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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • Fergus fergus 27 avril 2007 13:45

    Les supporters de M. Sarkozy dénient toute légitimité à un débat entre Mme Royal et M. Bayrou au motif que le candidat UDF n’étant pas qualifié, ce genre de débat n’avait sa place qu’au 1er tour. C’est oublier un peu vite qu’à ce moment-là déjà M. Sarkozy refusait tout débat avec les autres prétendants à la qualification, de peur sans doute d’être mis en difficulté sur son très mauvais bilan. Le 1er tour passé, le candidat de l’UMP continue donc de tout verrouiller, et cela par tous les moyens à sa disposition (et ils sont énormes), pour empêcher une réflexion approfondie de l’électorat sur ce qui rapproche ou divise réellement dans les programmes de chacun. Un verrouillage qui se poursuivra, si Nicolas Sarkozy est élu, notamment par un status quo des institutions dont tous les citoyens lucides et tous les politologues se rendent compte qu’elles sont obsolètes, mais qui ont l’énorme avantage de servir les intérêts du parti majoritaire, en l’occurence une UMP érigée en syndicat hégémonique.



  • Fergus fergus 27 avril 2007 09:53

    Le débat Royal-Bayrou a connu, hier, divers rebondissements. Après avoir été envisagé dans le cadre d’une rencontre avec la presse régionale, ce débat est annulé. Le président de l’APQR se défend d’avoir agi sous la pression de M. Sarkozy, mais il a rencontré ce dernier et dirige Nice-Matin, un quotidien qui appartient à M. Lagardère, ami intime de M. Sarkozy. Dès lors, Canal + fait des offres de service. Accepté par Mme Royal et M. Bayrou, le débat est prévu samedi matin sur Canal. Coup de théâtre peu avant 20 heures : la chaîne de télévision renonce, à la demande du CSA, alors que tout était bouclé. Rappel : le CSA est structurellement composé, comme le Conseil constitutionnel ou la Cour des comptes, d’une écrasante majorité de personnalités de droite acquises à M. Sarkozy. A l’évidence, M. Sarkozy et ses amis ont cette fois franchi, et de manière irrémédiable, la ligne jaune. On connaissait l’interventionnisme de Nicolas Sarkozy auprès des médias, soit directement, soit indirectement par l’intermédiaire de ses amis patrons de presse ou de télévision Lagardère, Bouygues ou Dassault, mais jamais encore il n’avait interféré avec un évènement aussi important qu’une campagne présidentielle. Ce matin, François Bayrou a violemment dénoncé sur RTL la collusion des puissances financières et médiatiques avec l’Etat UMP de M. Sarkozy qui entend verrouiller l’information à son profit. Je suis d’accord avec lui et, au moment où le sulfureux Silvio Berlusconi vient officiellement d’apporter son soutien au candidat de l’UMP en qui il se reconnaît, cela ne laisse rien augurer de bon pour les libertés dans notre pays. La presse muselée, la démocratie sera en réel danger. Il importera de ne pas oublier cette grave menace le 6 mai.



  • Fergus fergus 26 avril 2007 11:36

    Comme vous l’avez souligné, à l’évidence M. Bayrou penche du côté de Mme Royal, ne serait-ce que par rejet du projet et de l’attitude de M. Sarkozy. Il a raison, et le rejet par Nicolas Sarkozy de la main tendue par François Bayrou pour un débat d’idées sur l’avenir de notre pays, prouve que le candidat de l’UMP veut en rester à des tractations de couloir avec les élus UDF en vue de les débaucher. C’est son droit, mais cela montre que, contrairement à Ségolène Royal qui accepte le débat en vue de refonder une politique de progrès soucieuse de tenir compte des aspirations des uns comme des autres, Nicolas Sarkozy n’a que du mépris pour tout ce qui sort d’un appareil politique qu’il entend verrouiller, autrement dit du mépris pour tous les électeurs centristes, sans exception, qui ont glissé un bulletin « Bayrou » dans l’urne le 22 avril. M. Sarkozy, pour une fois, nous montre son vrai visage, celui qu’il tente de masquer depuis des mois pour ne pas effaroucher l’électorat, celui d’un homme dur, intransigeant et fermé au dialogue. Le candidat de l’UMP n’est d’ailleurs peut-être pas au bout de ses difficultés. S’il est vrai qu’il a réussi un très bon score le 22 avril et a nettement devancé Ségolène Royal, il ne l’a fait qu’au prix d’un alignement sur de nombreuses idées frontistes, dont certains franchement nauséabondes. M. Sarkozy s’est du même coup enfermé dans une logique de droite sécuritaire et identitaire très dure dont il aura bien du mal à s’extirper pour partir à la conquête des électeurs du centre, horrifiés par ce positionnement contraire à leur éthique. Déjà, la plupart d’entre eux se refusent (à l’image de M. Bayrou) à un vote Sarkozy qui les enfermerait dans une société dont ils ne veulent pas. Beaucoup rallieront Ségolène Royal, infiniment plus compatible à leurs yeux, à moins que M. Sarkozy ne recentre fortement son discours de 2e tour en rupture avec celui du 1er. Il pourrait alors colmater l’hémorragie centriste, mais au prix d’une défection de son électorat frontiste. M. Sarkozy est désormais sur le fil du rasoir, et son mépris affiché hier envers les électeurs de M. Bayrou ne laisse rien augurer de bon pour lui.



