@Donbar : ce qui m’intéresse ici n’est pas tant le complot (il y en a) que « la théorie du complot », c’est-à-dire l’explication systématique par le complot de tout ce qui nous dépasse.
Par ex., tous les gens qui juste en regardant une vidéo disent que « le policier n’est pas mort », « ce ne sont pas des kalachnikov », etc., etc.
Les plus gros complots sont connus depuis longtemps et n’intéressent bizarrement pas les « complotistes » primaires, car il manque la variable « c’est moi qui ai tout deviné ».
Le complotisme fonctionne car il est attrayant : il transforme « la vie est un long fleuve tranquille » côté Groseille en un épisode de James Bond (les filles avec). On comprend qu’un certain nombre de frustrés s’y engouffrent joyeusement.
le « comploteur » comme vous dites ne veut pas parler. Il veut convaincre. Il y a d’ailleurs renversement de la charge de la preuve quand on parle à un complotiste puisque c’est à celui qui veut discuter de prouver que la théorie fumeuse du complotiste est fausse, ce qui est quand même assez comique.
Mais oui, il ne faut pas mélanger les « sceptiques » et les « complotistes », nous sommes bien d’accord.
Plus sérieusement, bien sûr que les complots existent (la CIA en a réalisé un certain nombre à sa grande époque). Le problème n’est pas là, mais bien de les voir partout...