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Eric F

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L'"agora" est l'espace public de dialogue et de communication. Certains s'y proclament expert ou maître à penser, tel n'est pas mon propos, étant un citoyen concerné par l'intérêt général.
J'ai toujours été et je demeure gaulliste, en adaptant aux situations et circonstances de l'époque. Notamment en évitant les ornières du catastrophisme aussi bien que du déni concernant la crise sanitaire, ou encore en rejetant les antagonismes entre blocs géopolitiques, et en préconisant la diplomatie et la négociation plutôt que les conflits.

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  • Premier article le 03/10/2017
  • Modérateur depuis le 19/10/2017
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Derniers commentaires



  • Eric F Eric F 14 juillet 19:10

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Il y a eu à l’origine à Kiev un mouvement protestataire anti-gouvernemental probablement spontané, mais son instrumentalisation et sa récupération américaine (et européenne) s’est effectuée à très grosses ficelles.

    L’étincelle n’est pas venue d’un simple désir d’Europe d’une partie des Ukrainiens, mais de l’implication directe occidentale. Et côté russe, eh bien c’est l’étoupe facile à être enflammée en cas d’étincelle. Il y a donc responsabilité de la provocation d’un côté et de la sur-réaction de l’autre.
    Les occidentaux voulaient ils pousser délibérément la Russie à la guerre pour qu’elle s’y épuise, certains le pensent mais je crois plutôt que les occidentaux ont bêtement cru que Poutine avalerait la couleuvre one more time.



  • Eric F Eric F 14 juillet 18:49

    @Phil

    Attention, la différence est que le pacte de 34 avec la Pologne se limitait à la non agression, alors que celui de 39 avec l’URSS a comporté des clauses secrètes de partage de la Pologne (attaquée des deux côtés), puis un traité germano-soviétique d’Amitié et coopération.



  • Eric F Eric F 14 juillet 18:46

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Attention, critiquer le récit historique ukrainien ne revient pas à dédouaner la coopération de l’URSS avec le nazisme à la période 39-41, ni l’oppression soviétique de la période de la guerre froide. Le problème n’est pas le refus des symboles soviétiques, mais de la célébration en Ukraine de symboles pro-nazis (il n’y en n’a pas dans les pays baltes, en Pologne ou autre)



  • Eric F Eric F 14 juillet 18:33

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Le problème s’était posé dès après Maïdan, à cette époque le néo-bandérisme était intense et s’était exprimé par des mesures hostiles à la culture et langue russe en Ukraine, déclenchant les mouvements contre-Maïdan et séparatistes dans une partie de la population russophone, avec des épisodes de guerre civile. Les dirigeants européens auraient du taper du poing sur la table (pas devant les caméras) ou retirer leur appui.
    Il y a eu le temps entre 2014 et 2022 pour pousser à cette dénazification du récit et des références nationales (surtout après l’échec présidentiel de Porochenko), mais rien de rien, on a fermé les yeux. Cela a donné sur un plateau les éléments du discours russe sur la grande guerre patriotique contre les nazis (en généralisant à toute l’Europe soutenant l’Ukraine).
    Il y a eu aujourd’hui un magnifique défilé du 14 juillet, mais avec une tache historique sur le drapeau ukrainien.

    Par ailleurs, donner à l’aide à l’Ukraine la primauté sur toute autre considération au niveau des dirigeants européens me parait fâcheux, on est en train de rater le virage de l’IA, de l’autonomie énergétique, de l’autosuffisance agricole, de la relocalisation industrielle. Au niveau de la France, le sujet ukrainien n’apparait même pas dans le débat présidentiel, montrant que ce n’est pas la priorité de la population.



  • Eric F Eric F 14 juillet 17:59

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Il ne s’agit pas de légitimer mais expliquer la raison. On peut du reste le prouver par l’absurde : si le mouvement insurrectionnel pro-occidental n’avait pas conduit en début 2014 au renversement du gouvernement en place, la Russie aurait-elle ré-annexé la Crimée ?
    Il faut prendre en considération que l’implication américaine avait été très présente, au point que la vice-secrétaire à la défense était venue sur place soutenir les manifestants (qu’aurait-on dit si un officiel russe était venu soutenir dans la rue les Gilets Jaunes ?). Cette implication directe américaine a constitué une alerte côté russe.
    Par ailleurs le fait que la Russie ait des visées de suzeraineté sur les régions russophones périphériques n’est pas une découverte, on l’avait vu notamment en Georgie, ce n’est pas non plus un secret que comme toute grande puissance militaire elle cherche sa sécurité stratégique. On a provoqué une étincelle dans une région inflammable (la métaphore sera comprise en ces périodes d’incendies).
    Alors l’annexion puis l’attaque, c’est pas bien, c’est affreux, c’est épouvantable ...mais c’était prévisible.

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