en fait par le bouton contact, vous pouvez envoyer un mail à avox sollicitant un échange de nos adresses mails entre vous et moi. Ils m’enverront un mail me signifiant votre demande, et je répondrais que je suis d’accord. nous aurrons ainsi nos adresses.
Mais cela uniquement si cela vous intéresse de solliciter un avis (de ma part ou de quiconque) avant envoi à Avox de votre article. Cela dépend de la façon dont vous travaillez habituellement, et de l’envie que vous pourriez avoir d’échanger avant publication
Pour aller encore plus loin : les discussions sur l’arrêt de superphénix ont duré un moment. Pourquoi : * tant qu’à l’avoir construit et réparé, autant le faire produire du courant. L’arrêt nécessitait quand même de fournir gratuitement de l’électricité à l’allemagne et l’italie, pour compenser la perte d’investissement. Ce qui a été fait. * il avait été demandé d’étudier une reconversion du coeur pour le rendre « brûleur » de déchets en grandes quantités : tant qu’à avoir un réacteur, autant s’en servir pour recycler les déchets. Les études avaient été faites et terminées. Ca n’a pas été accepté.
Cette décision a été ridicule, vraiment, anti-économique, anti-écologique. Une décision né de la rencontre d’une vision politicienne de l’énergie et idéologique de la part de la minorité antinucléaire.
Que nous fassions ou pas du nucléaire dans l’avenir, ce sera à nous en tant que citoyens de le choisir, mais nous devons respecter l’histoire. Il est atterrant de voir le discours antinucléaire d’aujourd’hui profiter de l’ignorance, vingt ans plus tard, des citoyens.
Vous répétez que Superphénix n’a été arrêté que
pour des questions administratives. Pour vous certainement, les fuites
de sodium, c’était certainement dû à des saboteurs écologistes qui
franchisaient les murs d’enceinte la nuit......
Ah non, superphénix n’a pas été arrêté que pour des raisons admninistratives. Il y a eu effectivement eu des pannes : * la fuite la plus importante (et qui a justifié l’essentiel du temps de réparation de la centrale) s’est passée dans la cuve du barrillet, c’est-à-dire sur la zone tampon de transfert du combustible (avant le cuve). Il ne faut pas imaginer une fuite sous forme de geyser, c’était un faible goutte à goutte. Il s’est produit sur une cuve d’un matériau nouveau, qui n’était pas celui de la cuve principale du réacteur, ni de tous les autres réacteurs à sodium (phénix et rapsodie, en france). ce matériau avait été plus ou moins imposé par les allemands, mais remonter la véritable responsabilité est à mon avis difficile ! Quoi qu’il en soit, une telle fuite ne s’est jamais produite sur la cuve principale et les autres réacteurs, et pendant des décennies cumulées d’utilisation. * la chute de toit était due à une trop grande accumulation de neige (précipitations hors-normes) sur un bâtiment non-nucléaire. Sur les bâtiments nucléaire, il n’y a pas eu de problème : les coefficients de sécurité étaient beaucoup, beaucoup plus élevés.
Il n’y a pas eu le moindre accident d’ordre nucléaire sur superphénix !
Ce qu’il faut retenir c’est que superphénix a passé 53 mois de fonctionnement, 25 mois en réparations et 54 mois en attente des autorisations ; il était prévu pour 30 ou 40 ans, il n’a été en place qu’une dizaine d’années. Il a passé plus de temps « le moteur éteint », ou en démentèlement, qu’en fonctionnement. C’est très regrettable, d’autant plus que la période initiale, justement, est celle où la majeure partie des problèmes, pour un prototype, se montrent. On peut supposer, et je ne pense pas que ce soit absurde, que les 20 ou 30 ans de fonctionnement suivants se seraient déroulés correctement.
Pourquoi aucun pays
n’exploite un Superphénix bis, alors que Super Phénix résoud tous les
problèmes sur l’approvisionnement d’uranium
Vous faites erreur. Le japon devrait voir MONJU démarrer prochainement. Il a été arrêté pour une fuite, également, mais attend depuis 10 ans son redémarrage (raisons administratives, aussi). Il devrait pouvoir être redémarré cette année. Ils étudient depuis 10 ans un réacteur de taille industrielle : le JSFR et sont sacrément en avance, du point de vue sûreté et économique. La chine devrait démarrer sous peu son CEFR (un petit réacteur de la taille de Rapsodie). L’inde a un petit réacteur en fonctionnement depuis un certain temps (sur les plans de Rapsodie) et construit actuellement un réacteur de la taille de Phénix, son ambition : être leader dans les surgénérateurs à sodium.
Si
Super Phénix ne présente aucun danger, qu’il est sûr de fonctionner à
plein régime sans aucune panne, alors tous les politiques français sont
des débiles profonds qu’ils faut vite enfermer.
Franchement, ce ne sont pas des débiles profonds juste des politiciens. Jospin a échangé les voix de Voynet contre la fermeture de superphénix ; il a gagné les élections, ont connaît la suite. De la politique pure, une entorse à la démocratie, d’ailleurs. N’oublions pas également le dumping fait par l’OPEP sur le prix du pétrole, qui a handicapé toutes les sources d’énergie alternatives. C’est mon avis : au niveau stratégique, c’est la pire erreur qu’on ait pu faire en france.
Vos remarques prouvent que vous êtes un scientifique (contrairement à
moi) mais votre entêtement donne à réfléchir si tous les scientifiques
sont aussi obtus.
Je ne suis pas obtu, je suis juste sidéré par la quantité de mensonges ou d’approximations qui se font sur le nucléaire. Avant même de discuter technique, technologie, il faut rappeler, et rabâcher l’histoire, simplement, ou au moins, pour démontrer qu’il existe quand même des raisons. Ce qu’on a fait en france dans le passé, avait des raisons, et était loin d’être stupide. Ce que vingt ans plus tard, la propagande antinuc’ essaie de faire oublier. C’est cela qui est triste...
Pour aller plus loin, si vous souhaitez une relecture de votre article, pour avis (et que vous ne seriez en rien obligé de suivre, bien sûr ) Avox réserve la possibilité (par le bouton contact) en haut, de solliciter un échange de mails. Mon mail enregistré sur Avox est une adresse dédiée, si vous avez fait de même, nous pouvons conserver anonymat et vie privée...
Je n’ai fait que de poster le commentaire de PG de Gennes sur ce sujet, je pensais que le point de ce scientifique était juste.
Son avis sur les facteurs de taille me paraît, au vu des éléments que je vous ai donnés, faux. De même pour les sommes consacrées : c’est à mon avis démagogue de parler ainsi du coût : le problème vient du fait que, pour toutes les énergies (fission, fusion, solaire, géothermique), les sommes consacrées sont ridiculement faibles au vu du coût de sauvetage d’une banque, par exemple. On ne consacre pas assez d’efforts sur les énergies, au vu de ce qu’il serait possible de faire... C’est là le problème.
Concernant son avis sur les supraconducteurs, peut-être a-t-il raison, je ne suis en rien spécialiste des supraconducteurs. Néanmoins, au vu des progrès que la fusion a induit sur les supraconducteurs, on peut quand même espérer que des progrès se fassent ; ce physicien est étonament peu optimiste, à mon sens. Quand on n’a pas envie que ca marche, ca ne peut pas marcher. Ca c’est une certitude. Et ca, il le sait.
Pour ce qui est de faire un article, si vous en avez le temps et le courage, faites ! Je vous lirais avec plaisir !