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W.Best

W.Best

Je ne sais pas où l'on va mais on y va. 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/12/2008
  • Modérateur depuis le 27/08/2009
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  • W.Best fonzibrain 26 mai 2008 23:29

    Vous avez dit non au nazisme allemand, ce n’est pas pour dire oui à un nazisme juif. » C’est en lui reprochant de telles expressions qu’un ancien ami de son père, devenu sioniste, essaya de faire passer Emmanuel Lévyne de l’autre côté de la barrière :

    « Vous avez tort, [lui écrit-il au lendemain de la guerre des six jours] grandement tort, tort jusqu’à la profanation de parler des juifs d’Israël comme vous le faites. Ils défendent leur vie, ils défendent notre vie, ils entendent assurer leur sécurité et celle de leurs enfants. Vous n’avez pas le droit, sans commettre l’outrage suprême, sans vous mettre au niveau le plus bas, de traiter les juifs d’Israël de nazis. Ils sont nos frères, nos proches, notre chair. »

    A ce genre d’arguments, Emmanuel Lévyne a évidemment de quoi répondre :

    « La tradition nous commande d’être solidaires dans le malheur, mais non complices dans le crime. Le sionisme est un crime collectif, car il ne pouvait pas se réaliser, s’accomplir sans verser du sang et sans provoquer de terribles injustices. Nos anciens rabbins étaient des sages, c’est pourquoi ils l’avaient interdit ; nos rabbins modernes ne pensent qu’à plaire aux riches qui les payent : c’est pourquoi ils taisent la vérité, ils cachent le crime, ils excusent et justifient les assassins en interprétant faussement les enseignements traditionnels. »

    Comme il va l’expliquer à son correspondant, Israël n’est pas une race, encore moins un Etat, mais une communauté religieuse, celle des enfants d’Israël, qui n’existe que par le respect d’une foi et d’un Livre. Mais laissons-lui plutôt la parole :

    « Je regrette de ne pas partager votre conception raciale — pour ne pas dire raciste — du judaïsme et d’Israël. Pour vous, une seule chose compte : préserver la survie de la société juive à tout prix. Et pour vous Israël, le peuple juif, c’est l’Etat. Vous ne vous apercevez pas que vous transférez à l’Etat les qualités que nos pères attribuaient seulement à Dieu : le salut des âmes et des corps. Vous divinisez l’Etat — qu’ont fait d’autre les Allemands avec Hitler — . Vous ne croyez plus qu’à la violence et à l’armée pour assurer la survie du peuple juif ; contrairement à nos pères qui croyaient que notre vie dépendait exclusivement de notre attachement à l’Eternel et à la Torah : s’il nous arrivait des malheurs, c’était à cause de nos péchés.



  • W.Best fonzibrain 26 mai 2008 23:27

    "Vous conquerrez le pays et vous y établirez, car c’est à vous que je le donne à titre de possession (…) Mais si vous ne dépossédez pas à votre profit tous les habitants de ce pays, ceux que vous aurez épargnés vous harcèleront sur le territoire que vous occupez" [peut-on lire dans les Nombres, chapitre 33 versets 53 et 55].

    Telle est l’exégèse littérale, simpliste , qui permet aux sionistes comme aux nazis de commettre leurs génocides. Je l’ait écrit, je l’ai dit et je ne le répéterai jamais assez : ce n’est pas la bombe atomique qui provoquera la fin de l’humanité, mais une lecture erronée, une exégèse simpliste de la Parole de Dieu. Les rabbins du Talmud, contrairement au sens apparent de ce verset et d’autres, ont dit qu’il était interdit de retourner collectivement et par la violence en Palestine . Le sionisme politique et la création d’un Etat juif en Palestine étaient expressément interdits par les rabbins si l’on ne voulait pas provoquer des catastrophes épouvantables. »

    « En reconnaissant le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, vous prenez parti pour les sionistes, qui sont des faiseurs de catastrophes, qui ont causé déjà et qui causeront des malheurs sans nombre dont seront victimes avant tout les pauvres et les faibles. Vous avez dit non au nazisme allemand, ce n’est pas pour dire oui à un nazisme juif. »



