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Emile Red

Emile Red

Humaniste, Humoriste, Historien...’hachement raleur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2006
  • Modérateur depuis le 14/03/2007
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Derniers commentaires



  • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 17:16

    Tiens une pistonnade qui a été recalée par un censuresque démagoravox équipier, pas un texte économique, juste un constat burlesque :

    La propriété c’est le vol

    Précisons, la propriété industrielle est l’exemple typique d’une spoliation institutionnalisée.

    Avant l’argent il y avait le troc, l’artisan créait l’outil ou l’arme qui servait au chasseur ou à l’agriculteur, en échange il recevait de quoi se nourrir ou se vêtir. Aucun calcul ne venait parasiter ces échanges, seul importait le bien être de chacun nécessaire à la survie de la communauté.

    Dès l’apparition du commerce, certains s’aperçurent qu’ils pouvaient acquérir plus de richesse en produisant plus et en vendant plus cher, l’industrie, modeste au départ, était née.

    Bien sur un homme seul n’avait qu’une capacité limitée par le temps, mais la richesse obtenue lui permettait l’achat d’outils supplémentaires qu’il confiait à d’autres moyennant que ceux-ci lui restituent la production finie, à titre de dédommagement il leur reversait une part de la vente. Le capitalisme était né.

    Tout semble rouler cool Raoul, mais à y regarder de plus près, une question doit venir vous tarauder l’esprit que je conçois embué en ces frais matins de printemps. Non vous ne voyez pas ? L’outil confié comme ça, le mec qui restitue la marchandise, ça ne vous gène pas ? Si le premier verse une part des bénéfices, pourquoi donc l’autre zigotto il n’achète pas avec cet argent un outil pour faire la même chose pour son propre compte ?

    Voilà toute l’astuce du capitalisme, celui qui produit beaucoup à peu de frais, peut baisser les prix, l’autre qui produirait peu parce qu’arrivé plus tard ne pourrait s’aligner et ne vendrait donc pas, jolie ruse qui confine l’ouvrier dans son rôle d’enflé à vie.

    Cependant, il se trouve que, moralement, on perçoit bien une arnaque, est-ce qu’un ventripotent qui a payé une pince trois francs six sous peut la louer une vie entière à un pauvre type qui va s’escagasser la santé pour un montant qui ferait pâlir de jalousie le Cullinan en personne. En fait le grosso il ne monétise plus l’outil du larbin, mais le larbin lui même.

    Vous ne comprenez pas et vous esclaffez devant votre bécane nappée de kawa séché et de miettes verdissantes ? Combien votre entreprise a dépensé pour cette vieille computeuse qui plante à tire l’ haricot, et combien négocie-t-elle votre temps partiellisé de sieste érectile ? Vos yeux ébahis, baignés de larmes doivent bien admettre que l’outil coûte peanuts au sus-dénommé aigrefin.

    Et c’est là que la question qui tue tombe, telle un nuage de lait dans le thé tanisé de Diana la mante pilastre, pourquoi donc un énorme qui délocalise tient tant à emporter armes et bagages lorsqu’il se fait la malle dans des contrées sauvages et nonobstant éloignées ? Son larfeuille est suffisamment obèse qu’il n’ai besoin de s’emboucaner de quelques babioles moult fois rentabilisées.

    N’est ce point là un vol, un cambriolage, une carambouille que le fieffé renard vient de commettre ? N’avez vous pas acquis un certain droit sur ce vieux claviécran que vous avez bichonné années durant de vos baveuses raleries, juteuses beuveries et chiffonesques engueulades ? Et que va-t-il en faire alors que vous seul connaissez les mots d’amour et les caresses qui le font se pâmer d’aise à l’ouverture de tata ouine-dose ?

    Manifestement que le grosdubide se tire ailleurs ne suffit pas, il veut ruiner tout espoir de concurrence qui titillerait le génie alcoolisé de certains des sous-fifres qu’il laisse en plan à rêvasser aux avantages du codevidé par bobonne pour son dernier grille frites. Pour quelle raison obscure les trois francs et broutilles qu’il a investi au départ peuvent lui donner le droit de partir avec la caisse, laissant planté là les zigs qui ont fait sa fortune alors qu’il n’en branlait pas une rame ? Que la tripe se casse avec l’oseille passe, mais qu’il s’accapare les bijoux de famille semble de l’extorsion de biens indivisibles, iriez vous barboter les ciseaux d’Edward ou le pis de la vache ?

    Non définitivement, les outils de productions appartiennent, au même titre que leurs mains, à ceux qui les utilisent et les rentabilisent, les financiers, patron, et autres actionnaires (sur qui je reviendrai un jour) doivent moralement admettre que les bénéfices sont amplement suffisants à leurs opulentes richesses. Notre Sarkoziticien doit montrer ses engagements dans la valeur « travail » en interdisant cette escroquerie liée à toute délocalisation, et permettre aux ouvriers spoliés de redémarrer les industries qui sont quatre vingt dix fois sur cent rentables sur le territoire national. Il en va de la crédibilité d’une politique offensive de lutte pragmatique contre le chômage et contre la déstructuration du paysage industriel du pays.



  • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 17:03

    Euhhh...

    Heureusement que mon voisin, ouvrier, père de 6 enfants, vivant en milieu rural et obligé d’avoir un véhicule important pour trimballer sa smala à l’école, ne vous lit pas.



  • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 16:53

    Une discipline qui discipline ses disciples... :

    « Sinon, je suis libéral en tout. Ma formation initiale est celle de l’école »Autrichienne«  ».

    Y’a-t-il espoir un jour de voir un « économiste » dire « MERDE » à sa formation initiale ?



  • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 16:01

    Les SCOP fonctionnent très bien en France, et souvent mieux que la plupart des entreprises privées concurentes, malgré les rebuffades systématiques des banques et la complexité des démarches à la création.

    Les SCOP en France :

    1 600 PME et TPE de 2 à 1200 salariés (taille moyenne : 22 salariés)

    3 milliards d’euros de chiffre d’affaires

    100 millions d’euros de bénéfices

    35 000 salariés co-entrepreneurs

    80 % des salariés présents depuis plus de deux ans sont associés de leur entreprise

    45 % du resultat en moyenne pour les salariés associés

    Plus de 80 % des Scop sont bénéficiaires

    1 500 emplois créés, en moyenne, chaque année

    150 nouvelles Scop créées, en moyenne, chaque année.



  • Emile Red Emile Red 8 juin 2007 15:44

    Je comprends bien le problème de Patrick qui peste contre les droits de succession qu’il ne pouvait payer pour récupérer le dictionnaire Larousse de grand-papa.

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