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Lachésis

Je suis étudiante en master de bioinformatique à Paris-Sud 11.

Mes passes-temps sont le jeu de rôle, la lecture de science-fiction ou de fantasy et de manière générale, j’aime bien parler de ce que j’étudie.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/02/2009
  • Modérateur depuis le 10/04/2009
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Derniers commentaires



  • Epeire 3 mars 2009 16:04

    Quand à dire que ce sont généralement des enfants, la vérité c’est que de nos jours les joueurs sont aussi des jeunes entre 20 et 30 ans. Rien à avoir avec une régression, ce sont des jeux conçu pour un public relativement âgé donc (hélas, quelle confusion dans la tête des parents et des médias...)



  • Epeire 3 mars 2009 10:35

    eh non... Ah si, les larves ne grouillent pas, elles restent sagement dans leurs kystes en attendant qu’un charognard les dévore pour aller squatter les intestins.
    Sinon pour la tête, je me suis peut-être mal exprimée, c’est l’ensemble du kyste qui peut, parfois, atteindre la taille d’une tête d’enfant, pas le crâne qui éclate (le parasite se loge dans le cerveau à l’occasion il est vrai, mais j’imagine qu’alors le déçès survient avant d’en arriver là...



  • Epeire 2 mars 2009 21:24

    Merci, je n’attendais plus de commentaire sur cet article depuis le temps et ça me fait plaisir de vous y voir :)

    Une question pourquoi la création des espèces a-t-elle choisi en général deux sexes pour générer sa succession ? Je viens de (re)voir la banane qui a les deux sexes sur la même plante. La banane, plus grande herbe sur terre m’était-il rappelé. N’aurait-il pas été plus facile de généraliser ce procédé « hermaphrodite » pour assurer ? Cette rencontre reste tout de même trop fortuite dans la nature.

    La sexualité permet d’augmenter la diversité "intra-spécifique" en multipliant les combinaisons de gènes possibles : ce brassage augmente le nombre de gènes hétérozygotes et les associations entre gènes différents.
    Si l’on se reproduisait uniquement par autogamie (autofécondation, le pollen et l’ovule provenant du même individu), les calculs (purement mathématique) montrent qu’on aboutirait à une population presque exclusivement autozygote, et donc une plus grande probabilité d’avoir des maladies génétiques récessives ou plus simple une moins bonne résistance aux pathogènes (qui continue de s’adapter eux aussi en testant de nouvelles combinaisons ! Les bactéries s’échangeant du matériel génétique hors fécondation, et à l’intérieur d’une cellule les virus peuvent parfois intercepter d’autres gènes)
    Cela dit la reproduction sans sexualité/autogamie/inceste très proche est une stratégie parfois adoptée, mais c’est plutôt des exceptions.

    Le plaisir ? Il faut bien que quelque chose pousse les bestioles à se rapprocher les unes les autres. C’est un peu la "carotte". Mais très peu d’espèces ont une sexualité hors période de fécondité. Les seules exceptions qui me viennent à l’esprit sont l’être Humain et le Bonobo, où le plaisir sexuel a clairement une fonction sociale (ne serait-ce que souder les couples pour qu’ils restent s’occuper des bébés ensemble). On pourrait même dire que ce n’est pas coucher hors pour faire des enfants qui rapproche l’humain de l’animal, c’est plutôt l’inverse !

    migrer : En effet, c’est un pari, mais prit différement selon les espèces : il y a deux stratégies pour les êtres vivants, dites "r" et "k" : la "r" fabrique beaucoup de petits/de pollen/de gamètes (pour les espèces marines) en y investissant peu de ressources. Beaucoup meurent mais il y en a toujours quelques uns qui survivent, même si ce pourcentage nous semble minuscule.
    la "k" est la situation inverse : très peu de petit mais dont les parents vont s’occuper très longtemps.

    Mine de rien, la stratégie "r" permet de gâcher de nombreuses graines qui vont se disséminer au vent sans que la pérennité de l’espèce soit mise en danger. Si ça ne marche pas, eh bien la sélection naturelle s’applique : les graines moins nombreuses avec plus de ressources sont avantagées et vont souvent moins loin.

