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eau-du-robinet

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https://stop-coronacircus.fr
Animateur du site web eau-du-robinet.fr je me bat pour le retour en régie publique des 75% des abonnées au service d'eau en France et qui recoivent leur eau par une des sociétés multinationales comme Veolia, Suez et la Saur. Cette EAU est souvent surfacturé. Jean Luc TOULY estime le montant de la surfacturation entre 25 et 45% sans parler de la quallité de l'eau ou des fuites qui sont estimé à 25% en moyenne au niveau national. A Paris, ville qui est retourne en régie public à partir de 1 Janvier 2010 le taux de fuites s'elève à seulement 3,5%, pour vous donner une idée d'un énorme gaspillage de cette resource, l'eau du robinet, qui est indispensable et vitale pour la vie.

Tableau de bord

  • Premier article le 11/02/2012
  • Modérateur depuis le 18/09/2012
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Derniers commentaires







  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 14:49

    L’OXYDE DE GRAPHÈNE NE SE DÉGRADE PAS AVEC LES ANTIOXYDANTS ... mais on peut la neutraliser avec .... regardez la vidéo jusqu’à la fin ....



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:54

    suite :

    Il faut reconstruire cette filière nucléaire. Nous n’avons pas aujourd’hui de réacteur compétitif à mettre en route (je ne reviendrai pas sur le sujet de l’EPR), nous devons donc concevoir un nouveau réacteur compétitif qui puisse rivaliser avec les Chinois et les Russes. Or, en supposant que l’on prenne la décision aujourd’hui, il faudrait quinze ans pour concevoir et construire un nouveau réacteur. J’avais initialement prévu ou proposé que l’on construise une coopération avec les deux nucléaristes puissants que sont aujourd’hui les Chinois et les Russes de manière à passer cette période de transition avec un système de partenariat industriel qui nous permettrait de concevoir et de construire un nouveau modèle français. J’ai été suivi de très loin… et ensuite contredit de très près. Rien n’a été fait. Et chaque année, chaque mois, chaque jour nous fait perdre du temps. L’intérêt de la France est de reconstruire son potentiel nucléaire à terme. Par ailleurs son intérêt serait de participer au développement du nucléaire mondial. Or aujourd’hui, malgré le déficit de notoriété du nucléaire – avec notamment l’accident de Fukushima et les conséquences qui s’en sont suivies – on constate un retour vers le nucléaire de beaucoup de pays, à commencer par la Suède qui, la semaine dernière, a fait savoir que le nucléaire était une industrie d’avenir. C’est le cas de nombreux pays, notamment les pays les plus peuplés à forte intensité de besoins énergétiques, la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Égypte et tous les pays pétroliers qui craignent de voir leur rente pétrolière s’évanouir. L’Arabie saoudite, il y a encore cinq ans, autoconsommait pour ses besoins en électricité 26 % de sa production de pétrole. Et quand on extrapolait les besoins de l’Arabie saoudite sur les trente ans qui suivaient, on prévoyait qu’elle en viendrait à importer du pétrole. Ce qui signifiait retourner au sable pour ce pays qui ne peut pas survivre sans son pétrole. D’où l’urgence des programmes énergétiques de ces pays, à commencer par les Émirats qui ont construit quatre réacteurs nucléaires, conscients de la nécessité qu’il y a à prendre le relais du pétrole par une autre énergie, pour leurs propres besoins et pour réserver leur outil pétrolier à la géopolitique dont parlait Olivier Appert.

    Oui, la réponse logique d’une France lucide devrait être celle-là. Mais – conséquence ou hasard ? – nous n’avons plus de ministère de l’Industrie ni de ministère de l’Énergie. Donc le problème n’existe pas.

    Jean-Pierre Chevènement

    Mais nous avions un ministère du Temps libre !

    Je m’inquiète – et vos propos ne m’ont pas rassuré – sur le fait qu’il faut au moins quinze ans pour élaborer un nouveau réacteur. Cela demande en effet des études très compliquées. Nous disposons d’un EPR qui n’est pas au point par rapport à un certain nombre d’exigences, qui peut-être le sera d’ici quelques années. En 2040 se produira l’effet-falaise que j’ai décrit tout à l’heure, c’est-à-dire la chute brutale de la production du nucléaire qui en l’espace de quelques années va passer de 50 % à 30 % puis à 20 % de notre production d’électricité. Cela me paraît gravissime. Aucun homme politique ne s’est exprimé sur ce sujet. Un projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui va être voté en procédure accélérée à la fin du mois de juin, programme la fermeture de quatorze tranches nucléaires. Où est le sens de l’avenir ? Peut-on espérer un réveil de l’esprit de service public, d’un réflexe patriotique élémentaire ? C’est d’autant plus urgent que ces décisions se prennent longtemps à l’avance.

