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filou51

27 ans, humaniste

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Derniers commentaires



  • filou51 8 mars 2007 15:16

    L’UDF est un parti de gouvernement, qui dirige des conseils généraux avec l’UMP, qui dirigeait des conseils régionaux avec l’UMP qui a toujours travaillé avec l’UMP, plus ou moins main dans la main. Ceci, Monsier Bayrou ne veut pas le laisser dire car il sait tres bien que son ascension tient à son positionnement anti-système similaire à celui de M Le Pen. La seule bonne raison de voter François Bayrou serait que celui-ci se décide réellement à casser le système : convoquer une assemblée constituante qui instituerait une république parlementaire, la proportionnelle,un Sénat des Régions, reprenant in fine la plupart des propositions de la VI republique de Montebourg et Peillon
    - remettre le pouvoir en jeu lors des législatives après le dépecage des deux principaux partis que représenterait sa victoire. Ceci serait aller au bout de sa logique.

    Suis je sourd ou Monsieur Bayrou n’en parle pas ?

    Ségolène Royal ne va pas au bout de sa logique de modernisation car elle est bloquée par une parti du PS, Sarkozy reve d’un régime présidentiel sans contre pouvoir, qu’est ce qui empeche Bayrou de vouloir refondre les institutions qui contiennent en elle-même le bipartisme qui est sacralisé par le second tour de l’election présidentielle ?

    Peut etre Monsieur Bayrou est il finalement un homme politique comme un autre, un homme qui reve de pouvoir plus que de changement ?



  • filou51 14 février 2007 15:57

    Comment ne pas etre d’accord avec de telles affirmations. Tout ce qui est hors du service marchand releve de la compétence de l’Etat et tout ce qui est marchand de la sphère de l’économie. La seule limite de compétence relève des industries de reseau, vous avez d’ailleurs parfaitement identifiées les autoroutes. Donc la question se pose réellement de savoir à qui confier le monopole de la distribution d’eau, de gaz ou d’electricité, sachant que seuls des conventions longues peuvent intéresser des entreprises et que l’experience montrent qu’elles ne sont pas rentables pour l’utilisateur final.

    Autre point dont vous ne parlez pas, quid de la solidarité ?

    Que les assurances sociales, chomage, vieillesse, santé soient gérées par des compagnies privées ou par des administrations est un point moins central que celui de leur caractere obligatoire ou non. Ce caractère obligatoire est une définition d’une société développée : une société qui définit les droits d’accès aux soins et à une fin de vie décente comme des droits universels.

    Ces cotisations représentent 20% des prélevements obligatoires en France, je ne vois pas du tout comment vous comptez les financer, ou alors comme vous les voulez gerer par des compagnies privées, vous considerez qu’ils sortent de l’assiette des prelevements obligatoires ?

    Voici les deux points sur lesquels j’aimerais que vous vous exprimiez plus longuement, les autres etant a mon sens des points d’entente entre un homme qui se definit liberal et un autre humaniste.



  • filou51 5 février 2007 11:32

    Ayant bien compris l’ambition de notre rédacteur : développer le PV en France et en faire un secteur de pointe, je me demande dans quelle mesure les incitations actuelles favorisent ce développement. Certes, le nombre d’installateurs augmente mais les matériels installés sont tous d’origine étrangère. De plus, les fonds engagés servent aujourd’hui à payer des panneaux solaires au prix fort en raison de la pénurie mondiale, les profits pharamineux des constructeurs et de tous les acteurs du secteur qui vivent dans tous les pays des rentes de l’Etat. Par le passé, l’Etat, en France, ou des entreprises dans d’autres pays investissaient dans des technologies pour leur lancement, vous produisiez à perte avant l’atteinte du fameux point mort, aujourd’hui, vous n’êtes pas concurrenciels alors vous etes aidés, ce n’est pas du tout une voie pour permettre un développement sain de la filière à mon sens. De plus, vu la puissance des acteurs allemands et japonais, peut-être la France réagit-elle trop tard et qu’il serait plus judicieux de regarder vers d’autres technologies. De plus, aucune des aides n’est conditionnée à une performance énergétique, au contraire puisque les solutions intégrées (qui entrainent une baisse de plus de 10% de la production et sont plus couteuses) sont favorisées, et que l’Etat finance également des projets orientés peu favorablement. Dernier point, selon l’étude de Greenpeace parue en 2002, l’objectif est que la production d’électricité photovoltaïque représente 1% de la production d’électricité en Europe en 2020. La question peut donc être : le jeu en vaut il la chandelle ?