    Muter : pourquoi muter ? j’ai envie de répondre : "parce que". Ce ne sont pourtant pas les systèmes de correction dans les cellules qui manquent.

    Sélection naturelle : C’est finalement un principe très simple mais on lui fait porter un mysticisme un peu superflu. Ce qui va se passer avec les OGM est très intéressant. Des bouts de réponse sont déjà connu (par exemple, le pollen des mais et blé se passent d’insecte et se propage sur de longues distances...ça on le savait bien avant les études sur les OGMs)

    Dérive génétique : il ne faut pas la comprendre au sens "degenerescence", seulement perte d’allèles, qu’ils soit bon ou mauvais (enfin, s’ils sont vraiment bon ou vraiment mauvais, la sélection naturelle s’exerce, mais dans les toutes petites populations la dérive est parfois la plus forte). Elle est le reflet d’une population de petite taille.

    Pourquoi n’avoir pas améliorer toujours plus pour arriver à un être parfait ? Parce que la nature est aveugle aux concepts de bien et de mal, parce que la planète évolue en permanence et qu’il faudrait une stase éternelle pour parler de perfection. (à ce propos, faites l’expérience de mettre un requin blanc dans la jungle du Cambodge et un tigre du bengale dans l’océan, et observez la perfection de leurs techniques de chasse...) De plus, les mutations étant aléatoires, on ne peut tout simplement pas tirer toutes les bonnes cartes.
    L’humain n’est pas si mal doté que ça : saviez vous que nous étions parmi les seuls mammifères avec les autres primates à avoir une vision trichromatique ? Nous avons gagné un pigment rétinien que les autres n’ont pas, ce n’est déjà pas si mal.
    Quand à notre manque de protection, hum, si nous sommes là à papoter, c’est que finalement on a très bien su s’en tirer, non ?

    On a commencé à donné des noms latins grâce à Linné parce qu’on voulait tout connaître. C’était l’époque des lumières et des encyclopédies après tout. Avant, le nom avait un but utilitaire et en cela il était insuffisant. Une anecdote : un chercheur en expédition en papouasie début XXeme a comparé les espèces d’oiseau qu’il avait nommé aux mots utilisés par les indigènes : ils y en avait autant de chaque côté. Pourquoi ? Chaque oiseau avait besoin d’être défini pour parler de sa saison de chasse, de ses moeurs... Et on parle d’une centaine d’espèces. Par contre, ils n’avaient qu’un seul mot pour les papillons, forcément, ça ne "servait" à rien...

    Notre rôle sur Terre ? Bonne question... Je crois qu’on devrait éviter le finalisme en écologie comme en évolution : nous ne voyons que les situations stables, les autres ayant disparu car non viable. Notre rôle est donc ce que nous en faisons. J’ai un article en préparation portant entre autre là-dessus (je le soigne car il m’a l’air un peu polémique et moins comique, donc j’essaie de limiter la casse)


    A bientôt smiley



  • Epeire 2 mars 2009 18:24

    mais si voyons, le dahut existe : regardez cette vidéo : smiley




  • Epeire 2 mars 2009 15:20

    Hélas, un espace confiné ? C’est illusoire. On ne peut pas déterminer précisément à l’avance la réaction d’un organisme à son nouvel environnement (à moins peut-être de mettre une zone sous cloche et de l’y laisser gambander, puis de tout détruire par le feu si les résultats ne sont pas satisfaisant...)

    En plus beaucoup d’espèces font l’objet d’introduction involontaire : cas de la Caulerpa taxifolia (la fameuse "algue tueuse" échapée d’un aquarium de Monaco). Plusieurs tentatives ont été faites pour s’en débarasser, dont l’introduction de l’un de ses prédateurs naturels, un mollusque. Celui-ci ne s’est jamais vraiment développé en Méditéranné, j’en ignore la raison.
    Cela dit tout n’est pas forcément négatif : les poissons commencent à s’adapter à son goût et à la manger, de fait sa dangerosité a sans doute été surévaluée. Elle pourrait très bien finir par atteindre (mais au bout de combien de temps ?) une place plus régulée dans la Mare Nostrum.

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