Excellentissime scénario, avec les effets comiques qui vont bien :
« 13. Tout le reste se passe »bien« , sauf un avion qui se perd en route. Le #7 du WTC - 47 étages - tombe donc tout seul, sans que rien ne l’ait frappé, quand les explosions programmées se déclenchent... Gênant... mais, bof, on trouvera bien une explication. »
« Ne serait-ce pas grace a la mondialisation en cours que on commence a parler d’une evolution du monde vers le multipolaire ? »
Une douzaine de multi-nationales qui emploient 90% des salariés de la planète, environnement laminé, particularismes effacés, minorités noyées dans la masse, écarts de richesse plus importants que jamais, toutes les véléités éthiques ramenées à la sphère privée, les mêmes centres commerciaux partout sur la planète, un monde régenté par les entrepreneurs et les avocats.
Voilà l’avenir que nous présente le libéralisme, un monde unipolaire.
Les solutions, elles nous sont fournies par la pensée libérale elle-même, voici une remarque sur la fable des abeilles de Mandeville, précurseur libéral :
"Ensuite, c’est l’insatisfaction qui semble être un des déterminants « psychologiques » de la croissance : Mandeville affirme que le plus grand ennemi de l’activité économique (Industry) n’est pas la paresse (Laziness), mais la satisfaction (Content) qui est une véritable plaie (the Bane of Industry). En effet, alors que le paresseux a des
besoins qui le forcent à travailler, même à contrecoeur, celui qui est satisfait n’a pas de besoins, ou en tout cas pas assez pour qu’il ait besoin de travailler. Il est mauvais que le peuple adopte une attitude de satisfaction stoïcienne."
Et pour se contenter de ce qu’on a, il devient nécessaire de se réapproprier les moyens de production, notamment ceux qui satisfont les besoins primaires.