Bien sûr que vouloir faire l’amour sans forcément faire des enfants est compréhensible, mais il faut se rendre à l’évidence : la nature nous a faits féconds ; elle ne fait pas de différence entre l’acte sexuel et l’acte de procréation. En d’autres termes, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ; faire l’amour sans faire des bébés. Le choix peut d’ailleurs se faire pour les deux raisons : soit on fait l’amour par plaisir sexuel, auquel cas on en assume la conséquence qui est l’enfant ; soit on fait l’amour pour faire un enfant, auquel cas on éprouve un certain plaisir sexuel. Mais l’un ne va pas sans l’autre, certains peuvent trouver cela dommage ; je ne fais que le constater.
Les être humains étant assez intelligents, ils ont découvert ce lien : ce que vous dites est donc faux, chère madame : l’un n’est pas « totalement séparé de l’autre », bien au contraire : chacun sait qu’en faisant l’amour il donne la vie.
Donc, si l’on accepte de faire l’amour, on accepte par conséquent de donner la vie, puisqu’on sait que l’un va rarement sans l’autre. C’est d’ailleurs toute la valeur de l’acte sexuel, puisqu’on ne le fait qu’avec la personne que l’on aime assez pour prendre avec elle l’engagement de créer une vie nouvelle.
Donc oui, la femme qui reçoit le don de maternité a le droit de décider de l’utiliser ou pas, mais elle n’a pas besoin de l’avortement pour cela, juste de ne pas faire l’amour, puisqu’elle sait qu’en faisant l’amour, elle romprait avec ce choix. Vraiment, je ne vois rien de plus logique.
Puisque
vous me répondez point par point, permettez-moi faire de même.
« Pardon
mais, la « démographie » ne se résume pas simplement à
l’Europe. Au Japon, en Inde, aux Phillipines, au
Bangladesh leur situation est critique. Le fait est que l’être
humain vit de plus en plus longtemps et même avec une natalité
« faible » (sic), on commence à se marcher sur les
pieds. Tant qu’il n’y
a pas de solution extérieure (comme la colonisation spatiale), l’ivg
reste une solution, et encore, cela reste une goutte d’eau dans
l’océan. »
En tant que
citoyens français, seul le cas français nous intéresse, car c’est
le seul sur lequel nous pouvons intervenir par le biais de nos élus.
En l’occurrence, nous sommes dans l’excès inverse des pays que
vous citez : notre territoire fait le double de celui de
l’Allemagne, or les Allemands sont 20 millions de plus que
nous et n’ont pas l’air d’en être à se marcher sur les pieds.
La
situation « critique » de ces pays n’est pas due à leur
démographie, mais à leur pauvreté. Comme je l’ai dit, la
démographie, c’est la richesse par la multiplication du travail
productif ; or ces pays souffrent du système capitaliste qui les
exploite au profit de grandes compagnies (Inde, Bangladesh). Le
Japon, quant à lui, est un cas particulier. Mais les humains ne sont
jamais « trop », c’est stupide de dire cela : les
Japonais s’accommodent bien de leur grand nombre. Il n’y a pas un
nombre limite d’humains que la terre pourrait accueillir : si
l’on est plus, on n’a qu’à produire plus. Les ressources
vitales pour l’homme, l’eau et les terres arables, sont infinies.
« Quelle
vision de la vie hein. »
Je ne parle
pas de « la vie », seulement du sexe. Mon raisonnement est
logique : si les femmes qui font l’amour tombent enceinte,
celles qui ne font pas l’amour ne tombent pas enceinte. C’est aussi simple que cela.
« Même en Afrique, pourtant très
religieuse et très attachée à l’avis du pape, la natalité
explose bien malgré la phrase « maladroite » du pape sur
l’abstinence. »
Que vient
faire le Pape là-dedans ? Le taux de natalité élevé du
continent africain n’a rien à voir avec la religion, il a des
causes sociales : absence de moyens contraceptifs tels que la
pilule, société traditionnelle où les rôles de femme et de mère
ne sont pas dissociés, forte mortalité infantile…
« Vous avez encore de proposition
irréaliste de ce genre ? »
L’abstinence
est une proposition tout-à-fait réaliste pour ne pas avoir
d’enfants. Elle a marché pour toutes les femmes qui ne
souhaitaient pas être mères depuis la nuit des temps, sauf un cas
exceptionnel recensé il y a quelques millénaires en Palestine.
« C’est vrai, quand on te viole
c’est ton choix. »
J’ai écrit : « les femmes
ayant fait le choix d’un rapport sexuel ». Les femmes
violées ne font donc pas partie de mon propos. Vous devriez lire
plus attentivement les posts auxquels vous répondez, cela vous
éviterait le ridicule d’une réponse stupide.
« Et puis même, oui, elles ont
le droit de maîtriser leur corps, oui, avec ou sans rapport
sexuel. »
Elles maîtrisent déjà leur corps,
puisqu’elles ont la faculté de faire le choix d’avoir un rapport
sexuel ou pas. Si elles le font, elles savent que cela aura pour conséquence
de créer la vie. Donc accepter d’avoir un rapport sexuel, c’est
déjà accepter de tomber enceinte. Dès lors, avorter, c’est
revenir sur ce choix : j’en conclus qu’elles auraient
préféré ne pas avoir ce rapport sexuel plutôt que d’être
obligée d’avorter, donc que mon raisonnement est valide :
l’abstinence aurait été le meilleur choix pour ces femmes qui ne
voulaient pas tomber enceinte. Comme elles ne l’ont pas fait, je ne vois pas pourquoi on devrait leur permettre d’interrompre un processus qu’elles ont engrangé sciemment, le processus de la vie.
