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  • ffi ffi 21 juillet 2010 18:17

    @ L’auteur :
    Il y a aussi « les solutions faces à la crise », d’une tonalité un peu nouvelle. Je suis sûr qu’elles ne jureraient pas dans votre prochaine analyse « sur pièce ».



  • ffi ffi 17 juillet 2010 12:48

    Je pense que votre tentative de tout définir objectivement est vouée à l’échec. Le vivant n’a rien d’objectif, il est complètement subjectif.

    Pour tout sujet, la capacité d’avoir un jugement moral est éminemment important, essentiel. Il ne fait pas que l’hériter, tel une connaissance, mais il y réfléchit. La morale d’un homme n’est et ne peut être que sa propre création personnelle, puisque tout ce qu’il voit et entend, il l’interprète.

    Maintenant certains réfléchissent, tandis que d’autres attendent une recette, une formule magique.

    Mais, je n’avais évoqué, il est vrai que la distinction, Moi / Toi, distinction de fait qui fonde toute la morale.

    Pour en venir à l’aspect culturel contemporain, la morale, les us et les coutumes d’un peuple sont des créations très longue et la langue les transporte très loin. Le « putch » contemporain sur la morale consiste à promouvoir une société multi-culturelle (donc multi-morale). Or des peuples aux cultures divergentes, s’ils veulent s’entendre, devront fonder un nouvel arrangement. Or, comme par magie, il y a un qui est déjà disponible : c’est la morale de la culture marchande, promue par la pub, Hollywood et autres médias. Elle paraît ainsi comme nouvelle morale universelle, bien qu’elle ne soit qu’universellement matraquée.

    Il est donc faux, à mon avis, de dire que tel mystérieux mécanisme déterminisme objectif a transformé la morale. C’est le mondialisme qui a constitué à déstabiliser les sociétés tout en matraquant les esprits de nouveaux codes moraux. C’est issue d’une stratégie.

    Mais, de ces codes moraux, en vérité, personne n’en a hérité, ce n’est qu’une bulle médiatique, du flan, que les organes de propagande nous donne à percevoir. Seuls les conformistes (ados, jeunes enfants, adulescent) s’y laisse prendre.

    Je vous laisse donc spéculer sur l’impression que vous fait la propagande.
    Bonne journée.



  • ffi ffi 17 juillet 2010 08:19

    Plus fondamentalement, tu sembles confondre le problème du dogme, et celui du processus mental, nécessaire à chacun, pour avoir le moral. Le premier est un programme de machine à laver, kit-à-penser pour perroquet narcissique, le second est l’oeuvre d’un être libre d’esprit.

    Il suffit de constater la quantité d’anti-dépresseur consommée, pour comprendre que la définition contemporaine de la morale est complètement erronée. Faudrait peut-être voir du coté des catéchismes médiatiques contemporains...



  • ffi ffi 17 juillet 2010 07:48

    Ben je ne suis pas persuadé justement que l’incertitude engendre la soumission. Si l’homme est prêt à combattre pour en sortir, cela ne devrait pas être le cas.

    Sur le problème de la séparation.
    Je te vois, Tu me vois. Nous sommes chacun des individus, naturellement séparés.
    Maintenant, si Je prends conscience de Toi, ce n’est pas une exclusion, c’est une abstraction (abstrare : tirer hors de). En effet, Je peux prendre conscience de Moi. Pourrais-je m’exclure de moi-même ? Au sujet d’une relation avec autrui, Je vais prendre conscience de Toi, et de Moi si Je réfléchis, ce qui est une abstraction, pour en ressentir ou de l’amour (attirance), ou de la haine (répulsion), ou de l’indifférence (neutralité), pour la relation en question selon certains critères de jugement.

    D’où l’intérêt de s’instruire en ces matières, tant dans la prise de conscience, que dans la réponse à apporter à cette prise de conscience.

    En fait, ton raisonnement consiste à nier l’individualité, par peur de l’exclusion (ceci est très politiquement correct), alors que l’autre est pourtant un fait, indiscutable. Faire ainsi interdit de prendre conscience de l’Autre et, par ricochet, de Soi. L’autre n’est pas nécessairement gentil, ni méchant (ni conscient d’ailleurs), mais il a nécessairement une volonté, et c’est avoir la tête sur les épaules que de vouloir s’instruire pour savoir en juger et savoir qu’y répondre.

    De toute façon, inutile d’espérer être invisible à la multitude des yeux du monde qui t’observent et te jugent, c’est un fait inévitable.

    De plus, sache que certains, s’ils te voient faible, vont jouer de ton hypocrisie et de ta volonté de faire bonne figure, pour te manipuler et t’asservir. Ainsi est la vie. On peut le nier, mais c’est périr.



  • ffi ffi 17 juillet 2010 03:03

    @ Franz Ferdinan von Fritzen Souchern

    Si Nietzsche n’avait plus le moral, c’est précisément qu’il s’est lui-même déconstruit, décomposé de l’intérieur. En prenant conscience de lui-même, il s’est haït, se déconstruisant, alors que s’il s’était aimé, il se serait reconstruit. Bref, il avait l’esprit un peu malade.

    La Morale, au-delà de l’expression « faire la morale à », c’est surtout la science du Bien, c’est-à-dire que c’est l’ensemble des connaissances qui permettent d’avoir une opinion sur les actions d’autrui et aussi des siennes propres sous l’aspect du Bien.

    Ces connaissances, elles sont ce que l’on appelle classiquement « les humanités ». Il y a des trésors d’exemples de comportements déviants dans la littérature classique (fables, Molière).

    Ces connaissances ne visent pas du tout à obéir, mais « à prendre conscience de l’intention d’autrui », ce qui permet de décider par soi-même comment agir (en s’aimant) dans telle ou telle situation.

    On peut toujours nier l’intérêt d’avoir une science pour tel ou tel art, mais je doute que les réalisations qui en découlent soient de grande qualité. On peut toujours s’essayer de faire un moteur en violant tous les principes de la thermodynamique, ou un avion en violant tous les principes de l’aérodynamique. En général, le résultat est assez médiocre.

    Bref, Nietzsche semble vouloir voir la morale comme un assujettissement, alors qu’il faut la considérer comme une libération. En effet, avoir les repères moraux est essentiel pour pouvoir détecter l’intention d’autrui à notre endroit. Du point de vue de l’univers physique, le phénomène est identique, si nous sommes assujettis à ses principes, à savoir comment il veut fonctionner, s’en libérer consiste à connaître ceux-ci et non pas à les nier.

    Par le Tartuffe, l’on sait repérer l’hypocrite.
    Par la fable du « Corbeau et du Renard », on sait repérer la flatterie.
    ...
    Mais évidemment, un peuple sans culture est tellement plus facile à asservir.

    Contrairement à Nietzsche, je dois conclure que c’est l’absence de culture morale chez un être qui le fait accepter d’être soumis.

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