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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • Fergus fergus 10 janvier 2008 09:20

    Il existe une autre explication qui commence à émerger (et à sérieusement déranger) sur la surprenante déclaration de Sarkozy : supprimer la publicité sur les chaînes publiques conduira à l’évidence (De Carolis en est conscient) à de graves difficultés de financement pour celles-ci, et contraindra de facto le groupe France-Télévision à réduire la voilure. Autrement dit à s’amputer d’au moins une chaîne qui serait alors privatisée.

    Un homme se tient prêt à saisir cette opportunité : M. Bolloré, déjà propriétaire de Direct 8 sur la TNT et qui ne cache pas son très vif désir de jouer dans la cour des grands de l’audiovisuel. Mais au fait, Bolloré, n’est-ce pas l’homme qui prête généreusement son yacht et son jet à celui qui, au final, aura le dernier mot dans cette affaire, un certain... rappelez-moi son nom... Sarkozy Nicolas.

    Un Sarkozy qui pourtant, il y a quelques semaines, se disait prêt à... augmenter le quota de publicité de France Télévision, allez comprendre ! Que faut-il en penser ? Doit on voir derrière Sarkozy-Bolloré... le syndrome Roux-Combaluzier ?



  • Fergus fergus 9 janvier 2008 13:03

    On savait, par quelques indiscrétions, que Sarkozy, paniqué à l’idée d’affronter la présidentielle en tant que célibataire, avait âprement négocié avec Cécilia et son avocat le retour de la fugueuse pour la fin de campagne et le début du quinquennat. On a aujourd’hui la preuve que le rafistolage de leur relation n’était qu’un leurre destiné à endormir la population en laissant croire à un couple à nouveau uni. L’annonce du mariage prochain de Cécilia Albéniz et Richard Attias, le publicitaire avec lequel elle s’était enfuie, tord en effet définitivement le cou au bobard de la réconciliation Nicolas-Cécilia du printemps dernier. Un tel niveau de manipulation et de comédie pathétique de la part des intéressés, y compris le complaisant Attias (à quel prix ?) me donne la nausée et le dégoût de la chose politique, orchestrée par des Machiavel au petit pied. Sarkozy prônait durant la campagne une transparence totale et prétendait rompre avec les agissements de ses prédécesseurs ; non seulement il prolonge ces turpitudes, mais leur donne un contenu sordide. 



  • Fergus fergus 22 décembre 2007 11:56

    Depuis son élection, Sarkozy me fait l’effet d’un adolescent narcissique qui, pour parler trivialement, « ne se sent plus pisser » de jouer dans la cour des grands. Grisé par la présidence, il en fait des tonnes, au point de diluer la dignité de sa fonction dans une approche show-biz permanente, caractérisée par les paillettes, le luxe tapageur et l’affichage avec des pipoles dont la proximité avec le chef d’Etat est pour le moins surprenante, à l’image de Jean-Marie Bigard, curieux mélange de bigot et de pornographe.

    Autre caractéristique de Sarkozy, cette manie qu’il a de toujours tripoter, à un moment ou à un autre, ses interlocuteurs, y compris le pape, Bush ou Poutine. Sans doute pour montrer, consciemment ou pas, qu’il s’est hissé à leur niveau et fait partie des maîtres du monde. Mais je ne suis pas psychanalyste et ce constat n’engage que moi. Il n’en est pas moins partagé par nombre des personnes qui m’entourent, y compris de droite, et qui assistent avec effarement au délirant brouillage de la chose politique par les futilités et les gamineries imposées par un président plus berlusconien que Berlusconi lui-même.



  • Fergus fergus 22 décembre 2007 11:55

    Depuis son élection, Sarkozy me fait l’effet d’un adolescent narcissique qui, pour parler trivialement, « ne se sent plus pisser » de jouer dans la cour des grands. Grisé par la présidence, il en fait des tonnes, au point de diluer la dignité de sa fonction dans une approche show-biz permanente, caractérisée par les paillettes, le luxe tapageur et l’affichage avec des pipoles dont la proximité avec le chef d’Etat est pour le moins surprenante, à l’image de Jean-Marie Bigard, curieux mélange de bigot et de pornographe. Autre caractéristique de Sarkozy, cette manie qu’il a de toujours tripoter, à un moment ou à un autre, ses interlocuteurs, y compris le pape, Bush ou Poutine. Sans doute pour montrer, consciemment ou pas, qu’il s’est hissé à leur niveau et fait partie des maîtres du monde. Mais je ne suis pas psychanalyste et ce constat n’engage que moi. Il n’en est pas moins partagé par nombre des personnes qui m’entourent, y compris de droite, et qui assistent avec effarement au délirant brouillage de la chose politique par les futilités et les gamineries imposées par un président plus berlusconien que Berlusconi lui-même.



  • Fergus fergus 20 décembre 2007 10:24

    Excellent article. Dommage qu’il n’aborde pas l’écrasante responsabilité des médias dans l’émergence, largement favorisée par les politiques, d’une société de paillettes, de fric facile et de pipoles.

    Une société d’apparences et de valeurs dévoyées où l’on fait disparaître le chirurgien, la biologiste ou le sociologue derrière l’animateur en vogue, la top-model « up-to-date » et le surdéveloppé du deltoïde.

    Une société où la diffusion d’un Cyrano de Bergerac ramasse une gamelle quand « les 100 plus belles paires de fesses » fait un triomphe. Noyés sous des avalanches de débilité, d’insipides produits formatés et de « vies de rêve » souvent fabriquées de toutes pièces, les Français s’éteignent à la critique politique et à l’action syndicale. Faute de temps, faute de force morale, faute de solidarité. Désormais, soit ils s’identifient aux dominants et prennent fait et cause pour eux en espérant récupérer des miettes de leur pouvoir et (qui sait ?) se hisser au niveau de leurs idoles, soit ils s’écrasent dans leur coin, persuadés de leur médiocrité et de l’inéluctabilité de leur destin.

    L’évolution vers un pouvoir abolu, dont nous sommes effectivement menacés dans ce pays par un chef d’Etat aux tentations de prince-président, n’est pas un hasard : elle passe par une collusion politico-médiatico financière dont nous risquons, si nous ne sommes pas capables de nous ressaisir collectivement, de payer le prix fort !

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