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eau-du-robinet

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https://stop-coronacircus.fr
Animateur du site web eau-du-robinet.fr je me bat pour le retour en régie publique des 75% des abonnées au service d'eau en France et qui recoivent leur eau par une des sociétés multinationales comme Veolia, Suez et la Saur. Cette EAU est souvent surfacturé. Jean Luc TOULY estime le montant de la surfacturation entre 25 et 45% sans parler de la quallité de l'eau ou des fuites qui sont estimé à 25% en moyenne au niveau national. A Paris, ville qui est retourne en régie public à partir de 1 Janvier 2010 le taux de fuites s'elève à seulement 3,5%, pour vous donner une idée d'un énorme gaspillage de cette resource, l'eau du robinet, qui est indispensable et vitale pour la vie.

Tableau de bord

  • Premier article le 11/02/2012
  • Modérateur depuis le 18/09/2012
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Derniers commentaires



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:53

    suite :

    En vendant les réseaux, on coupe la production du consommateur et on désoptimise une nouvelle fois le système. Avec la vente aux concurrents des barrages, des réseaux, on est en train de détruire ce qu’on a construit pendant soixante-dix ans.

    Je n’ai jamais rencontré de politique européenne. Je l’ai vainement cherchée dans les tiroirs, à Bruxelles et un peu partout en Europe.

    Les Espagnols ont une politique, les Italiens ont la leur.

    Les Polonais, qui ont du charbon, qui veulent du gaz – et surtout éviter les Russes honnis – sont tombés dans les bras des Américains, lesquels rêvaient d’établir leur domination sur un pays européen. La Pologne est devenue américaine. Des terminaux GNL de gaz de schiste américain sont construits en Pologne. Vive l’environnement ! (J’ai passé ma vie dans l’environnement avant de venir à EDF [1]).

    On a déjà parlé des Allemands.

    Les Belges font ce qu’ils peuvent. Leurs sociétés, Électrabel [2] et Tractebel [3], ont été rachetées par Engie, qui n’existe pas. Les Belges sont donc au milieu de nulle part. Leurs deux centrales nucléaires étant fréquemment arrêtées ils se demandent à qui ils vont acheter une électricité qu’ils ne sont plus capables de produire.

    La France faisait donc figure de havre de paix et surtout de réservoir électrique européen. Tous les pays européens comptaient, en cas de « trou noir », avoir accès à l’électricité française à un coût compétitif. Cela a été – et sera – le cas de l’Allemagne.

    Que sera l’électricité française demain ? Je ne le sais pas.

    De quoi parle-t-on quand on parle de politique énergétique ?

    Je rappellerai quelques principes :

    L’énergie est un secteur très différent des autres secteurs industriels parce qu’il est d’une nécessité vitale qui touche à la sécurité nationale. Plus capitalistique que n’importe quel autre secteur industriel, il nécessite un horizon à très long terme. Une centrale nucléaire dure soixante ans, un réseau ou un barrage cent ans. Les investissements, très massifs et à très long terme, doivent être réalisés en amont de la production et a fortiori de la distribution. Toute politique énergétique doit donc avoir une vision longue, avec une politique claire et sur le long terme. Or aujourd’hui, en raison de la financiarisation du monde et de la mondialisation, le long terme c’est trois à cinq ans ! Pour une société cotée, la dictature c’est le trimestre, le moyen terme trois ans, le long terme cinq ans. Il se trouve que cela correspond aux mandats politiques. Quel politique réfléchit à horizon de cent, cinquante ou même trente ans ? Lorsqu’on nous annonce des mesures à trente ans, nous comprenons qu’il s’agit de reporter les échéances pour ne pas les réaliser. C’est regrettable parce que dans l’énergie la vision longue devrait être le cas de figure normal.

    Ce fut le cas en France pendant des décennies. Aujourd’hui, au plan national et plus encore au plan européen, le long terme est battu en brèche par la dictature de l’orthodoxie budgétaire à court terme et des contingences court-termistes.

