à Jo Mannix (IP:xxx.x67.175.66) le 3 mai 2007 à 14H55
Concernant le nucléaire :
Ségolène Royal : « Savez-vous quelle est la part du nucléaire dans la consommation d’électricité en France ? »
Elle parle de CONSOMMATION
On notera la confusion de Mr Sarkozy qui n’aime pas qu’on lui pose des questions précises mais reproche continuellement l’imprécision (auto-déclarée).
Cette question est correctement rapportée : j’ai vérifié à deux JT.
Un expert répond dans un journal à paraître :
"
Ségolène Royal : « Non, 17% seulement de l’électricité. »
Nicolas Sarkozy : « Ce n’est pas exact, Madame. »
Aucun des deux candidats n’a raison. La part du nucléaire dans la PRODUCTION électrique française n’est ni de 17 %, ni de 50 %. En réalité, les 58 réacteurs nucléaires français fournissaient, en 2005, 78,5 % de l’électricité produite en France. Il s’agit pour le reste des énergies fossiles (11,5 %) et des énergies renouvelables (10 %). Les 17 % avancés par Ségolène Royal correspondent à la contribution du nucléaire à la CONSOMMATION finale énergétique française. Quant aux 50% évoqués par Nicolas Sarkozy, ils sont à rapprocher des 42 % de l’énergie primaire d’origine nucléaire consommée en France en 2005.
"
Même erreur attribuée aux deux candidats par FR2, mais il semble bien que les « experts » n’aient pas compris la question...
Quoi qu’il en soit, les deux candidats ont fait des erreurs mais qui pourrait prétendre ne pas en faire dans d’aussi vastes sujets ?
Personnellement, je m’attache aux commentaires rédigés après-coup bien installés dans un rocking-chair uniquement pour contrôler les colportages de part et d’autre, autrement plus édifiants...
olivierh3 (IP:xxx.x58.112.96) le 3 mai 2007 à 14H46
Vous oubliez que Mme Royal a d’abord réagi sur le droit opposable pour faire entrer les enfants dans les crêches et du droit opposable pour la scolarisation des enfants handicapés dans les écoles : grotesques propositions de Mr Sarkozy qui ose imaginer que les parents entameront des procédures judiciaires, à leur frais, avec le temps d’attente du jugement. D’attente de quoi ? Qu’on laisse entrer à l’école. Et histoire de nourrir quelque avocat, plutôt que de chercher une nounou (premier cas).
Dans quel monde vit-il ce Mr Sarkozy, défenseur de la veuve et de l’orphelin... mais payez d’abord !!
Cet épisode me semble au contraire révélateur du peu de scrupules de Mr Sarkozy qui parvient dans un même temps càd sur le tard à découvrir entre autres la maladie d’Alzheimer, c’est si triste n’est-ce pas ? Non ce n’est pas « la larme à l’oeil » qu’il a, il en est incapable, mais l’arme de l’apitoiement fort à propos.
Ne parlons pas non plus de son étonnement (hors débat, voir RMC) que tant de femmes actuellement demandent la péridurale alors que sa mère, elle, a vécu les douleurs de l’enfantement (quand la péridurale n’existait pas), trouvant, certes, normal aujourd’hui que la médecine pallie... tout ça pour amener la franchise dans la sécurité sociale, passant (son livre Libre) de +70 euros à quelques cents pour remonter ensuite (RMC) cette franchise au gré de ses changements d’humeur.
C’est ce Mr qui exige des précisions de ses adversaires ?
Oui, Mmes, vous qui êtes moins courageuses que sa Moman : grâce à Mr Sarkozy vous aurez droit à moins de douleur mais à vos frais.
D’autre part, confirmé ce soir : les emplois créés par Mme Royal alors que la loi n’existait pas encore ont été supprimés. Ensuite recréés.
Je ne sais pas si cette loi était à l’étude ou pas à l’époque, mais l’engagement de Mme Royal était bel et bien là.
Cessez donc d’extrapoler.
je ne me référais pas au débat mais à l’article.
Si l’on veut se référer au débat, alors il faut aussi se référer à toute la campagne.
