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Estelle Floriani

Spectatrice engagée, pour reprendre (en toute modestie) la formule de Raymond Aron, frottée d'un peu de philosophie, je tente de jeter un regard critique sur les réalités politiques et sociétales. Lorsqu'un discours me fait bondir, il m'arrive de sauter sur mon clavier et de proposer mes réflexions, un peu longues, c'est vrai. J'espère toutefois aider ainsi ceux qui ont la bonté de me lire jusqu'au bout à faire une chose, aussi rare que nécessaire : penser. 

Tableau de bord

  • Premier article le 24/04/2020
  • Modérateur depuis le 22/11/2022
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Estelle Floriani 26 juillet 22:25

    La plus grosse ânerie de texte. Merci pour le compliment. L’âne est un animal très subtil et intelligent, contrairement au cheval qui est capable de charger sur les lignes ennemies. L’âne s’arrête et réfléchit. Ses grandes oreilles lui permettent d’écouter, ce qui est un art précieux. Concernant le totalitarisme, vous avez raison : le pouvoir totalitaire est menteur dans son essence comme l’a dit Soljenitsyne, qui savait de quoi il parlait. Menteur, quand il prétend être l’expression du peuple, du peule éternel ou du peuple en marche, selon les cas, alors qu’il le détruit, comme vous le dites.



  • Estelle Floriani 26 juillet 22:14

    Parfait ! Pensons et réfléchissons ensemble.



  • Estelle Floriani 26 juillet 22:12

    Monsieur, levons un malentendu : je ne prône nullement la démocratie. Mon modeste article vise au contraire à relever en quoi Geoffroy de Lagagnerie a raison... avec certains réactionnaires - ce que je trouve particulièrement savoureux.



  • Estelle Floriani 8 août 2024 20:26

     « il peu vraisemblable qu’il se soit inspiré de la version de Bellini » : il fallait bien sûr lire : « il est peu vraisemblable... »

    Pardon à mes lecteurs pour cette malheureuse coquille.

    E.F



  • Estelle Floriani 7 août 2024 20:13

    Je poursuis mes recherches sur le Festin des dieux, revendiqué par Thomas Jolly. Contrairement à ce que je suggérais dans mon article (on écrit toujours trop vite…), il peu vraisemblable qu’il se soit inspiré de la version de Bellini. Cette dernière met en scène les dieux dans une sorte de pique-nique, et non derrière une longue table rectangulaire comme c’est le cas, en revanche, du tableau de Jan Harmensz van Biljert, peint vers 1635-1640. Et chacun pourra constater que cette dernière version ressemble effectivement fort à la scène (sans jeu de mot) créée par Thomas Jolly.

    Or, il est intéressant de lire les explications que propose le musée Magnin de Dijon où l’œuvre est exposée : « Dans le contexte de la Réforme, dans lequel la commande pour les temples avait disparu, l’artiste trouva un stratagème pour peindre une Cène christique sous le couvert d’un sujet mythologique. » "Le Festin des Dieux", audioguide Explication d’autant plus parlante que la table de repas, la position des convives, le satyre dansant, de dos comme est figuré traditionnellement Judas dans les représentations de la Cène, et jusqu’à l’auréole d’or qui encadre le visage d’Apollon au centre, à la place du Christ, évoquent irrésistiblement la fameuse Cène de Léonard de Vinci.

    Nous entrons là dans des subtilités à double tiroirs. Premier degré : le festin des dieux païens, l’apologie de la jouissance sans limites... Second degré : … qui remplace le repas de l’amour où le divin se donne à l’humain. Les éléments patrimoniaux utilisés ne sont donc pas des matériaux bruts, pas plus qu’ils ne sont admirés pour eux-mêmes. Leur fonction est de faire signe - à ceux du moins qui savent décrypter, ou au moins aux concepteurs du spectacle eux-mêmes, pas si incultes, au fond. Vers où ? Vers l’évidence que la signification de la Cène a été absorbée par une nouvelle religion. Ô Pas le vénérable et sublime paganisme de Platon, de Sénèque et de Caton, mais le néopaganisme de l’individu-dieu, fier de lui-même et de son autocélébration sans bornes. 

    « J’ai voulu faire une cérémonie qui répare, qui réconcilie", https://www.marieclaire.fr/l-histoire-du-festin-des-dieux-le-tableau-qui-a-inspire-thomas-jolly-pour-cette-sequence-culte-des-jo,1478977.asp

    affirme Thomas Jolly. Il dit vrai. L’effacement de la tension antagonique entre l’affirmation de l’humain et sa soumission au divin - qui fait toute la fécondité de notre culture - nous rend à l’apaisement lâche de la déculpabilisation satisfaite. 

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