    L’énergie est aussi l’objet d’assauts de démagogie et d’injonctions contradictoires en termes de priorités.

    La priorité d’aujourd’hui porte sur les gaz à effet de serre et le climat. Or la France est exemplaire en matière d’émission de CO2 grâce à l’électricité d’origine nucléaire et hydraulique. C’est ce qui fait que la France se démarque des autres pays européens. On s’empresse donc de revenir aussi là-dessus ! Au plan européen il n’existe pas de volonté de promotion d’un modèle politique et les stratégies diffèrent d’un pays à l’autre. Aucune vision européenne.

    À propos d’injonctions contradictoires, il nous faut constater qu’au plan national, faute de vision politique, de décisions politiques claires, nous ne sommes pas dans un débat rationnel. Quelles sont les priorités ? Le climat ? La sécurité d’approvisionnement ? La compétitivité industrielle ? Le coût pour le consommateur ?



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:50

    Les propos ci-dessous datent de 2018 ; ils ont été tenus par Henri Proglio dans un colloque, organisé par J-P Chevènement dans RES PUBLICA au sujet de la politique énergétique de la France, sujet d’actualité aujourd’hui.e

    Je crois qu’ils n’ont rien perdu de leur pertinence

    .
    .

    "Je crois, Monsieur le ministre, qu’il y a un croisement de politiques qui non seulement ne sont pas cohérentes mais se contredisent. On ne peut pas dire qu’on en sorte pleinement convaincu.

    Je n’ai pas pour habitude de tenir des discours très diplomatiques. Vous me pardonnerez d’être parfois un peu brutal.

    Des politiques nationales de l’énergie, il en a existé, notamment en France.

    Il y a soixante-dix ans le constat avait été fait que la France, ne bénéficiant pas de ressources énergétiques, était totalement dépendante de ses importations et qu’il était nécessaire de construire son indépendance énergétique, d’assurer la qualité des services et l’accès permanent de tous à l’énergie à un prix compétitif. C’est ce qui a guidé la France dans ses choix énergétiques de l’époque.

    Ces choix ont été initialement marqués par l’hydraulique qui représente encore 12,5 % de la production d’électricité en France. Ce fut ensuite la grande aventure nucléaire qui a donné à ce pays un outil (le parc nucléaire français : cinquante-huit réacteurs, plusieurs en « construction éternelle ») et, à travers un opérateur initié et construit pour cela (EDF), l’électricité la plus compétitive d’Europe qui arrive au même prix dans tous les foyers, quelle que soit leur situation géographique, y compris dans les DOM-TOM. La France avait conquis son indépendance énergétique, un atout dont ne disposait aucun autre pays industriel, a fortiori européen.

    Il y avait alors une politique, il y avait même un ministre de l’Énergie. Aujourd’hui, il n’y a plus de politique énergétique mais une politique de la « transition ». On mute, on transite, on essaye de détruire ce qui existe pour aller vers… quelque chose dont ni l’objectif ni même les grandes caractéristiques n’ont été définis. On a donc confié la « transition » à des ministres qui ne sont pas chargés de l’énergie.

    Dans le même temps, un pays voisin qui, bien que n’ayant pas eu cette consistance, avait réussi sa politique industrielle, donc sa compétitivité mondiale à travers son industrie, a identifié un grand risque : son énergie électrique coûtait à peu près deux fois plus cher que l’énergie française. Or, dans la compétitivité des territoires, l’énergie allait jouer un rôle déterminant. Par conséquent, à défaut de résoudre son problème, il lui fallait a minima détruire la compétitivité du voisin. J’avais rencontré Mme Merkel en 2011 au moment de la décision sur l’Energiewende et de l’arrêt du nucléaire. Elle avait eu ces paroles dont je me souviendrai toute ma vie : « Allemande de l’Est, je suis totalement convaincue par le nucléaire. Mais j’ai besoin des Verts pour gagner les élections régionales et demain les élections nationales. Je sacrifie les industriels de l’énergie allemande à l’intérêt supérieur du Reich qui est d’avoir la CDU à la tête du pays ». On pouvait comprendre et j’ai parfaitement intégré la variable de la politique allemande.

