Incultes et anti-intellectualistes ? Vous confondez une génération avec l’image que l’on veut en donner. TF1 vous présente une horde d’abrutis violents et dégénérés, proposant un stéréotype que des esprits étroits utiliseront pour forger leur opinion. Certains des représentants de cette génération sont cultivés et hautement politisés ; c’est mon cas personnel et celui de la plupart de mes amis. Il y a des abrutis rap - star ac’, et alors ? Il est absolument évident, à observer les gens dans la rue, que nos aînés représentent tous sans exception la plus grande sagesse, que la clairvoyance politique des plus anciens nous guide tous vers la lumière, que vous nous avez bien bichonné le monde que vous allez nous laisser, que l’ensemble de la tranche d’âge 41-99 ans en France laissera dans l’histoire de la pensée un souvenir qui reléguera aux oubliettes celui des plus grands penseurs de la Grèce de l’âge d’or. Vous voulez raconter des conneries schématiques plus grosses que vous ? Jouons ! M. Dugué, la lecture de vos articles m’avait fait espérer un peu moins de bêtise réactionnaire de votre part. Le petit con nourri à Goldorak vous emmerde.
Merci M. Allard pour cette excellente analyse. Merci également de nous donner envie de lire ce livre... et d’espérer, tout simplement. Lire des propos lucides et cohérents sur cette affaire qui déchaîne les passions n’est pas si évident, puisque la presse française a une fois de plus fait preuve d’une soumission aberrante qui, malheureusement, ne surprend plus personne. La suppression de certains messages est probablement liée au fait que le fil de commentaires du dernier article sur le sujet (article dont on se demande comment il a bien pu passer à la modération) est devenu un champ de bataille...
Athée, peu enclin aux manifestations de sympathie à l’égard des religions quelles qu’elles soient, je ne considère pas que l’église catholique, ou l’islam, ou le judaïsme (etc, etc...) puissent être mises sur le même plan qu’une usine à fric obscène et mortifère comme la scientologie. Prétendre le contraire me semble dangereux, prétexte à laisser faire les raëls et autres guignols manipulateurs au motif que « ça se fait déjà depuis des siècles ». Certaines sectes se revêtent des atours d’une religion « officielle » et avancent masquées (suivez mon regard), ce qui ne justifie pas un amalgame forcément réducteur.
@l’auteur : merci pour vos nécessaires clarifications. J’ai moi-même tiqué à la lecture du rapport de la miviludes, téléchargé suite à une discussion sur un fil de commentaires, ici même, la semaine dernière. Le chapitre consacré au satanisme est effectivement caricatural, voire un peu ridicule, et il est incompréhensible qu’il ouvre le rapport et occupe un bon quart de la place. Cela en dit long sur la féroce détermination de notre pays à lutter contre les véritables dangers liés aux sectes, aux vraies (scientologie, raël, etc...). L’amalgame avec le wicca est totalement faux et gratuit. Je crains bien que le procès de la scientologie ne soit encore qu’un pétard mouillé...
Considérer que l’état actuel de l’école publique est le résultat direct des bouleversements sociétaux induits par mai 68 est au moins abusif, sinon franchement malhonnête. Le niveau des professeurs est globalement assez bon, quoique l’on puisse en dire. Quand au niveau du baccalauréat, avant qu’un intervenant réac ne vienne nous jeter à la figure son effondrement supposé, il est bon de souligner qu’il n’a jamais cessé d’être relevé depuis la création de l’épreuve et est bien plus difficile à obtenir aujourd’hui qu’en 69, par exemple (bon, ok, ne parlons pas de celui de 68).
@M. Villach : Le désordre scolaire actuel me semble lié à une volonté politique délibérée de destruction méthodique des outils d’ éducation de masse. L’ingérence des parents d’élèves, grave problème de l’école d’aujourdh’ui, a permise et fortement encouragée sous des gouvernements qui ne cachent pas leur hostilité aux enseignants, notamment ceux du primaire. Ces mêmes gouvernements ont organisé de vastes campagnes de dénigrement de l’éducation nationale dans son ensemble, qui ont rencontré un acceuil proportionnel aux moyens médiatiques mis en oeuvre (comme toute propagande). Ne pensez-vous pas que l’essentiel du problème réside dans l’image de l’école plus que dans l’école elle-même ?