  • Fergus fergus 26 avril 2007 11:34

    Comme vous l’avez souligné, à l’évidence M. Bayrou penche du côté de Mme Royal, ne serait-ce que par rejet du projet et de l’attitude de M. Sarkozy. Il a raison, et le rejet par Nicolas Sarkozy de la main tendue par François Bayrou pour un débat d’idées sur l’avenir de notre pays, prouve que le candidat de l’UMP veut en rester à des tractations de couloir avec les élus UDF en vue de les débaucher. C’est son droit, mais cela montre que, contrairement à Ségolène Royal qui accepte le débat en vue de refonder une politique de progrès soucieuse de tenir compte des aspirations des uns comme des autres, Nicolas Sarkozy n’a que du mépris pour tout ce qui sort d’un appareil politique qu’il entend verrouiller, autrement dit du mépris pour tous les électeurs centristes, sans exception, qui ont glissé un bulletin « Bayrou » dans l’urne le 22 avril. M. Sarkozy, pour une fois, nous montre son vrai visage, celui qu’il tente de masquer depuis des mois pour ne pas effaroucher l’électorat, celui d’un homme dur, intransigeant et fermé au dialogue. Le candidat de l’UMP n’est d’ailleurs peut-être pas au bout de ses difficultés. S’il est vrai qu’il a réussi un très bon score le 22 avril et a nettement devancé Ségolène Royal, il ne l’a fait qu’au prix d’un alignement sur de nombreuses idées frontistes, dont certains franchement nauséabondes. M. Sarkozy s’est du même coup enfermé dans une logique de droite sécuritaire et identitaire très dure dont il aura bien du mal à s’extirper pour partir à la conquête des électeurs du centre, horrifiés par ce positionnement contraire à leur éthique. Déjà, la plupart d’entre eux se refusent (à l’image de M. Bayrou) à un vote Sarkozy qui les enfermerait dans une société dont ils ne veulent pas. Beaucoup rallieront Ségolène Royal, infiniment plus compatible à leurs yeux, à moins que M. Sarkozy ne recentre fortement son discours de 2e tour en rupture avec celui du 1er. Il pourrait alors colmater l’hémorragie centriste, mais au prix d’une défection de son électorat frontiste. M. Sarkozy est désormais sur le fil du rasoir, et son mépris affiché hier envers les électeurs de M. Bayrou ne laisse rien augurer de bon pour lui.



  • Fergus fergus 25 avril 2007 14:50

    J’ai entendu au journal de 13 heures de France-Inter une interview de François Bayrou, réalisée en 2003 par Sud-Ouest, qui circule sur le Net. On y apprend de la bouche même du candidat de l’UDF que Nicolas Sarkozy avait alors (dans la maison pyrénéenne de Jacques Chancel) proposé une alliance (en l’occurence une trahison en bonne et due forme) à François Bayrou pour dégommer celui que M. Sarkozy appelait le « vieux » Jacques Chirac. M. Bayrou, choqué par le caractère manipulateur, déloyal et irrespectueux de la proposition, avait sèchement éconduit son interlocuteur. Questionné à ce sujet, un journaliste a reconnu avoir été, comme nombre de ses confrères, tenu au courant de l’affaire sans que celle-ci soit relayée par les médias. Sans doute un oubli ! Quoi qu’il en soit, voilà qui édifiera le public sur la pureté des intentions de M. Sarkozy. Seuls les lecteurs de Marianne et les observateurs habituels de la vie politique ne seront pas étonnés de cette fourberie supplémentaire du candidat de l’UMP.

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