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Eric F

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L'"agora" est l'espace public de dialogue et de communication. Certains s'y proclament expert ou maître à penser, tel n'est pas mon propos, étant un citoyen concerné par l'intérêt général.
J'ai toujours été et je demeure gaulliste, en adaptant aux situations et circonstances de l'époque. Notamment en évitant les ornières du catastrophisme aussi bien que du déni concernant la crise sanitaire, ou encore en rejetant les antagonismes entre blocs géopolitiques, et en préconisant la diplomatie et la négociation plutôt que les conflits.

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  • Premier article le 03/10/2017
  • Modérateur depuis le 19/10/2017
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Derniers commentaires



  • Eric F Eric F 29 mars 2017 14:49

    @lermontov
    Une mise entre parenthèses était plus complexe encore qu’une sortie. Je pense que si cela ne s’est pas fait, c’est à cause du jeu de la barbichette : la Grèce dépend de la BCE pour boucler ses fins de mois, ses revenus propres étant insuffisants. Et le système financier savait que si la Grèce sort de l’euro, peu d’espoir de recouvrer les intérêts de la dette. Par ailleurs, la sortie de la Grèce aurait « donné le mauvais exemple ».
    Mais techniquement, il était possible de modifier le traité.



  • Eric F Eric F 28 mars 2017 13:49

    @lermontov
    Sauf que Jacques Sapir lui-même rejette cet argument. Les traités sont faits pour être révisés en cas de crise « C’est si vrai »-écrit-il- "que durant la dernière crise grecque, certains n’ont pas hésité à menacer d’expulser la Grèce de la zone euro, procédure qui n’est pourtant pas prévue dans les traités«  (il va jusqu’à dire »on s’assoie dessus")
    ref : http://www.lenouveleconomiste.fr/jacques-sapir-ehess-une-sortie-de-leuro-est-necessaire-si-lon-veut-eviter-une-catastrophe-en-france-mais-aussi-en-europe-32285/

    Je considère personnellement que l’euro n’est plus aussi handicapant qu’il l’a été, et qu’une sortie n’est plus souhaitable, ceci étant, on ne peut pas exclure définitivement cette hypothèse.



  • Eric F Eric F 28 mars 2017 11:51

    @julius 1ER
    Bonjour. a propos de la Guyane et des D/TOM en général, j’ai écouté hier sur une chaine d’info un débat où participait un journaliste italien. Il exprimait la stupéfaction des autres pays européens (il a cité particulièrement l’Allemagne et l’Italie) devant la persistance anachronique des confettis coloniaux français. A leurs yeux, l’indépendance de territoires situés à des milliers de kilomètres est une évidence naturelle, la situation actuelle leur parait surréaliste.
    Il est vrai que ces territoires sont dans une situation totalement artificielle, dérogatoire au droit des peuples à l’auto-administration, appliquant des standards économiques et réglementaires sans aucun rapport avec la situation régionale, créant un déséquilibre économique et un appel d’air migratoire, ce qui induit une mise sous perfusion permanente (env. 20 milliards annuels, hors cout de niches fiscales et de la surreprésentation de la fonction publique), et des prix de denrées supérieurs à la métropole. Les territoires ex-britanniques, néerlandais ou portugais voisins ont tous accédé à l’indépendance.



  • Eric F Eric F 28 mars 2017 11:36

    C’est beau l’optimisme, mais il faut être lucide, les sondages sont peut-être erronés de quelques pourcents, mais dans tous les exemples cités, les candidats partis de loin avaient remonté la pente à quelques semaines de l’élection (eh oui, c’est dans moins d’un mois), et leur hypothèse de l’emporter étaient alors dans la marge d’incertitude (plus ou moins deux ou trois pourcents)

    NDA suscite intérêt et sympathie, mais le courant « souverainiste non extrémiste » a toujours du mal à exister, une partie est happée par le FN, surtout depuis sa « normalisation » par Marine et Philippot (de
    Viliers pourrait s’y rallier), une partie reste envers et contre tout fidèle à l’UMP/LR. Eh puis le reste est divisé (Asselineau vise le même électorat).

    Macron est incontestablement un produit du marketing des média, mais il bénéficie aussi d’un incroyable concours de circonstances : éclatement du PS dont le candidat désigné par la primaire fait partie d’une aile gauche minoritaire chez les élus, et affaiblissement du candidat LR du fait d’affaires d’argent qui discréditent son image de probité. Nul n’aurait parié un sesterce il y a un an, mais il est devenu le ramasse miette du vote utile : il n’est le « premier choix » que d’une minorité, mais il est le « candidat par défaut » d’un grand nombre : socio-libéraux de gauche, libéraux-sociaux de droite, tous européistes et souvent progressistes sociétalement. Mieux que quiconque, il symbolise le sigle « UMPS »:tronc commun des partis de gouvernement depuis des décennies. C’est en fait le nouveau visage de la dernière chance du système



  • Eric F Eric F 28 mars 2017 10:45

    Bonjour.

    Peut-on quitter l’euro sans quitter l’UE ? Certainement OUI, puisque lors de la crise grecque de 2015, il avait été fortement question que ce pays quitte l’euro, Merkel avait même fini par admettre cette hypothèse.
    http://www.europe1.fr/economie/zone-euro-quel-scenario-pour-une-sortie-de-la-grece-1365232

    Mais a-t-on encore intérêt à le faire ?

    Quels étaient, il y a encore quelques années, les handicaps pour notre économie liés à l’euro : la surévaluation et les taux d’intérêt pour nos emprunts
    OR, depuis deux ou trois ans, la BCE pratique une politique de création de monnaie, la parité a diminué de 25% face au dollar, et les taux sont extraordinairement bas, donc on peut refinancer la dette dans les meilleurs conditions.
    C’est du reste pourquoi NDA a revu sa position sur le sujet.
    Car, côté avantages, les échanges entre les entreprises à l’intérieur de la zone euro sont facilités, et les « grands contrats » à l’extérieur de la zone euro sont basé sur des garanties de parité.
    Et puis, si la Grèce n’a finalement pas quitté l’euro, c’est pour préserver une capacité d’emprunts à bon compte, elle a du reste obtenu de substantielles réduction de sa dette -c’est sur ce point qu’il faut faire porter la pression : rachat et destruction de dettes par la BCE.

    On nous donne l’exemple de la Suisse : oui mais c’est un paradis bancaire depuis plus d’un siècle. La Norvège : oui, mais elle a des revenus pétroliers -qu’elle n’a pas voulu partager-. Le Royaume Uni : oui, mais il a la City et le soutien du monde financier anglo-saxon dont il est une tête de pont (ou le cheval de Troie) en Europe.
    Au pire des pires, si l’on veur quitter l’euro -voire l’UE-, comme l’a montré l’un des intervenants, il faudrait AUPARAVANT reconstruire le tissu industriel, car sinon on devra continuer à importer -au prix fort-, sans être en capacité d’exporter. Donc la réindustrialisation est un préalable, non une conséquence.

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