    Malheureusement, il n’y avait pas de politique française en face ! Pourtant, de temps en temps, on ajoute une disposition qui permet de continuer à détruire ce qui existe… « Oblige-t-on EDF à vendre son énergie à ses concurrents ? », demandiez-vous, Monsieur le ministre. Oui, bien sûr. Chaque jour on promeut un fournisseur d’énergie (Engie ou autre) qui vend de l’énergie 10 % moins cher présentée comme « verte » ! En réalité, ces fournisseurs vendent avec bénéfice l’énergie qu’ils achètent à EDF, en prétendant qu’elle est « verte » ! Il s’agit donc d’une subvention à la concurrence. En effet, le seul principe qui guide l’Europe : la concurrence fait le bonheur des peuples, balaie l’argument selon lequel nous avons un système qui est peut-être monopolistique mais qui est efficace !

    Les barrages eux-mêmes doivent être mis en concurrence. Or les barrages ne servent pas à produire mais à stocker. Ils sont un élément d’optimisation du système électrique, une grande pile à combustible. L’énergie stockée est utilisée quand on en a besoin, quand les centrales nucléaires sont à l’arrêt, lors des pointes de consommation etc. Pourtant, l’Europe imposant la concurrence, nous sommes sommés de mettre les barrages en appel d’offres. J’ai résisté pendant cinq ans… Désormais soumis à concurrence les barrages vont nous être achetés pour la valeur de production et non pour la valeur d’utilité qui serait incommensurablement plus importante. On va donc désoptimiser le système électrique, augmenter le coût de revient… au détriment du consommateur qui, in fine, va payer.

    Mais ce n’est pas tout. Parce que le monde regorge de liquidités, une surenchère folle sur les infrastructures aboutit à des taux d’intérêt négatifs. D’énormes liquidités ne savent pas où s’investir parce que les placements bancaires traditionnels ne sont pas rémunérés. Or ces liquidités appartiennent à des actionnaires qu’il faut rémunérer. Quoi de mieux que de les investir dans des infrastructures vitales qui s’amortissent sur des durées très longues et permettent des investissements massifs ? Les réseaux durent très longtemps, ils sont utilisables, comme les barrages, pendant cent ans. À condition de bien l’entretenir, un réseau peut s’amortir sur une durée très longue. Formidable opportunité de placement des fonds mondiaux d’infrastructures qui appartiennent à la finance mondiale, à des liquidités, à des trésoreries qui fluctuent etc. On va vendre des réseaux !



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:47

    Black out forcé

    .

    Le scénario est intéressant sauf que les réserves de gaz sont pleines à plus de 90% pour cet hiver et que le gaz toute consommation confondue représente 15% de la consommation électrique, que les 10% on peut se les procurer ailleurs, d’ailleurs 50% est fourni ailleurs que par la Russie, cela justifie-t-il de multiplier les prix de l’électricité par 2, 3 ou 4, bien sur que non, je rappelle que le gaz c’est seulement 15% des 540Twh de production électrique en France. Il manquerait donc 10% des 15%.

    Je rappelle aussi que les centrales qui étaient en arrêt maintenance cet été seront normalement opérationnelles pour cet Hiver, seulement 2 centrales celle de Chaux et Civaux ne redémarreront pas, des opérations de maintenance étant en cours sur des fissurations de corrosion sous contrainte dans un circuit de sauvegarde et ce sont les dernières tranches construites, pas des vieilles centrales comme le dit les écolos qui ne connaissent rien et braillent à tout va.

