Vouloir accorder un sens à la vie revient à s’en remettre à quelque chose d’extérieur, un créateur qui lui donnerait un rôle, une mission, une intention… Ceux qui affirment cela n’en font pas la démonstration, pas plus que pour la supposée existence de dieu (*).
Lorsqu’un être humain naît ou meure, cela a autant d’importance pour la nature que l’éclosion d’un œuf de fourmi ou de sa mort : ce n’est qu’une recomposition de l’organisation des molécules.
Rechercher une cause extérieure à la vie montre l’incapacité à penser que la matière peut s’auto-réguler. Pourtant, du moindre atome aux systèmes astro-planétaires en passant par toutes les formes du vivant – individuelles ou sociales –, la matière est auto-régulée.
Ce que certains appellent « spiritualité » n’est que la tentative des religieux de donner une explication à la pensée.
Dans les définitions de la laïcité par les écolos, il y a des inexactitudes flagrantes :
La laïcité n’a pas pour objet d’être « susceptible de faire cohabiter, dans un même espace et dans le respect de chacune d’elles, des religions et des cultures différentes, et de garantir l’accès de tous sans distinction à une citoyenneté responsable ». La loi de 1905 indique, dans son article 2, que la République ne reconnaît aucun culte. Donc ce ne sont pas les religions qui peuvent cohabiter, mais les citoyens. (Entretenir la confusion dans de domaine est une malhonnêteté intellectuelle). Le but de cette loi était de rassembler les citoyens après l’Affaire Dreyfus qui a divisé le pays entre catholiques anti-dreyfusards, et les laïques dreyfusards. Il s’agissait de rétablir l’égalité et l’unité des citoyens, supprimées par le concordat de 1801.
La laïcité n’empêche pas et n’a jamais empêché l’exercice des cultes. La loi précitée n’a fait que reléguer les religions dans le domaine strictement privé et avait supprimé le budget des cultes. Les différentes cultures des immigrés continuent de cohabiter sans obstacles.
L’expression « laïcisme » est d’origine vaticane. On peut donc en déduire que nos écolos sont plus du côté des religions que de la république laïque. Ce n’est pas surprenant quand on se souvient que Bovet avait indiqué dans une interview que son livre de chevet était les évangiles. C’est son droit le plus strict, mais on peut douter de sa ferme intention de défendre la laïcité institutionnelle.
Le communautarisme est l’inverse de la République, une et indivisible. Avec le communautarisme, notre pays ressemblerait au Liban (avec sa guerre civile), aux USA (avec ses émeutes raciales), etc.
L’appartenance religieuse n’est pas générale chez tous les citoyens, et la privilégier, c’est faire de la discrimination envers ceux, majoritaires en France, qui ont rejeté cet asservissement.
L’écologie politique (contraire à l’écologie scientifique) est une idéologie rétrograde et réactionnaire qui utilise un vocabulaire néo-contestataire, comme à plusieurs reprises au cours de l’histoire.
Dans votre commentaire touffu du film « fantastique », vous parlez de Sarlat. Or, cette ville n’a pas de bloc opératoire en cardiologie car elle ne compte que douze mille habitants (je connais : j’habite à proximité). Les malades cardiaques sont stabilisés et envoyés à Toulouse pour toute intervention sérieuse comme la pose d’un « stent » par voie artérielle.
Il est évident que les prétendues expériences dont vous parlez font partie des croyances irrationnelles (que chacun est libre d’avoir, évidemment), qui n’ont jamais été prouvées scientifiquement, c’est-à-dire pouvant être répétées expérimentalement, en laboratoire sous contrôle d’instruments de mesure et soumis à des équipes de chercheurs dans divers pays.
Sinon, tout le reste n’est qu’élucubrations sans fondement, surnaturelles, c’est-à-dire en dehors des lois de la nature.
Je réagis au commentaire que vous avez fait à mon message de doute.
Vous parlez de « preuves scientifiques » à propos d’une conscience délocalisée lorsque le cerveau est vidé de son sang.
Le témoignage d’un seul médecin anesthésiste, à mon avis, ne suffit pas pour établir une certitude scientifique. Quels instruments de mesure ont été utilisés pour contrôler cette conscience délocalisée ? Quelle quantité d’énergie émet la conscience (ou consomme-t-elle) pendant cette période ?
Où sont ces preuves ? Quand ont-elles été publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture (comme « Science » ou « Nature ») ?
Comment la conscience pourrait-elle continuer d’exister sans la circulation sanguine qui est l’« énergie » de cet organe ? Lors des interventions chirurgicales en cardiologie, une circulation sanguine extérieure est mise en place pour maintenir l’irrigation du cerveau, cela sous peine de d’arrêt définitif de tout le système.
Ce dont vous parlez est appelé « âme » par les croyants – âme dont l’existence est aussi prouvée que celle de dieu, des djinns, des lutins ou de la licorne verte à pois bleus, et dont la « survie » après la mort tient de l’œuvre du saint-esprit.
Personnellement j’ai subi une intervention cardiaque il y a plus de dix ans et je vous assure que j’ai dormi comme un bébé, sans aucun rêve pendant les 24 ou 25 heures qu’ont duré l’intervention et le réveil.
L’idée d’une vie après la mort est tout aussi inconsistante que l’existence de dieux. Il ne peut pas y avoir de preuves dans ce domaine où rien de tangible ne peut exister.
Il ne s’agit que du fruit de l’imagination de certains qui n’acceptent pas que la vie d’arrête définitivement pour chaque être vivant, à un moment donné.
Pourquoi les tenants de cette illusion ne font-ils pas aussi « revivre » les animaux de compagnie, les insectes, les oiseaux et les végétaux ? Parce que l’homme serait extérieur à la nature ? Parce que l’homme aurait une spécificité autre que celle d’un mammifère comme les autres ?
Ce n’est pas l’athéisme qui nie cette hypothèse, mais la simple logique.
La spiritualité est l’autre mot de la croyance au surnaturel. Chacun de nous a le droit de rêver. Mais ces rêves, des fantasmes, ne peuvent plus êtres imposés à tout le monde. Et surtout être présentés comme le reflet de la vérité.