Raccompagner une femme flic :
Un collègue tout simplement, terminant au même moment. Oui oui ça existe et c’est facile à mettre en place entre collègues.
Si Mr Sarkozy est capable de s’apitoyer sur commande sur tout (Darfour, femmes battues étrangères etc), le viol des femmes en France ne l’intéresse tout autant que quand ça l’arrange. Lui c’est simple : ça coûte cher (image pour faire court).
Admettez quand même que le fait que deux femmes policier se faisant violer en sortant de leur commissariat démontre à quel point Mr Sarkozy ne fait peur qu’aux téléspectateurs non prédisposés à la violence, et faire rire les autres pour son efficacité en tant que ministre de l’intérieur sortant, grâce à la manipulation médiatique à laquelle il s’est attaché dans le but de faire parler de lui bien avant le lancement de la campagne.
Et bien voilà, maintenant des femmes flics se font aussi violer en sortant du commissariat...
Il aurait pê dû leur accorder de meilleurs cours de self-défense où il excelle verbalement en se plaçant en victime, que dis-je, en vierge effarouchée, chaque fois qu’il est désarçonné.
Il faut avouer aussi qu’avec ses déplacements surprotégés par les CRS et divers, ça manque de personnel ailleurs...
Ce n’est donc pas Mr Sarkozy qui ferait cette proposition, trop occupé à se faire sur-protéger partout où il passe.
Probablement dû à de vieux restes de la tradition machiste en vogue du temps de Freud qui lui, tout savant qu’il était, n’a pu détecter de l’hystérie que chez les femmes.
Vous auriez pu aussi analyser la petitesse de Mr Sarkozy, chipotant régulièrement à son stylo (classique de campagne), fouillant dans ses papiers ou se posant en victime, pardon que dis-je en vierge effarouchée, face au courroux de Mme Royal qui elle doit évidemment rester la Ste Madonne comme au bon vieux temps, alors que c’est ce qui lui fut le plus reproché.
Quand je dis « face » à Mme Royal, Mr Sarkozy fuyant continuellement son regard, s’accrochant à celui de PPDA.
Mr Sarkozy pris en flagrant délit de démagogie sur un dossier que Mme Royal connaît bien : les enfants handicapés ; Mr Sarkozy tentant de s’en sortir avec ses habituelles pirouettes (Mmes Dati et Pécresse étant les deux autres spécialistes du genre), cette fois sur les nerfs de Mme Royal.
On connaît les colères du général de Gaulle que Mr Sarkozy n’aurait certainement pas qualifiées de crise de nerf.
Chez Mr Sarkozy traiter un pan de la population de racaille (à titre d’exemple parmi le florilège), de vouloir les kärcheriser, c’est évidemment viril, comme sur un stade de foot de coupe du monde d’injurier l’adversaire en insultant sa mère ou sa soeur.
Mais Mme Royal, elle, ne peut évidemment pas manifester ses sentiments.
L’époque est venue de faire tomber les stéréotypes sociaux, sexistes.
Perso, ça fait trente ans que je suis en ordre de ce côté.
Bravo à Monsieur Bayrou et Madame Royal pour avoir secoué le cocotier : du site Reuters,
ven. avr. 27, 2007 3:55 CEST
PARIS (Reuters) - Le Syndicat national des journalistes (SNJ) considère la polémique autour de l’organisation d’un éventuel débat entre François Bayrou et Ségolène Royal comme « une entrave insupportable » au devoir d’informer.
« L’arithmétique pointilleuse du CSA d’un côté, le poids des sympathies auprès du candidat Sarkozy de l’autre, font que le devoir d’informer subit une entrave insupportable dans une démocratie », peut-on lire dans un communiqué du syndicat publié vendredi.
« Les concentrations excessives dans la presse française ; les amitiés particulières entre le monde politique et les directions des médias ; la façon dont sont nommés les membres du CSA, jettent la suspicion sur tout un secteur professionnel et constituent une atteinte directe au droit légitime des citoyens d’être correctement informés », ajoute le SNJ, premier syndicat des journalistes.
Face à ce « déni de démocratie », le syndicat plaide pour une « véritable indépendance des médias » et pour l’inscription dans la Constitution du « droit à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante des pressions politiques ».