la question c’est de savoir sur quoi repose la croissance. vous faites 3,5% du PIB de trou, sous forme de dette publique ou privée. d’une part c’est d’autant à financer. d’autre part si vous conservez votre déficit commercial (qui existe déjà avant même toute relance), la dette continue à croître et vous vous retrouvez à 18 mois avec un problème identique : pas de croissance et une dette accrue. la croissance ne peut pas reposer à moyen terme sur des déficits commerciaux. ça invalide les chances d’une politique de relance.
oui, je schématise. disons qu’une relance bénéficiera à au moins 50% à l’allemagne, la chine, aux usa et aux pays de l’est de l’europe. c’est d’ailleurs, à mon avis, le point aveugle du keynésianisme revu par krugman, car la situation est proche aux usa.
morpheus : je ne suis pas anticapitaliste, je ne prétends donc pas mettre à bas le système. Je ne crois cependant pas que l’on puisse relancer dans un contexte de déficits commerciaux massifs. la relance, sauf à la cibler très précisément, ne sert qu’à relancer l’économie chinoise - pour faire vite. avant de relancer, il faut créer des conditions d’échange commercial loyal, c’est à dire au minimum basé sur des parités justes.