Français, soixantaine, emploi et occupations dans les montagnes suisses, apprécie ses habitants et la vie tranquille qui lui laisse le temps, le cœur et l’esprit de s’intéresser au monde qui change, d’un œil un peu distant mais peut-être moins conditionné. J’aime les voyages, l’Asie, la Grèce, le monde arabe et la force des paradoxes. Je crois en un nouveau paradigme qui nous sortira du marasme au travers de sources d’énergie inattendues et d’une philosophie libertarienne humaniste. La Terre regorge de déserts que ses enfants conquerront.
Vous avez raison Sun Tzu d’insister sur les aspects purement mafieux de l’entreprise oligarchique.
J’étais en train de me dire que les Bush Junior, Dick Cheney et consorts –dont Paul Napoli questionne leur « protection rapprochée »– n’allaient pas un jour se retrouver, non pas « pendus haut et court » par la vindicte populaire, mais plutôt électrocutés dans leur salle de bain, encastrés contre un platane (ou un érable , crashés dans un glacier de l’Alaska, par la volonté de leur(s) parrain(s) glauque(s), puisque la remontée inéluctable de la vérité ne peut tôt ou tard que mettre en lumière ce qui s’est passé peu avant, pendant et après le 11/9.
Le nettoyage viendra par le haut, hélas, pour que le bas ne puisse pas récolter ni mettre à profit la trop belle évidence en menant ces suspects devant la justice.
La reprise en main de l’information qui a tout juste commencé –cf. sur Fox News, les propos d’un Glenn Beck se victimisant, les confessions de « Geraldo at Large » sur le 11/9 et les affirmations du lieutenant-colonel Anthony Shaffer et de l’ancien membre de la CIA Michael Scheuer– montre bien qu’une tentative de nettoyage contrôlée va se poursuivre afin de doubler le public dans sa prise de conscience et de tenter de le dévier à nouveau loin de la vérité au prochain virage.
Le choix de la grande presse de se faire l’écho des révélations de Wiklileaks va dans ce sens. Au peuple de rester éveillé et de ne plus se laisser conduire systématiquement par la manipulation de pensée des maîtres médiatiques.
Un simple compromis de marché pourrait tout expliquer.
Sur le site de Owni.fr, entreprise de « data journalism » qui se charge de la base de donnée et de la mise en ligne des dossiers Wikileaks, hier à 23h10, les auteurs du blog se posent cette question :
« Faut-il s’attendre à ce que WikiLeaks monnaye avec chaque organe de presse des mémos susceptibles de l’intéresser ?
Il est clair que Wikileaks ne peut faire autrement que se faire payer par la grande presse qui répercute ses révélations. Nous n’échapperons jamais aux forces du marché et aux rapports de force qui se créent. Mieux vaut donc les comprendre.
Dans ce marché nous avons
a) des organes de presse et des média qui ne sont plus crédibles et sont en pleine perte de vitesse devant la concurrence des blogs et des sites d’information libre de l’internet. Ils se posent la question »comment récupérer notre audience qui s’est réduite de 60 à 80% ?" Ces média sont toutefois contrôlés sur ce qu’ils peuvent dire par leurs propriétaires, voire leur gouvernement.
b) une organisation spécialisée dans la recherche de documents plus ou moins secrets de la vie publique, qui a prouvé son succès mais ne possède aucun outil de diffusion puissant.
Les forces d’attraction ne pouvaient que les faire se rencontrer et faire jouer ce concours d’intérêts. Ils ont besoin l’un de l’autre.
A partir de là, évidemment les tractations auront amené chaque partie à poser ses conditions et les limites qu’elles requièrent. Il faut donc s’attendre à ce que tout ne sera pas révélé. Des données seront ignorées et des nom effacés pour protéger certains intérêts majeurs. En échange Wikileaks touchera les fonds nécessaires à leurs labeur, survie et protection, ce qui peut tout simplement expliquer tant leur financement, tant le fait que les résultats publiés seront inévitablement expurgés ou passablement orientés (mais pas complètement).
