Et Abdelkader qui en remet une couche... Décidément ces articles sur Dieudonné, qu’ils soient bons comme celui-ci ou ridicules comme celui de Ramila donnent lieu à des fils de commentaires qui valent leur pesant de cacahuètes... « les fondations antisémites cachées des officines gauchistes »... mouarf arf... « La révolution mondiale islamique »... mouah ah ah... Allez-y, rivalisez de connerie, je vais chercher du pop-corn et je reviens...
Depuis longtemps les médias travaillent à donner des jeunes une image négative, par des moyens relativement discrets. Le plus usité est celui qui consiste à pratiquer un « jeunisme » forcé et forcené, avec de « vrais jeunes » qui parlent un « langage de jeunes » et s’intéressent à des « centres d’intérêt de jeunes ». Entendez par là des débiles vains et creux, parlant comme des vaches espagnoles un français au vocabulaire très limité (que l’emploi massif de barbarismes anglo-saxons vient compenser) uniquement capables de traiter des sujets futiles eu égard à leurs strictes limitations intellectuelles. Ajoutons à cela que le jeune version TF1 doit être beau de manière à ce que son exhibition à l’écran constitue le leurre d’appel sexuel cher à M. Villach. L’ancrage de cet archétype dans la cervelle du téléspectateur moyen s’accompagne de l’affirmation lancinante du fait que « les jeunes » constituent une catégorie de population différente de lui-même, vieux donc, ou disons plutôt « normal ». « Les jeunes » sont donc une catégorie de population anormale, au langage différent, aux moeurs différentes (plus « libres » d’après le journal de 20h... laissez-moi me bidonner), à la culture différente, bref des étrangers. Et nous savons tous ce que le suiveur moyen est, en ce moment, invité à penser des étrangers. Ajoutons à cela que la dénonciation répétitive d’une supposée inculture de la jeunesse accrédite l’idée que le système éducatif doit être « réformé » ; le fait que le terme de réforme masque systématiquement celui de « destruction » dans le discours politique moderne ne devrait avoir échappé qu’aux analphabètes les plus crasseux.