« Donc pour vous tuer un
moustique (une « vie »), c’est un « homicide » ? »
J’avoue être décontenancé par un
tel niveau de stupidité. Cet article et mes posts ne parlent depuis
le début que des vies humaines. Même le mot « homicide »,
composé de homo (homme) aurait dû vous empêcher d’écrire
cet argument idiot. Donc non, pour moi comme pour personne, tuer un moustique n’est pas un homicide : c’est un insecticide.
« Vachement réducteur dîtes
donc. »
Développez. En quoi ce raisonnement,
réducteur je vous l’accorde, est-il incorrect ?
En effet, l’avortement s’est toujours plus ou
moins pratiqué et il est indéniable que les conditions actuelles de
légalité permettent qu’il se déroule dans de bien meilleures
conditions. Mais plutôt que d’améliorer les conditions de
déroulement d’un malheur, il conviendrait, je pense, de faire en
sorte qu’il n’ait plus lieu. On ne guérit pas une maladie en
traitant la douleur, mais en tuant la bactérie qui en est
responsable : pour le problème de l’avortement, il faudrait
non pas traiter sa manifestation physique (le fait d’avorter), mais
ses causes (pauvreté, manque d’éducation sur le sujet, solitude,
plans de carrière, honte, stérilité psychologique, etc.). Régler
l’avortement par de meilleures conditions d’avortement, ça n’est
pas régler le problème, mais le transformer.
Concernant la démographie, non, nous ne sommes
pas « déjà assez nombreux ». Notre pays, comme tous les pays
d’Europe, connaît une période de crise démographique, qui n’est
camouflée que par les masses impressionnantes d’immigrés qui
viennent booster les chiffres de notre fécondité.
Enfin, à propos de votre remarque sur la guerre,
je la trouve infondée et assez stupide. Je suis justement contre
l’avortement et contre la guerre, bref, pour la vie !
@ menou69
Permettez-moi de vous faire remarquer que les
femmes ne tombent pas enceinte par l’opération du Saint-Esprit,
qui les assujettirait par là même à une existence de mères. Pour
tomber enceinte il faut nécessairement avoir un rapport sexuel. Par
conséquent, pour ne pas tomber enceinte, il suffit de ne pas avoir
de rapport sexuel. C’est ma grand-mère qui m’a fait remarquer ce
point, observant d’un regard réprobateur les mœurs de notre
époque qui envisagent la femme comme une sorte de chatte en chaleur,
attirée de façon irrésistible par le pénis des hommes.
Non, la femme n’est pas qu’un vagin :
mais si elle fait le choix de permettre l’usage par un homme de
cette partie de son corps, elle accepte du même coup d’être
éventuellement fécondée par celui dont elle accepte l’intrusion.
J’ose croire en effet que la plupart des femmes ont été mise au
courant de cet état naturel des choses.
Par conséquent, je considère que les femmes
ayant fait le choix d’un rapport sexuel, ont fait par là même
fait le choix d’éventuellement tomber enceinte et que ce choix est
irrévocable car il est la première étape du développement d’une
nouvelle vie et que l’interrompre serait donc un homicide.
@ Zord
La démographie est toujours une richesse, car un
citoyen est un contribuable. Donc plus de citoyens veut dire plus de
contribuables, donc plus de richesses. C’est aussi simple que cela.
Ce n’est pas un hasard si les principales puissances économiques
sont aussi les principales puissances démographiques.
Les NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication), et plus spécifiquement les tablettes tactiles, posent une énième fois la question du progrès technologique des médias et de son influence dans la vie quotidienne.
Il y eut d’abord l’accès généralisé aux actualités écrites avec le journal quotidien, révolution permise par le développement du chemin de fer ; puis la photographie, dont on pensait déjà qu’elle substiturait le virtuel au réel ; puis le cinéma ; la télévision ; les jeux-vidéos ; et enfin, Internet.
Les NTIC n’échapperont pas à la règle : nous allons d’abord nous en méfier, puis nous y habituer, et enfin l’adopter comme un élément du quotidien.
Reste à savoir si, comme pour Internet, nous serons capables d’en exploiter le meilleur et d’en faire un média de libre expression et de transmission du savoir utile ; ou, comme pour la télévision, si ce média sera corrompu par les puissances de l’argent qui feront primer la rentabilité sur la qualité, et donc la stupidité sur l’intelligence.
L’avortement ne fait pas partie des « droits fondamentaux des femmes ».
D’ailleurs, il n’y a pas de « droits fondamentaux des femmes » : tous les humains ont les mêmes droits fondamentaux, sans distinction de race, de croyance, d’origine ou de sexe. Mettre des distinctions de race, c’est du racisme ; mettre des distinctions de sexe, c’est du sexisme.
Ensuite, comment le « droit des femmes à disposer de leur corps » pourrait-il être supérieur à celui d’un embryon à se développer pour donner naissance à un être humain ? Sans même entrer dans des considérations morales, n’importe quelle nation rationnelle devrait faire tout son possible pour empêcher l’avortement, puisque la démographie c’est la richesse, et que la richesse c’est la prospérité.