Oui, un peu le rôle de la religion en d autres temps.
La grève s est tellement insitutionalisée que cette grande messe ressemble aux rassemblements dominicaux où les prètres répètent leur évangile en n espérant plus réveiller leur auditoire à moitié endormi. Tout comme la disparition progressive des ouailles, les pontifs syndicaux voient leurs rancs s éclaircir puisque la vie les a quitté, que leur métier est devenu alimentaire.
En effet, la dictature des bons sentiments nous avait amené à un affaiblissement et une capitulation quasi immédiate , ne laissant d autre choix que subir l époque. Les 30 piteuses sont assez similaires et si nous ne voulons pas subir la loi de nos créanciers asiatiques, il nous faut sortir de notre torpeur bien pensante pour nous donner les moyens de notre indépendance.
Les grèves de fonctionnaires en France sont un phénomène récurrent, ils n ont donc plus aucune importance politique et ne sont remarquables que pour les contribuables ayant besoin du service public ce jour là. Cela est pris avec une sorte de fatalisme infraliminaire, un peu comme les innondations dans le Sud de la France à l automne. Un maronnier que même les journalistes les plus engagés ont du mal à nourrir de passion.
J écoutais les représentants syndicaux rémunérés par France 5 pour intervenir dans leur émission quotidienne. Même eux reconaissaient l inutilité de cette grève face à l implacable réalité de la crise du crédit, mais bon, il fallait bien faire acte de présence...