    Je rappelle aussi que Fessenheim qui a fermé par décision gouvernementale avait obtenu de la part de l’autorité de sureté ASN l’autorisation d’exploitation pour 10 ans de plus.

    Je rappelle aussi que l’exploitation des tranches dans un état exceptionnel fait que presque tous les circuits ont été remplacés ou sont neufs, on est à des années lumières des tranches obsolètes et dangereuses dénoncées soit par les écolos bobos incultes ou certaines associations comme green pisse.



  • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 décembre 2022 09:47

    ".... j’en ai déduit qu’il faudrait éviter que ce déplorable incident se reproduise de façon trop fréquente dans la population.

    "
    .

    Écoutez l’explication du PdG d’EDF c’est génial et regardez la tête de la ministre.

    C’est le gouvernement Macron qui avait imposé à EDF de fermer 12 autres centrales nucléaires en plus des 2 premières. C’est une décision politique tout comme la gestion de la crise sanitaire ou les décisions prises ont été purement politique et en aucun rapport avec la science ! Ils ont travestit la science ...

    .

    Nucléaire : l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique critique « l’inculture scientifique » des décideurs
    Après la vente d’Alstom, après l’interdiction du rachat par EDF des concessions hydrauliques qui arrivaient à terme, qui a conduit EDF à vendre les barrages au privé, après la fermeture de Fessenheim , après l’installation de centrales éoliennes et photovoltaïques qui ne règlent en rien un problème hypothétique de réchauffement climatique dû au co2, on ne sait plus ce qu’ils vont inventer pour tiers-mondiser la France. Ca c’est du concret pour ceux qui ont voté pour celui qui transforme tout en merde.

    .

    L’article ci-après d’Energeek relate la réaction du Président Macron suite à l’intervention de JB. Levy devant le MEDEF.

    https://lenergeek.com/2022/09/06/nucleaire-emmanuel-macron-tance-patron-edf-sur-depart/

    Le message est repris également par Paris Match qui, par contre se garde bien de prendre position comme le premier article

    https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Nucleaire-Macron-critique-les-propos-inacceptables-du-patron-d-EDF-1823688

    et par le Figaro qui va plus loin dans l’analyse et indique que le Président Macron s’est même targué d’avoir réussi à convaincre son ministre de l’environnement, Nicolas Hulot de reporter de 10 ans l’échéance de la réduction à 50 % de la part du nucléaire.

    https://amp.lefigaro.fr/flash-eco/nucleaire-macron-critique-les-propos-inacceptables-du-patron-d-edf-20220905

    Personnellement, je comprend que le Président d’EDF ait décidé d’être de toute façon prudent en matière d’investissements à long terme, notamment concernant la prolongation de la durée de vie des centrales, car il était difficile d’être confiant sur l’avenir du nucléaire avec de telles revirements politiques. Une nouvelle remise en question du nucléaire, pour des raisons politiques techniquement irrationnelles, ne peut pas être exclue, d’autant que la révision de la loi qui remet en cause la réduction du parc nucléaire et lance la construction de 14 EPR tarde à venir alors qu’est programmée pour cette automne une loi visant à faciliter et accélérer la poursuite du développement du renouvelable intermittent.

    .

    Vous trouverez ci-après, l’analyse de Philippe Charlez sur la récente conférence d’Emmanuel Macron sur la crise de l’énergie.


    Il y a dans le texte quelques erreurs typographiques et fautes d’orthographe mais ce décryptage est tout à fait pertinent, en particulier sur les efforts que l’on nous demande de faire.

    L’auteur dit fort justement que, "dans une société où l’on n’a plus confiance dans le politique, ce refus systématique de reconnaître ses erreurs ajoute à la défiance. On aimerait tellement un mea culpa sincère en lieu et place de cette hypocrisie détestable". Moi je préfèrerais une sanction eu égard à la gravité des conséquences des tergiversations gouvernementales et au fait qu’il est inadmissible de mentir et de chercher à tromper les français.

    .




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