  • filou51 21 novembre 2006 15:13

    Quelque questions et remarques suites à cet article.

    Premièrement, il me semble que l’on ne peut simplifier les échanges entre la Chine et l’Europe dans votre exemple, à des échanges bilatéraux, vu qu’ils s’inscrivent dans un jeu d’échanges à échelle mondiale. Dans ce cas, je ne vois pas en quoi la somme de ces échanges devraient être nulle.

    De plus, il me parait sage qu’un pays se dote de réserve monétaire forte qui lui permettra dans le futur d’acheter des matières premières dont elle aura a manquer dans les années futures (Pétrole, Acier etc). A ce propos et à titre d’exemple, les chinois ont fait exploser les cours de l’acier pourtant stables depuis des années ce qui contribue grandement à accélérer la désindustrialisation de la France et de l’Europe car les sous-traitants ne sont pas en mesure de concilier les exigences tarifaires des grands donneurs d’ordre et la hausse des matières premières. Au final, dans cet exemple, cet excédent de liquidité permet à la Chine d’acheter des matières premières finalement 30% moins cher que tout le monde suivant votre raisonnement, de gagner des parts de marché et de toujours augmenter la technicité des produits qu’elle propose. Je ne vois donc ici aucune absurdité.

    Plutot une certaine lucidité des dirigeants chinois qui planifiant l’essor industriel dans une ampleur inédite de leur pays préfèrent faire des réserves pour pouvoir acheter dans le futur les Matières Premières (dont bien sur le Pétrole) dont ils auront besoin.

    Pour moi, les dindons de la farce sont les Occidentaux qui détruisent les emplois dans leurs pays engendrant des coûts sociaux considérables et une diminution de la cohésion nationale, transfèrent leurs technologies qu’ils ont mis des décennies à mettre au point pour des bouchées de pain, forment les chinois dans leurs universités et en chine pour le seul bénéfice de quelques multinationales. A mon sens, les Chinois ont parfaitement calculés que la concurrence des multinationales occidentales entre elles pour la domination mondiale primerait sur les intérêts des Etats, comme par le passé la concurrence entre France Angleterre et Allemagne pour les colonies dont la Chine fut un des enjeux majeurs, que les intérêts à long terme seraient sous-évalués.

    Je travaillais dans l’industrie automobile alors que l’ensemble des productions de fonderie et de forge commençaient à être délocalisés, je me suis alors livré cette réflexion, que se passerait-il si dans vingt ans, plus aucune entreprise européenne conservait ce savoir-faire et si à cette date, la Chine décidait de choisir une politique commerciale inverse et faisait payer très cher à l’extérieur pour favoriser la demande intérieure ? A mon sens, nous n’aurions aucun moyen de réagir, et petit à petit les Chinois prendraient possession de l’ensemble de la chaîne industrielle.

    Pensez-vous que la politique que vous décrivez puisse avoir ce genre de finalité ? En ce sens, vous parait-elle absurde ?

    Pour ma part, je pense que les disciples de Mao ont plus que quiconque lu et analysé Adam Smith en y incorporant les concepts de Sun tzu : « Qui additionne de nombreux atouts sera victorieux, qui en a peu sera vaincu, que dire de ceux qui n’en ont aucun. » Ou l’on comprend que les offensives diplomatiques chinoises commencent par l’Afrique... « Qui connait l’autre et se connait, en cent combats ne sera point défait, qui ne connait l’autre mais se connait, sera vainqueur une fois sur deux, qui ne connait l’autre ni ne se connait sera toujours défait. » Il me semble que les chinois apprennent aujourd’hui à nous connaître chez nous, dans nos universités, et chez eux par le biais des entrepreneurs étrangers. Il ne me semble pas que nous apprenions à les connaître, un simple test de maîtrise du mandarin chez les expatriés de plus d’un an en Chine le révélerait.

    Sur ce, il nous reste à inventer le monde de demain, nous disposons toujours de plusieurs longueurs d’avance et nous pouvons changer les règles du jeu en abandonnant la guerre économique comme modèle de société.

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