  • W.Best fonzibrain 26 mai 2008 23:25

    Je crois vous l’avoir dit [écrit Emmanuel Lévyne dans une lettre au directeur de Témoignage chrétien, écrite en 1967, peu après la guerre des six jours] : mes interventions publiques dans le conflit palestinien se font au nom de la vérité et de la justice, qui sont les attributs essentiels du Dieu d’Israël, qui ne peut être que du côté des faibles, des vaincus, des persécutés, des pauvres, comme l’enseigne ce texte rabbinique :

    « Dieu prend toujours le parti du persécuté. Si un juste persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un méchant, Dieu se range du côté du persécuté. Et même si un juste persécute un méchant, Dieu Se range encore du côté du persécuté »

    Le Dieu d’Israël est donc du côté des réfugiés palestiniens. Et comme le dit un autre texte des rabbins : « Mieux vaut être parmi les persécutés que parmi les persécuteurs »



  • W.Best fonzibrain 26 mai 2008 23:16

    pas con ce Emmanuel Lévyne



  • W.Best fonzibrain 26 mai 2008 23:14

    Nous avons vu que, comme tous les jeunes de sa génération, qui a vécu les horreurs du nazisme, il n’avait pas manqué de succomber à la tentation sioniste.

    Les sionistes avaient d’ailleurs beau jeu de les gagner à leur cause : il suffisait d’un peu de propagande. Ces jeunes avaient soif d’un monde nouveau, plein de beauté, de paix et de bonheur : alors on leur présentait les photos du pays de la bibleentre un ciel d’azur et les flots bleus de la Méditerranée. Comme le dit Emmanuel Lévyne, « impossible de résister à la tentation ». Mais, heureusement, sa lucidité et son amour pour la justice lui ont permis de s’éveiller rapidement de ce rêve factice et de percer à jour le véritable visage du sionisme.

    Ce qui constitua le tournant essentiel de la vie d’Emmanuel Lévyne fut, après la libération, le célèbre épisode de l’Exodus, ce bateau chargé d’immigrants juifs dont les sionistes voulaient faire des martyrs offerts en holocauste pour leur politique. Dans un interview paru le 5 novembre 1967 dans le Méridional, un des responsables de cette machination explique ce qu’elle fut et ce à quoi elle a servi.

    « Ce départ, déclare ce responsable sioniste, a été préparé de très longue date avec une idée préconçue : on voulait créer un abcès de fixation. Volontairement, sur un vieux rafiot, nous avons bourré 4427 personnes [pour les emmener en Terre d’Israël]. Nous avons voulu pousser les Anglais à la dernière extrémité. La provocation était nécessaire. Quand le bateau a été arraisonné, quand on a rembarqué les passagers sur des navires anglais, ces bateaux anglais avaient été transformés en bateaux-prisons. Pendant un mois, les immigrants sont restés [ainsi]. Cela a attiré la presse du monde entier. Au bout d’un mois, on a envoyé les immigrants dans un camp au sud de Hambourg. Cela a ému l’opinion internationale, l’ONU, etc. »

    Et lorsque le journaliste lui demande quel résultat a produit cette macabre machination, ce responsable sioniste conclut :

    « Pour moi, cela représente la création d’Israël ».

    Emmanuel Lévyne était sur ce bateau. Il faisait partie de ces malheureux juifs qui voulaient partir pour la Palestine et que les machiavéliques sionistes ont sans hésitation envoyés dans un camp de réfugié en Allemagne. Et sur le pont de l’Exodus, il comprit, nous dit-il, que « tous ces pauvres juifs étaient des victimes et des instruments entre les mains des politiciens sionistes : leur sacrifice, leur martyre leur était imposé pour frapper l’opinion mondiale et la gagner à la cause de l’Etat juif.

