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epicure de samos

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  • epicure de samos 30 mars 2009 23:52

    Qui pourrait expliquer à Benoit XVI que le préservatif ne se met pas à l’index mais sur le sexe ?



  • epicure de samos 30 mars 2009 23:39

    Je crois au contraire bien et même très bien connaître la Corse.
    Je suis Corse de père et de mère, j’y suis né, j’y ai vécu, j’y ai été élevé par mes grands-parents.
    Ma mère, mon frère et une bonne partie de ma famille y vivent encore et je reviens au village (dans mes deux villages devrais-je dire) aussi souvent que possible.
    Je sais, pour avoir moi-même vécu ce genre de situation, que les inimitiés peuvent surgir n’importe quand et pour n’importe quoi. Et je n’ignore pas qu’elles peuvent durer.
    Je sais également, comme vous, que l’omerta est un bobard à l’usage de ceux qui veulent voir chez les Corses un penchant collectif pour le crime.

    Je suppose cependant qu’un minimum d’amitié unissait ces hommes qui faisaient parti d’un même groupe clandestin.
    Et je persiste et signe.
    1) Soit Yvan Colonna faisait partie du commando qui a assassiné Erignac et, même si le procès fut notoirement inéquitable et mal mené, il n’a que ce qu’il mérite. Dans ce cas, je n’ai aucune raison de pleurer sur son sort.
    2) Soit il n’en faisait pas partie et la responsabilité du fiasco judiciaire auquel nous avons assisté incombe autant à une justice imbécile qu’au véritable meurtrier du préfet (s’il existe) et aux gens qui ne le dénoncent pas ou ne l’ont pas dénoncé.
    Suis-je assez clair ?



  • epicure de samos 30 mars 2009 22:57

    N’en déplaise à Sampiero, je crois qu’il est bon de modérer nos enthousiasmes lorsqu’il s’agit de parler de nous-mêmes, les Corses.
    S’il n’est pas faux de dire que la Corse fut peu encline à dénoncer "ses" juifs, elle ne dénonça pas non plus — loin s’en faut — le statut qui leur fut imposé par Vichy et qui les excluait de toute vie sociale.
    La majorité des Corses étaient en effet plutôt favorable au Maréchal et la Résistance (au sens militaire du terme) fut pratiquement inexistante jusqu’en 1942, date à laquelle elle fut essentiellement le fait des communistes.
    Pour rappel, et sans vouloir froisser personne, seul le député Giacobbi refusa en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain.

    S’il est vrai que les Juifs ne furent globalement pas persécutés, c’est beaucoup plus parce que les occupants Italiens, contrairement aux nazis, ne faisaient pas une priorité de leur extermination.
    Il faut néanmoins se souvenir que beaucoup de Juifs de sexe masculin (femmes et enfants étaient épargnés par la mesure) furent assignés à résidence à Asco et à Guagno.
    Et que lors du bref passage des nazis en Corse, 70 d’entre eux (tout de même) furent envoyés vers les camps d’extermination.
    Que quelques Corses aient caché des Juifs n’est pas faux.
    Mais de là à prétendre que la Corse toute entière défendit "ses" Juifs, c’est aller un peu vite en besogne.



  • epicure de samos 30 mars 2009 18:45

    Après ce procès qui fut une véritable et dramatique pantalonade, j’ignore comme beaucoup d’autres si Yvan Colonna est innocent ou coupable.
    Et comme beaucoup d’autres, je ne peux, une fois de plus, que constater l’imbécilité d’une justice qui se voudrait exemplaire mais rechigne à donner à la défense les moyens qu’elle demande.
    Ce n’est pas, il me semble, le meileur moyen d’asseoir l’autorité de la chose jugée.

    Je constate cependant que les avocats d’Yvan Colonna ont choisi une défense de rupture qui est, depuis la Guerre d’Algérie et les procès des poseuses de bombes du FLN, la défense des militants politiques qui revendiquent leurs actes.

    Connaissant bien la Corse (je suis Corse et, sinon fier, du moins, bien content de l’être), je ne vois vraiment pas comment, au sein d’un village où les liens de parenté et d’amitié sont très denses, des "amis" pourraient balancer un innocent.
    Pour conclure, si Yvan Colonna est vraiment innocent (ce que je suis bien incapable d’affirmer), la responsabilité de sa condamnation ne revient-elle pas plutôt au véritable coupable qui, s’il existe, vit caché et se garde bien de se dénoncer ?

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