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ferrassie

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Derniers commentaires



  • ferrassie 22 février 2012 20:10

    JL1, Je suis quasiment un petit nouveau ici. Mais personne ne peut m’interdire quoi que ce soit, du moment que je respecte les règles de bienséance propres à ce forum.



  • ferrassie 22 février 2012 20:03

    Non, le gourou, comme il est végétarien, il est aux herbes parfumées.



  • ferrassie 22 février 2012 15:47

    Comment un laïque peut-il accepter la circoncision des nourrissons mâles pour des raisons religieuses ? Comment un laïque peut-il accepter les mutilations sexuelles infligées à des fillettes pubères pour les mêmes raisons ?

    A quand une campagne contre les maltraitances d’enfants pour des (dé)raisons religieuses dans notre pays ? A-t-on peur d’être traités d’antisémites ? ou d’antimusulmans ? Il ne s’agit pas d’idéologie mais de santé publique, d’actes de barbarie, de cimes passibles des cours d’assises (art. 309 et 310 du code pénal).


  • ferrassie 22 février 2012 15:09

    A Scual et JL1,


    Les mots en “isme” caractérisent une idéologie. Le cléricalisme en est une qui tend à faire intervenir les clercs dans la vie politique. Il ne faut pas avoir peur des mots. Ceux précédés du préfixe “anti” ne sont pas forcément mauvais. Je pense à antimilitarisme, par exemple ou antipodes.

    Le cléricalisme ne se confond pas avec l’ensemble des clercs. Seuls quelques-uns d’entre eux (les héritiers des “prêtres réfractaires” de la Révolution française) le sont et voudraient restaurer l’ordre ancien où ils jouaient un rôle important (l’énumération des ordres était : noblesse, clergé, tiers état. C’est la noblesse qui jouait le rôle de premier plan, avec le roi, pas le clergé). Le mot “politique” se rapporte à la “polis” grecque, la “cita” romaine, la vie publique. Les prêtres n’ont rien à y faire. Ils doivent rester dans leurs temples et s’occuper des affaires spirituelles, des fantasmes immatériels.

    La laïcité anti-musulmane s’appelle de la discrimination à l’égard d’une religion déterminée. C’est tout le contraire de la laïcité (et de la République – la “res publica” – la chose publique).

    A la lecture des commentaires, je me rends compte que pratiquement personne n’a lu la loi de 1905. Elle est pourtant assez courte : elle ne fait que 12 pages A4. On peut la trouver sur ce lien : http://www.legifrance.gouv.fr/texte... Il vaut mieux discuter de choses connues de tous.

    Dans cette loi, si les mots église et religion ne sont pas cités, le mot “tolérance” ne l’est pas non plus.

    Quand un incident ou un malentendu se fait jour à propos de la laïcité, il suffit de relire la loi pour trouver le moyen d’aplanir les divergences. Ce n’est certes pas la panacée universelle, mais cela rappelle simplement les principes.

    Lors de la discussion de la loi à l’Assemblée nationale, entre mars et juillet 1905, il y avait deux prêtres (en soutane) qui siégeaient sur les bancs de la Chambre des députés. L’abbé Gayraud (du Finistère) et l’abbé Lemire (du Nord). Tous deux ont évidemment voté contre la séparation. Jusqu’au chanoine Kir, il y a eu des prêtres en tenue sur les sièges de l’A.N. Mais ils ne représentaient que leurs électeurs, pas le clergé tout entier ou le Vatican, que leurs mandants.

    Focalix, le socialisme et le communisme ne sont pas “directement issus” de l’œuvre de Marx. Babeuf, Blanqui, et d’autres l’ont précédé dans l’élaboration de ce projet. Marx (qui était juriste, philosophe – docteur en philosophie – et économiste) n’a fait que mettre en forme des théories incertaines.

    Il y avait déjà eu séparation de l’église et de l’Etat en 1793. L’idée n’est pas nouvelle.

