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epapel

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51 ans marié 2 enfants
Un brin provocateur, je me fais un devoir de démonter les approximations et les erreurs.

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  • Premier article le 26/10/2010
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Derniers commentaires



  • epapel epapel 16 février 2010 15:17

    En plus, si on veut aller ou bout de la logique de l’espérance de vie, il faut tenir compte de tous les paramètres et pas seulement de celui de la pénibilité due au travail. Donc individualiser la problématique en tenant compte du tabagisme, de alcoolisme, de l’obésité, de l’accidentologie et de l’hygiène de vie en général. Ce n’est ni idiot ni infaisable car après tout les banques en tiennent compte dans leur décision de prêter ainsi que les assureurs pour couvrir ou non le prêt voire même les assurances individuelles.

    Exemple d’injustice, les fumeurs(euses) ont une espérance de vie diminuée de 10 ans par rapport à la moyenne, ce qui signifie en pratique que la moitié d’entre eux(elles) meurent avant 70 ans, l’autre moitié ne vivant au maximum que 10 ans de plus pour la plupart. Et si on applique la réforme sur les bases actuelles avec un objectif de départ en retraite après 70 ans pour les cadres ce qui me paraît un minimum, alors la moité des fumeurs(euses) parmi eux(elles) n’en verra pas la couleur et un autre quart profitera du temps restant principalement pour se soigner du cancer. On a beau se dire qu’ils sont entièrement responsables de leur sort, il n’en demeure pas moins qu’ils sont pénalisés deux fois alors qu’au final ils auront coûté moins cher à la société.



  • epapel epapel 16 février 2010 14:23

    Non, car autrement je l’aurais pointé aussi, mais c’est dommage parce que cette erreur ôte la possibilité d’une mise en perspective plus globale et plus fondamentale. En effet les US ont un grand intérêt dans les difficultés de la zone euro :
    - détourner (pendant quelque temps) les marchés de leur propre difficultés financières
    - pouvoir emprunter plus facilement et à moindre coût sur les marchés grâce à la remontée du dollar

    Et surtout le cœur de la crise actuelle restera les US tant qu’ils n’auront pas résorbé leur déficit budgétaire et commercial, réduit fortement leur dépenses militaires, et réduit l’endettement des ménages et des entreprises ce qui prendra au moins 5 ans avec une politique volontariste. Je pense que les marchés vont se retourner très vite sur le dos des US et de la Grande Bretagne (qui est bien plus liée aux US qu’à l’UE) dès que la Grèce aura reçu une soutien effectif de la zone euro.

    A contrario, prise dans son ensemble la zone euro a un faible déficit commercial, des dépenses militaires réduites et un taux d’endettement des ménages limité, le problème fondamental de la zone euro c’est l’absence de coordination des politiques économiques qui conduit au chacun pour soi et des pratiques divergentes voire contradictoires et ça continuera tant qu’aucun remède n’est mis en place. La cause c’est un traité de Lisbonne qui interdit de le faire activement au niveau européen et ne propose que la solution passive du respect des critères Maastrich. L’alternative pour l’Europe c’est :
    1) une politique déflationniste pilotée par la réduction des déficits dans chaque Etat qui fera augmenter le chômage et les diminuer les revenus durablement après leur stagnation depuis 10 ans.
    2) une révision des traités européens pour mettre la politique monétaire au service des Etats, conduire au niveau politique la convergence des économies et enfin surtout assurer la protection de l’UE face à la concurrence agressive et déloyale de la Chine et des autres pays émergents impossible à contrer avec les règles de libre échange actuelles (pour preuve il y a quelques années l’industrie textile européenne a mis moins de deux ans à être liquidée après la levée des quotas chinois).

    Pour le malheur des européens, nos dirigeants et la commission européenne ont choisi la première option car ils sont tous des ultra libéraux.



  • epapel epapel 16 février 2010 11:56

    Je ne pense pas que notre personnel politique, surtout de droite, soit complètement naze, bien au contraire.

