Effectivement, tous ces biens pensants n’ont rien compris et se tirent une balle dans le pied en attaquant action discrète.
Ce n’est pas en caricaturant les comportements racistes, homophobes, xénophobes et machistes qu’on est soi-même atteint du même mal. Je dirai que bien au contraire, action discrète fait œuvre de salubrité publique en mettant en scène des comportements qui existent vraiment mais qui ne sont pas condamnés, et il se trouve et que c’est d’actualité par l’exploitation habile du filon par M Frêche en Languedoc Roussillon.
Il faut rappeler qu’il y a seulement quelques semaines, des hommes politiques de droite de haut rang (Lefebvre, Copé, Bertrand) ont affirmé sans la moindre gêne qu’il fallait libérer la parole au constat des dérapages injustifiables lors du débat sur l’identité nationale, alors même que les personnes qui s’exprimaient ainsi montraient le fond véritable immonde de leur pensée. Pas étonnant qu’on veuille étouffer maintenant ceux qui dénoncent avec leur moyens habituels ces comportements.
Je vois donc dans le malaise provoqué par ce sketche la prise de conscience du fait que presque tout le monde - je peux en témoigner - a tenu un jour ce type de propos entre amis à la pause café ou après avoir bu un peu trop. Cela nous renvoie à nos propres dérapages et ça nous gêne qu’on nous le dise.
Et de tout temps, les imbéciles s’en sont pris aux messagers.
Stephane Guillon joue et assume entièrement le rôle de « fou du roi » c’est à dire de bouffon. La bouffonnerie même dirigée contre lui et par lui ne peut donc pas lui nuire.
Qu’on l’aime où qu’on le déteste, son existence est l’indicateur que nous sommes déjà dans un régime de pouvoir excessif mais pas encore totalitaire.
Le jour où il sera débarqué de la scène médiatique ce n’est pas sur lui qu’il faudra pleurer mais sur nous.
BHL est passé chez Laurent Ruquier l’autre jour à « on n’est pas couché » dans le rôle de bouffon qui sied à l’invité.
Son ressorties tout naturellement ses dernières prouesses : Polanski et Botul. Bien évidemment il déforme grossièrement la vérité à son avantage sans même pouvoir convaincre un débile mental.
N’en déplaise à certains, l’auteur à en grande partie raison sur les principes, il n’y a pas de symétrie ni de lien obligatoire et automatique entre les droits et les devoirs.
Quelques exemples : - il n’y a aucune contrepartie au droit à la vie puisque la peine de mort est abolie - les handicapés mentaux profonds n’ont que des droits et aucun devoir - l’enfant qui vient de naître n’a que des droits et aucun devoir - la personne en fin de vie n’a que des droits et aucun devoir - le droit à la liberté n’est pas soumis à des d’obligations mais à des d’interdictions - le droit de propriété est inviolable et sacré : il n’existe aucune obligation pour un particulier de procurer un toit ou de la nourriture à un indigent - le droit aux indemnités de chômage n’implique pas le devoir de retrouver du travail car il a été acquitté au préalable par des cotisations - le RMI n’a pas de raison d’être assorti de devoirs car il n’est qu’une déclinaison pratique du droit à la vie que l’Etat garanti.
Le gouvernement actuel entretien volontairement la confusion pour nous
imposer de nouveaux devoirs qui sont en réalité de nouvelles
interdictions, mais il n’y a jamais de contrepartie ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’elles sont toujours illégitimes : - couvre-feu prochainement imposé aux moins de 13 ans - interdiction de consommer les stupéfiants illégaux - interdiction de dépasser les limitations de vitesse - interdiction prochainement de porter la Burka dans les lieux publics Mais on ne peux pas tout interdire sans arriver à moment donné en contradiction avec les droits fondamentaux.
En revanche, les devoirs sont la plupart du temps liés à la prise de
responsabilité et l’exercice du pouvoir, autrement dit quand je
prétends apposer ma volonté ou disposer du monde qui m’entoure je suis
astreint à des obligations. Par exemple : - si je veux m’approprier quelque chose ou obtenir les services de quelqu’un, je dois les payer - si je veux être respecté par les autres, je dois respecter les autres (mais rien ne m’oblige à respecter les autres) - si je veux exercer pleinement ma citoyenneté, je dois satisfaire aux
obligations des citoyens notamment parler et comprendre le français (mais rien ne m’oblige à exercer ma
citoyenneté) - si je veux exercer mon autorité sur une entreprise ou un groupe de personne, je dois les gérer correctement sans quoi je peux être désaisi par les ayants-droits Malheureusement, on constate souvent que ceux qui des responsabilités ou qui détiennent ont le pouvoir oublient les devoirs qui y sont attachés, particulièrement le gouvernement actuel, et du coup ceux qui n’ont aucun pouvoir subissent les abus que les premiers veulent leur imposer.