    Les clergés, tous les clergés sont toujours du côté du manche. Il suffit de voir quels sont les obstacles dans la lutte pour la liberté des révolutions du Maghreb et des pays arabes : les imams et les barbus religieux.

    Je bouffais du curé, mais maintenant je varie les plaisirs, je bouffe aussi du rabbin, de l’imam, du pasteur, du gourou… il n’y a pas de petit plaisir !



  • ferrassie 22 février 2012 00:58

    La laïcité, en France, résulte de la loi du 9 décembre 1905, qui était et est encore une loi anticléricale. Le cléricalisme, puisque vous aimez les définitions, est la propension du clergé (des clercs) de se mêler des affaires publiques. Le 15 janvier 1850, lors de la discussion de la “loi Faloux”, Victor Hugo s’adressait aux députés de droite en disant « Messieurs les cléricaux ! » 

    La laïcité est donc anticléricale, qu’il ne faut pas confondre avec antireligieuse. Pour ma part, je suis fermement anticlérical et m’insurge contre le fait que les comités d’éthique, par exemple, sont pratiquement intégralement constitués de croyants affichés comme tels.

    Il est évident que si les prêtres n’ont pas à se mêler des affaires publiques, les autorités de l’Etat n’ont pas non plus à se mêler des affaires religieuses, or, le ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy, a mis en place le Conseil français du Culte musulman (2003) et s’est largement investi dans son organisation. C’est tout à fait contraire à l’esprit de la loi de 1905 qui imposait la réciprocité dans l’indépendance de la gestion des institutions.

    La loi précitée indique (Art. 2) que : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] »

    Les cantines scolaires publiques devraient s’abstenir de servir des repas halal ou casher car cela est contraire à l’article 2 précité par le simple fait de financer – sur des fonds publics – les contrôles par les rabbins ou les imams des rites d’abattage.

    Pour ce qui concerne les restaurants privés, il suffit que le consommateur soit averti de la nature de la préparation des repas.

    Les prières ou toutes autres manifestations religieuses sur la voie publique sont et restent interdites, sans autorisation expresse du préfet (art 27 de la loi de 1905). Si cela a pu perdurer, c’est par manque de fermeté des autorités ou laxisme politique (ou les deux).

    La République est une et indivisible (Art. 1er de la Constitution). Depuis le 1918, l’Alsace et la Moselle sont réintégrées dans le territoire national, mais, curieusement, ces trois départements ont conservé le statut concordataire qui existait avant 1905 (à ce moment, ces départements étaient sous domination allemande après la défaite de Sedan 2 septembre 1870). De plus, la Guyane applique une sorte de concordat dont la seule église catholique est bénéficiaire (les prêtres sont rémunérés par l’Etat et l’ensemble des frais d’entretien et de construction des édifices religieux sont assurés sur les fonds publics). République une et indivisible ? Espérons que ces anomalies vont être annulées par le prochain gouvernement.

    Lors des débats qui ont précédé le vote de la loi de séparation des églises et de l’Etat, (48 séances à l’Assemblée nationale et 21 au Sénat), les députés de droite comme de gauche s’entendaient à dire que cette loi avait autant d’importance politique, sociale économique et juridique que la Révolution française. Et, sur 38 millions d’habitants – dont 37 millions de catholiques – cette loi a été votée à la majorité de 341 voix, contre 234 et 13 absents (à l’Assemblée nationale), soit 69 %.

    Encore deux choses. Le mot “religion” n’est pas cité une seule fois dans la loi. Seul le mot “culte” est retenu. Le mot “église” n’indique que les édifices. Enfin l’expression “le vivre ensemble” est une expression récente et est directement issue du vocabulaire religieux (catholique, évidemment), pour faire oublier le contenu historique et politique du mot laïcité. La loi de 1905 a eu pour but d’unifier les citoyens français (qui s’étaient violemment divisés pendant l’Affaire Freyfus – de 1894 à 1906) et d’assurer leur égalité devant la loi (certains citoyens – catholiques – étaient plus égaux que d’autres).

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