    À l’arrière-plan de tout ce qui s’est dit, nous sommes confrontés à l’effet massif de l’idéologie irrationnelle des Verts. Je préfère parler d’« idéologie des Verts » que d’ « écologie » parce qu’il existe sûrement une bonne manière de traiter les problèmes écologiques. Je ne suis pas du tout hostile aux exigences de l’environnement, pas plus que M. Proglio qui a été longtemps à la tête de Véolia. Selon un effet idéologique consécutif à la Deuxième Guerre mondiale, à l’horizon de l’histoire humaine le progrès a été remplacé par la catastrophe. Cet effet a beaucoup à voir avec les camps d’extermination et avec les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki. La psyché collective fait que peu à peu cette psychologie s’est emparée de l’opinion à travers les médias et que, sous la pression médiatique, nous avançons vers le vide, un peu comme, dans le conte transcrit par les frères Grimm, les rats sont entraînés vers la Weser par le joueur de flûte de la ville de Hamelin. Nous sommes dans cette situation pour des raisons profondément idéologiques et accessoirement politiciennes. On a tiré du résultat des dernières élections européennes des conséquences indues. En effet, un certain nombre de gens ont voté pour les Verts parce qu’ils ne voulaient plus voter pour la gauche, pour des raisons que l’on peut comprendre. Mais ceci ne justifie pas cela.

    Le problème des verrous technologiques se pose quand même. Nous sommes confrontés au problème massif de l’intermittence des énergies renouvelables qui ne pourra être surmonté que s’il est possible de stocker l’électricité. Il y a sans doute beaucoup d’autres verrous technologiques à faire sauter. Je fais confiance à Pierre Papon, éminent expert de la question, pour nous les décrire .................



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:54

    suite :

    Aujourd’hui on parle beaucoup de CO2 mais sans aller au bout de cette logique. En effet le marché du CO2 fonctionne très mal et, compte tenu de notre exemplarité en matière de CO2, il faudrait surtout préserver ce qui existe.

    De même, en matière d’indépendance énergétique, Olivier Appert a parlé des incertitudes et des tensions géopolitiques sur l’énergie. Il a très bien résumé la situation : elle est aujourd’hui beaucoup plus explosive qu’elle ne l’a jamais été.

    Le seul pays qui ait une politique énergétique est la Chine. Parce qu’elle n’a pas de ressources, elle se retrouve, à son échelle, dans la situation qui était celle de la France vers 1950. Et, comme le fit alors la France, la Chine choisit de faire du nucléaire (neuf réacteurs chaque année), de l’hydraulique (le barrage des Trois-Gorges est la première centrale hydraulique du monde) … et un peu de renouvelables, autant que faire se peut. C’est certainement le plus grand chantier renouvelable du monde mais il est totalement marginal par rapport à la production chinoise qui est encore essentiellement charbonnière. La politique chinoise consiste à tendre la main à son voisin russe. L’énorme contrat gazier signé entre la Chine et la Russie n’est que la traduction de cette volonté politique chinoise. Accessoirement, la Chine vient grappiller les infrastructures existantes en Europe (au Portugal, en Grèce…), non pas pour s’intégrer dans le système mais pour en prendre le contrôle. En effet, prendre le contrôle des réseaux, c’est prendre le contrôle du système énergétique. C’est ce qui a été fait il y a trois ou quatre ans en Grèce sans que personne n’y voie rien à redire.

    Le débat énergétique est par ailleurs biaisé par de fausses affirmations quotidiennes. J’ai cité l’Allemagne, archétype surréaliste du mensonge ! En effet, avec son Energiewende et sa volonté affichée de développer les EnR, l’Allemagne a doublé ses émissions de CO2 tandis que la France est restée exemplaire à cet égard. Avec 85 GW de solaire et d’éolien, l’Allemagne produit 120 TWh d’énergie électrique intermittente là où le parc nucléaire français en produit 400. On voit les divergences et l’énorme différentiel entre la France et l’Allemagne en matière de politique énergétique. D’où les remises en cause. Depuis 2012, l’Allemagne a mis en route chaque année l’équivalent d’un Fessenheim en énergies renouvelables pour un résultat ruineux qui ne lui sert pas à grand-chose et peu d’efficacité. Aujourd’hui elle ne sait comment faire face aux besoins sans importer massivement une énergie française évidemment nucléaire.

    On oublie – ou on occulte – beaucoup de choses.

    On oublie d’abord que les énergies renouvelables sont intermittentes, sauf l’hydro-électricité, mais que les besoins sont essentiellement des besoins de base.

    On oublie assez facilement les spécificités géographiques. Il est absurde de construire du solaire en Scandinavie où il fait nuit six mois par an. Les pointes de consommation, dans les pays européens, ont lieu l’hiver et la nuit… le solaire est très utile mais c’est une réponse assez limitée. En France on a trouvé la réponse, on donne des subventions beaucoup plus importantes au kW, au GW ou au TW produit là où il n’y a pas de soleil pour compenser le manque de soleil. Selon cette logique sidérante, il vaut mieux faire du solaire à Maubeuge qu’à Nice, c’est plus rentable !

