Tout ce bla bla se fracassera contre le principe de réalité qui est qu’on ne pourra pas satisfaire l’ensemble des besoins énergétiques si on sort prématurément du nucléaire.
Ça ne suffira pas, votre idée marche éventuellement sur le très long terme et encore à condition qu’on s’oriente vers la décroissance dès maintenant.
En plus, votre exemple est très mal choisi puisque la consommation d’électricité pour l’éclairage ne représente que 2% des besoins, alors vous n’irez pas très loin en remplaçant toutes les lampes.
Je ne suis pas pour le nucléaire mais je suis pour le principe de réalité qui fait qu’on ne pourra pas se passer du nucléaire pendant encore très longtemps.
Vous savez, je ne suis pas pour l’énergie nucléaire, mais je suis bien obligé de constater les choses suivantes : - l’accident de Fukushima n’a pas entraîné de mort suite aux radiations - les programmes nucléaires de pays émergents sont maintenus (en particulier chinois) - le programme EELV-PS prévoit une diminution de la part du nucléaire de 75 à 50 % d’ici 15 ans ce qui compte tenu de l’augmentation de la consommation d’électricité revient à dire qu’il y aura très peu de fermetures de sites, il ne s’agit en aucun cas d’un abandon du nucléaire - la construction de l’EPR de Flamanville est maintenu, ce qui implique la construction d’au moins 2 sites supplémentaires pour garantir un niveau de compétence suffisant en terme de sécurité de maintenance.
Par ailleurs, la crise énergétique qui vient à court terme interdit désormais toute anticipation (il faut au moins 15 ans pour y faire face sans douleur) et donc l’aggravation du problème par abandon prématuré du nucléaire. En d’autre termes, la mise en place des énergies alternatives ne suffira pas à compenser le déclin des énergies fossiles parce qu’il est déjà trop tard pour agir.
Et pour revenir à l’élection présidentielle du moment, il est clair que l’écologie est passée au bas du classement des préoccupations de l’immense majorité des électeurs.