Ceci dit, et dans la mesure ou Assange est un homme sincère qui recherche un monde meilleur —laissons-lui ce plausible crédit, c’est évident qu’il est financé par bien plus gros que le cercle de ses admirateurs. Il vit désormais entouré de 4 ou 5 gorilles et se fait transporter dans des SUV blindés comme j’ai pu voir à l’occasion de son interview à la télé suisse-romande, lorsqu’il demandait asile en Suisse. Toute cette protection n’est pas gratuite. La Chine ? Ce n’est pas impossible. Une fraction de l’oligarchie qui se prépare aux lendemains, plausible aussi.
Certains pensent que le héros, comme dans tout drame de ce genre, serait normalement déjà mis à mort. C’est un peu simpliste. Certes il n’y aurait aucune difficulté pour les « Black Ops » ou le Mossad à le faire disparaître, tout comme ce savant nucléaire iranien bombé aujourd’hui dans son SUV en pleine course par des motards.
Mais puisque Assange a désormais atteint ses titres de noblesses, les gouvernements occidentaux ne peuvent plus se permettre de le « dégommer », ce serait la démonstration magistrale devant le monde entier que l’Occident est 100% fasciste. Ils préfèreront le coincer et le jeter en prison à côté de l’informateur Bradley Manning, c’est tout le sens de cette manipulation judiciaire évidente qui l’accuse de viol en Suède.
J’ai du mal aussi à me rendre compte de ce que représente ce personnage. Il ne donne jamais aucun avis politique. Est-ce parce qu’il est forcé de rester sur ses gardes pour sa sécurité, ou est-ce parce qu’il est lui-même un agent du système. Il ne prend jamais position, si ce n’est qu’il faut révéler la vérité.
Beaucoup d’observateurs se posent la même question et particulièrement celle là : pourquoi ne révèle-t-il jamais rien sur le coup monté du 11/9 ? Est-ce parce qu’il a choisi d’en supprimer toute l’importance ?
Serait-il l’acteur d’une énorme manipulation de déstructuration contrôlée pour nous faire tourner la tête vers des faits moins graves ou plus banaux que ces attentats qui sont pourtant matière à donner prétextes à tous les malheurs du nouveau siècle ; que ces attentats qui sont la pierre de touche d’une énorme conspiration oligarchique, l’outil de la vérité qu’il ne faut laisser à aucun prix dans les mains du public ? Au milieu d’un lac de vérité, la lacune devient îlot de mensonge.
Toujours est-il que les faits qui sont exposés, soient-ils le produit d’une opération à dommages calculés –qu’on pourrait très bien imputer à un type du genre Zbigniew Brzezinski qui a très bien compris l’évolution de la conscience du public mondial, ne manqueront pas de nourrir ou de confirmer les argumentations de ceux qui se battent contre le nouvel ordre mondial, même s’ils servent aussi parfois la cause de cet ennemi.
@ HELIOS
: vous avez raison et c’est justement pour cela que la campagne de Cantona
risque d’être un pétard mouillé. Au moins ce sera déjà ça : commencer à mettre
dans les consciences l’existence de ce moyen à notre disposition. On mesurera les résultats et on fera mieux la prochaine fois.
Toutes
les classes, des plus défavorisées aux classes moyennes, face à la criminalité
des banques qui vont les niveler par le bas, toutes les classes ont intérêt à
ce que ça bouge, que le système financier s’écroule afin d’entrer dans un
nouveau paradigme du financement des activités humaines et industrielles. Mais il faudra montrer en quoi leur intérêt personnel
est directement bénéficiaire de l’action collective.
C’est
pour cette raison qu’il faut recommander aux gens de transformer —immédiatement
ou progressivement— leur pécule en métaux précieux ou en biens utiles ou
assurément exploitables en temps de crise. C’est l’erreur de ceux qui se sont
basés sur les propos de Cantona pour lancerla campagne du Bank Run : ils ne répondent pas à la question hautement
anxiogène : "Mais que faire de
l’argent retiré des banques ?".