh Salsabil, oh, quel sujet vous abordez là !

    On admet volontiers qu’à la différence de pas mal de bestioles, l’homme a conscience de la mort. Et bien sûr, il s’efforce d’en chasser la vision et l’apparence.
    En fait, il a la particularité d’être conscient de pas mal d’autres choses, dont la solitude. Et bien sûr, il s’efforce d’en chasser la vision et l’apparence.

     smiley



  • easy easy 15 octobre 2010 20:50

    Ah les comparaisons ou parallélismes !

    Tu prends deux filles mignones, Tu composes un portrait en ne prenant que le pire de chacune et tu obtiens un thon.



  • easy easy 15 octobre 2010 19:28

    L’inconvénient des pamphlets de ce genre, c’est que contrairement aux dazibaos, ils cherchent à dévaloriser ou décrédibiliser le personnage au pouvoir en évoquant, en contre exemple des saints. 

    Fondamentalement, nous avons voulu quelqu’un qui nous représente. Nous avons voulu que N S nous représente. Bien. Mais sommes-nous des Voltaire, des Montesquieu, des abbé Pierre, des Odon Vallet, des Camus. En quoi dans notre travail, sur la plage et au marché nous honorons des grandes figures ?
    Nous l’avbns élus sur la foi de son slogan « Travailler plus pour gagner plus » . Où est Montesquieu là-dedans ? Où se trouve Voltaire ? Où se trouve Rousseau (je ne parle pas de ce qu’ils ont fait mais de ce qu’ils ont recommandé de faire)


    Il y a quelque chose qui cloche dans les tombereaux de critiques livrées contre Nicolas Sarkozy. Il y a trop d’exagérations superfétatoires, trop d’appel à des saints (qui n’en sont pas en réalité parce que ça ne peut pas exister) alors que l’évocation de ses torts suffiraient amplement.

    Moi ce que je crains que révèle cette surenchère aux monstruosités du personnage, outre le comique, la mithridatisation et aussi la compassion pour lui que ça provoque, c’est qu’il nous ressemble trop, qu’il ne soit que notre reflet ou notre caricature légère.

    On a affaire à un type à peine pire que nous. Il parle comme notre concierge quand on salit son escalier et comme nous quand on marche sur notre pied. Alors pourquoi sortir la plume d’autruche pour parler de lui quand la plume de coq suffirait amplement ? 

    Molière, La Fontaine, auraient dit leurs 4 vérités au roi au travers de leurs textes. Je ne suis pas de cet avis. Leur plume étant bien trop esthétique, on n’en avait plus que pour la forme. Du reste, à ce que j’en sais, le roi n’a pas varié d’un iota. 

    Concernant le taoisme, ses fondateurs n’y font état ni de saints, ni de personnages exemplaires, ni de style emplumé à la Rostand ou Céline. Ce qu’on y travaille c’est plutôt la pensée, la considération, la philosophie, l’éthique. Et surtout, on nous invite à regarder certaines choses plus naturelles pour ne même pas penser aux Rolex. Le taoisme n’est pas une martingale pour casser du chef, c’est une invitation à vivre avec un regard détaché du pouvoir. Le taoisme ne rend ni affairiste ni exégète des affaires.


    Ce qui nous ramène à ce que je disais au début et que Tapie a semblé dire au journaliste qui l’interrogeait sur le fric qu’il venait de récupérer « En fait ça vous emmerde que j’aie pu récupérer ne serait-ce qu’une petite partie de ce qu’on m’a volé ». Au lieu de nous entraider mutuellement à regarder autre chose, seul moyen de changer vraiment la société, nous ne cessons de nous hystériser mutuellement sur les quolifichets que porte le chef


    Il n’est pas normal non plus qu’il y en ait tant contre lui mais que personne, jamais personne ne se confonde en remords d’avoir tout fait pour qu’il soit aux commandes. 

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