    Ramassant mes dernières énergies, sur le pont du navire-prison, je me suis mis à hurler pour avertir tout le monde qu’il fallait se révolter et refuser de suivre les chefs sionistes qui employaient les méthodes des nazis. Tout était fini. Pour mon père, cela avait été à Auschwitz, pour moi, Auschwitz c’était l’Exodus. Et la Gestapo, les S.S., [c’étaient] les chefs sionistes qui nous traitaient comme du bétail destiné à l’abattoir. »

    « Voilà mon péché, mon crime : en m’embarquant sur l’Exodus , j’ai contribué à la création de l’Etat d’Israël, c’est-à-dire au martyre du peuple palestinien. Et c’est parce que je suis conscient de ma culpabilité que je suis devenu un antisioniste et que je ne cesserai mon action que lorsque la souffrance du peuple le plus déshérité et le plus abandonné de la terre aura pris fin, c’est-à-dire quand l’Etat colonial d’Israël n’existera plus. »

    Cet épisode de l’Exodus est particulièrement révélateur de ce qui est le véritable secret du succès des sionistes et de l’Etat d’Israël : la propagande la plus mensongère et l’absence totale de scrupule. En parlant de la propagande sioniste, Emmanuel Lévyne fait remarquer qu’elle a réussi, qu’elle réussit et qu’elle réussira encore « à faire croire aux esprits les plus lucides, les plus froids, les choses les plus invraisemblables, les plus contraires à la réalité ».

    Il est vrai qu’il a pu le constater sur pièce et que son expérience de l’Exodus ne fut pas la seule occasion qui lui fut donnée d’y être confronté. Non seulement il vit comment les juifs tombèrent en masse, après la guerre, dans le panneau de la propagande sioniste — et cela malgré tous les textes des rabbins du siècle dernier et du début de ce siècle qui condamnaient catégoriquement cette idéologie —, mais il a même vu douloureusement certaines de ses anciennes élèves se laisser contaminer par ce virus mortel pour l’âme.

    « Oui, écrit-il, voilà comment le sionisme a abîmé l’âme précieuse et rare de mon ancienne élève, et c’est une des premières raisons de mon hostilité au sionisme : il détruit l’esprit, il chasse et extermine les âmes, il transforme la jeunesse juive et la fait devenir pareille à celle de nos ennemis, sans conscience, sans pitié, sans cœur. Il la rend idolâtre : l’Etat d’Israël au-dessus de tout, Uber alles [prononcer Ubeurre Alleusse] ; il a toujours raison quoi qu’il fasse et c’est de lui que procède l’existence des juifs. »

    « La création de l’Etat [d’Israël] n’avait déjà aucune référence ni aucune justification : quoi qu’en disent les maîtres rabbiniques qui sont au service de l’Etat, le sionisme se trouve explicitement condamné dans le Talmud. Dans le traité Kétoubote, à la page 111a, il est dit que Dieu a fait faire plusieurs serments aux [enfants d’]Israël, notamment de ne pas retourner collectivement et par la violence en Palestine avant la venue du Messie, et que toute transgression de ces serments provoquerait des catastrophes terribles, des exterminations et des massacres.

    Si certains juifs désirent demeurer en Palestine, qu’ils le fassent avec le consentement des Palestiniens , mais non en leur imposant un Etat d’origine européenne et de caractère colonial. Toutes les violences, toutes les ruses et tout l’or du monde ne peuvent arrêter le temps. La décolonisation est un processus inexorable au 20e siècle. Il faut croire que les Israéliens ont le désir secret de partir un jour pour se maintenir provisoirement avec des méthodes qui les rendent insupportables dans cette région du monde, qui est naturellement et objectivement arabe. »

    « Que les Israéliens se désionisent, qu’ils deviennent des Palestiniens, qu’ils s’arrangent à titre individuel avec les Arabes ; qu’ils cessent d’être l’instrument de la violence, le gendarme des capitalistes et des impérialistes judéo-américains, qu’ils se révoltent contre cette bourgeoisie juive criminelle, âme de la bourgeoisie mondiale, qu’ils rejoignent les Palestiniens dans leur lutte héroïque contre l’Etat de Rothschild qui doit être détruit. »

     

     

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