    On oublie aussi le coût et les problèmes du stockage. Les énergies renouvelables auront toute leur force dès lors qu’on saura stocker l’énergie. Mais on est très loin de la compétitivité du stockage. On a fait beaucoup de progrès mais, d’après les chercheurs du secteur électrique et notamment d’EDF, il faudra encore trente ans pour envisager la possibilité de stocker l’énergie de manière compétitive. Aujourd’hui, la batterie représente le tiers du coût d’une Tesla. Ce qui peut être accessible en coût pour un véhicule automobile ne l’est absolument pas pour la commodité qu’est le besoin électrique du citoyen pour sa consommation quotidienne.

    Quelles priorités ? Sécurité énergétique, coût pour le consommateur, qualité environnementale, compétitivité industrielle, climat ? Si on prend ces priorités, on répond nucléaire ou hydraulique, à l’évidence… Encore une fois, j’ai passé ma vie dans l’environnement et je n’ai rejoint EDF que tard dans ma vie professionnelle. Je n’étais pas a priori fanatique de telle ou telle énergie mais je reconnais la puissance et l’efficacité du nucléaire. Nous avions la meilleure filière industrielle nucléaire du monde qui faisait de la France l’exemple à suivre. C’est du passé.

    À la question des défis que nous devons remporter, j’ai presque envie de répondre que nous avions remporté tous les défis. Il eût suffi de continuer ce que nous faisions, de le faire un peu mieux : améliorer l’efficacité des réseaux, mettre la valeur ajoutée par les nouvelles technologies au service de l’optimisation énergétique, exporter notre savoir-faire et développer la science française dans le monde. Bref, aller à la conquête du monde entier qui a besoin d’énergie.

    On n’a pas parlé du continent africain et de ses 1,2 milliard d’habitants qui seront 2,5 milliards dans trente ans. Aujourd’hui 16 % des Africains ont accès à l’électricité (70 % ont un téléphone portable). Comment peuvent-ils vivre sur ce continent sans eau et sans électricité, y compris dans des villes multimillionnaires en habitants ? L’enjeu du monde, la bombe à retardement du monde, c’est l’Afrique ! On peut s’attendre à un déferlement migratoire. En effet, ce continent ne peut pas satisfaire les besoins de ses 1,2 milliard d’habitants actuels. Comment pourrait-il en accueillir 1,3 milliard de plus sans faire des investissements massifs en matière d’accès à ces sujets vitaux que sont notamment l’énergie et l’eau ? Cela nécessiterait des investissements en milliers de milliards de dollars, ne serait-ce que sur les infrastructures essentielles que sont les réseaux. Je ne parle même pas de la production. S’il y avait un défi énergétique je dirais que celui-là est prioritaire sur tout ce dont on parle en permanence mais qui n’est pas important. Ce qui m’inquiète, c’est qu’on l’oublie.

    Nous Français avons conçu, construit, à l’échelle d’un pays de taille moyenne mais très évolué, un outil remarquable qui a certes quelques défauts mineurs (un peu d’inertie, des problèmes de surcoûts en matière de frais de structures…). Pourquoi ne tirons-nous pas de cette compétence une certaine fierté ? Pourquoi ne ressentons-nous pas la nécessité de défendre ces acquis ? Si on raisonnait à l’échelle européenne et si possible mondiale de la même manière qu’a raisonné la France de 1950, le défi qui est devant nous serait en voie d’être remporté. Mais je crains que, pour des raisons souvent incompréhensibles, nous nous soyons éparpillés et que nous prenions beaucoup de retard par rapport à ces enjeux.

    Je constate qu’au cours des dix dernières années on a régressé de manière considérable en matière de politique énergétique sur le continent européen.

    Jean-Pierre Chevènement
    Merci, Monsieur le président.

    Si on se place du point de vue du gouvernement, faudrait-il relancer un nouveau programme électronucléaire après que Flamanville aura fait ses preuves (ce qui n’est pas encore tout à fait le cas) ? Un nouveau programme nucléaire ne sera-t-il pas rendu nécessaire par le fait que nos centrales, mises en service de 1977 à 1999, arriveront à péremption dans les années 2040 si on les prolonge à soixante ans ? Il y a donc un effet falaise. L’atout nucléaire qui existe depuis les années 1970-1980 va brusquement disparaître. Comme vous l’avez dit il faut savoir raisonner à long terme. 2040, c’est dans à peine vingt ans.

    Faut-il prendre cette décision de principe de relancer un programme électronucléaire en France ? Si c’est le cas, quand faudrait-il la prendre pour qu’elle soit opératoire ?

    Henri Proglio

    Oui, il faut le faire. En termes économiques, industriels, l’optimum serait de prolonger la durée de vie des centrales. C’est par ailleurs nécessaire, pour la raison qu’on a beaucoup perdu en compétence nucléaire au cours des quinze dernières années. Les conséquences de cette évaporation de compétence et des pertes gigantesques de ce qu’a été Areva sont dramatiques pour l’industrie française. Je me suis fait couvrir d’injures pour avoir dit il y a quinze ans qu’Areva allait dans le mur. Les résultats sont là… Il se trouve que le mur n’a pas bougé et qu’on s’est fracassé. De la troisième filière industrielle du pays après l’aéronautique et l’automobile il ne reste que les traces.

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