    Prenons le cas des heures supplémentaires du « travailler plus pour gagner plus » qui est à mon mon avis une des stratégies politiques les plus intelligentes des 20 dernières années s’il n’y avait pas eu la crise :
    - un slogan électoralement extrêmement puissant car frappé en première analyse au coin du bon sens (en 2007 aucun des arguments que j’opposais n’avaient prise sur mes collègues de travail)
    - politiquement efficace en cas d’application réussie : 2 heure sup/semaine permet de rallier 10 électeurs satisfaits au prix d’un seul chômeur de plus si c’est un mi temps (jusqu’à 20 sinon), en plus il met en valeur l’individualisme dominant et le culte de la réussite
    - par construction les chômeurs supplémentaires ont vocation à y rester très longtemps, ils seront donc fragilisés mentalement et physiquement et vivront moins longtemps d’où des gains à long terme supplémentaires sur les retraites et la sécurité sociale
    - coût budgétaire relativement faible limité à quelques milliards d’euros/an
    Pas de chance pour le gouvernement, la crise a empêché la fabrication d’électeurs satisfaits et a généré à la place des chômeurs en masse.

    Au contraire, les 35 heures ont été un échec politique retentissant car si elles reposaient sur la solidarité et collectif, elles ont fait plus de mécontents que de satisfaits. Mais là aussi, il y a une grave erreur d’analyse : mettre toute la société dans le même moule alors qu’elle est de plus en plus individualisée et diversifiée.

    Je reconnais quand même que le personnel politique de droite est limité et impuissant à penser l’économie en dehors des dogmes néolibéraux, car la mise en place de la mesure des heures supplémentaires prouve qu’il n’a pas été capable de prévoir la crise financière bien qu’elle était prévisible et inéluctable dès fin 2006 (Cf Paul Jorion, LEAP2020, le Nobel Krugman) ni de voir que la crise des subprimes avait démarré en septembre 2007, sachant cela il aurait été en effet complètement stupide de mettre en place une telle mesure.



  • epapel epapel 15 février 2010 23:42

    Colre,

    Les chômeurs supplémentaires en fin de droit au bout d’un an d’inactivité sont tous simplement abonnés au RMI et à la CMU comme les autres : or donner le RMI revient 2 fois moins cher que de verser une petite retraite. Donc ces personnes là vivotent et peuvent améliorer l’ordinaire avec du travail au noir ou en faisant la manche.

    Avec un peu de malchance, les chômeurs qui n’ont plus de solution pour se loger finissent SDF, et là ça coûte zéro pour l’Etat avec en plus une espérance de vie restante comprise entre 5 et 10 ans en fonction de l’âge de départ (ça équivaut de fait à une euthanasie par condition de vie insoutenable). C’est pour ça que leur nombre plafonne et que l’Etat ne fait presque rien, parce que s’il survivaient assez longtemps, la société aurait un problème insurmontable. L’important pour un SDF c’est qu’il ne meure pas de froid,de faim ou assassiné mais si c’est une crise cardiaque, un coma éthylique, une overdose ou une maladie quelconque, c’est bon les médias n’en parleront pas.

    Quant aux syndicats, ils sont coincés parce qu’ils pensent que la solution alternative (augmentation des cotisations, élargissement de l’assiette) ne peut qu’accélérer les délocalisations comme le laisse entendre en permanence le MEDEF. Tout simplement parce les autres pays européens ont déjà un temps d’avance sur l’allongement de la durée de travail et donc qu’ils sont plus compétitifs que nous. Alors ils vont essayer de limiter la casse en obtenant quelque chose sur la pénibilité, mais s’ils n’y arrivent pas ils vont continuer à perdre des adhérents et s’affaiblir ce qui permettra aux néolibéraux de s’attaquer encore plus facilement à autre chose (services publics, sécurité sociale, fonctionnaires,...).

    Je pense qu’au delà des problèmes d’argent et de durée d’activité, le véritable enjeu cette fois, c’est la survie de la lutte sociale en France dans sa forme actuelle et le risque de bascule avant 2012 dans le modèle social anglo-saxon qui est le but du gouvernement. Malheureusement nos syndicats sont déjà très affaiblis et l’opposition est malade ce qui plaide en faveur du gouvernement à moins d’un vote sanction très sévère aux régionales.



  • epapel epapel 15 février 2010 22:24

    « Au passage, il sera noté que le P. I. B américain a cru en 2009, de 1,9%, à l’opposé de celui de la zone euro et de l’UE qui a fortement chuté. »

    Faux : le PIB des US a chuté de 2,4% en 2009 (source statistiques du gouvernement américain)

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