Comme l’a alors signalé l’opérateur TEPCO, a été décelée une « tendance à l’augmentation de la température à la base de la cuve ». Elle a atteint 70°C, si l’on en croit les mesures des capteurs qui doivent fonctionner dans des conditions quelque peu chaotiques. Soit 25 degrés de plus que ce qu’affichent d’autres capteurs, ailleurs dans la cuve.
C’est très très chaud, mais ça bout uniquement dans les cervelles fragiles.
De leur côté, des scientifiques de l’université de Tokyo ont évalué à 70
% désormais le risque d’un tremblement de terre de magnitude 7 ou plus
dans l’agglomération de Tokyo dans les quatre ans à venir, en raison de
l’amplification de l’activité sismique depuis le 11 mars dernier. Les
craintes de prochaines grosses secousses ont redoublé depuis le séisme
de magnitude 9,0 survenu au large des côtes nord-est du Japon,
déclenchant un terrible tsunami qui a tué plus de 19 000 personnes et
provoqué un accident sans précédent à la centrale nucléaire de
Fukushima.
Pour les novices, magnitude 7 c’est 1000 fois moins que magnitude 9.
"En conclusion, sur la base des informations actuelles, le
refroidissement du combustible reste assuré et l’IRSN n’identifie pas, à
ce stade, d’évolution significative par rapport à la situation
antérieure."