Saddam, le sunnite, a massacré les chiites et les kurdes irakiens dans l’indifférence générale pendant des années et nos amis arabo-musulmans résidents en France, qui sont tous sunnites comme Saddam, n’y trouvaient rien à redire.
Il est vrai qu’ils ne trouveraient rien à redire non plus, si on massacrait les juifs dans les rues à Paris !
Les sunnites irakiens sont comme des chiens qui ne veulent pas lacher leur os et qui prétendent continuer à massacrer impunément les autres communautés ethno-religieuses en Irak.
Et il faut voir de quelle façon !
Et lorsque les américains cesseront de retenir le bras des kurdes et des chiites et les laisseront venger tous leurs morts, que verrons-nous ?
Nous verrons les assassins et tous leurs complices essayer de se faire passer pour des victimes.
Laissons nos amis étrangers à leurs rêves de grands paranoïaques, puisqu’ils veulent refonder sur des bases religieuses un empire d’un passé révolu, qui n’a cessé de se casser la figure au cours d’une histoire plutôt sanglante :
Querelles dynastiques inter-arabe, qui se sont mal terminées, tandis que le siège du Califat était trimballé de Bagdad à Damas, de Damas au Caire, du Caire à Grenade.
Interventions musclées des musulmans non-arabes, Turcs Seldjoukides, Perses, ou Mongols, qui ont renversé le Califat arabe à maintes reprises, avant que les Turcs Ottomans de Soliman le Magnifique n’y mettent un point final.
Les empires théocratiques se heurtent toujours au réalités politiques de ce bas monde, qui sont basées, non sur des croyances, mais sur des intérêts.
En attendant, si les juifs livrent Bachir al Assad aux sunnites de Damas, pieds et poings liés, ils se feront un plaisir de venger la mort de Saddam Hussein, pendu par les chiites à Bagdad !
Les interventions de notre ami Paradisial ont toutefois le mérite de nous faire comprendre pourquoi le sang n’a pas fini de couler au Moyen-Orient : Il y a beaucoup trop de candidats qui souhaitent déjà être calife à la place du calife.
Et beaucoup trop d’intérêts nationaux, ethniques, ou religeux, qui ne veulent pas entendre parler d’un califat, avec ou sans calife.
La lutte est commencé.
Il ne reste plus qu’à compter les points et à museler, ou détruire, le dernier régime arabe qui ose encore s’opposer à notre volonté, après celui de Saddam Hussein, à qui on a déjà réglé son compte, après celui de Khartoum, qui va recevoir bientôt notre visite, après celui de Mogadiscio, que les éthiopiens ont déjà mis à la poubelle :
Le régime de Bachir al Assad.
Pendant que Musharaff se chargera d’attraper les apprentis califes qui se sont réfugiés dans une grotte au Waziristan. Devinez ce qu’il en fera s’il les attrape.
Et qu’une force internationale, mandatée par l’ONU et par le quartette se chargera de remettre de l’ordre à Gaza.
Calife n’a jamais été un boulot de tout repos !
Et dans quarante ans, lorsque la rente pétrolière sera épuisée, tout ce petit monde vivra de la charité internationale, pour ne pas crever de faim, et les rêves de grandeurs se seront tous envolés.
« Vous rendiez la Syrie responsable de l’assassinat de Feu Tawfiq Al Hariri, or, aucune commission parmi celles mandatées par l’ONU n’est parvenue à prouver une telle spéculation (d’ailleurs géostratégiquement néfaste pour la Syrie, mais utile à l’entité sioniste) »
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Il convient de rappeler à notre ami Paradisial que « l’entité sioniste » s’apelle en réalité « l’Etat d’Israël », dont la légitimité a été reconnue à une majorité écrasante par le vote de la Résolution n°181 des Nations-Unis, sur proposition unanime des membres du Conseil de Sécurité, dont la France qui a donc présidée à la création et à la reconnaissance de cet Etat. Sans aucune ambiguité.
Tandis que l’Etat Syrien n’est qu’une entité fabriquée de bric et de broc par la France, titulaire d’un mandat de protectorat de la part de la défunte SDN, qui avait d’ailleurs songé à créer trois Etats distincts sur le terrritoire syrien, libéré au préalable de la colonisation Turque, à l’issue d’une guerre européenne à laquelle les soi-disant « syriens » n’avaient pris aucune part.
C’est pourquoi, tout comme l’Irak, état fantoche crée par les Anglais dans des conditions identiques, la Syrie est appelée à disparaitre un jour.
Cette disparition devrait se dérouler sous nos yeux en trois étapes :
1) Création à la Haye d’un Tribunal International pour juger les assassins de Raffic Harriri. Le « Gouvernement Syrien » sera alors prié de livrer les commanditaires de cet assassinat, qui font partie de la garde rapprochée de Bachir al Assad.
2) Refus probable de Bachir de se conformer à la loi internationale. Bachir ne se conforme jamais à la loi internationale : la meilleure preuve est qu’il n’a toujours pas reconnu l’existence de l’Etat d’Israël, tout comme Paradisial.
3) Chute du pouvoir de Bachir à Damas, les clochards qui servent de soldats à Bachir ayant été balayés par Tsahal, tout comme les clochards qui servaient de soldats à Saddam ont été balayés (deux fois) par les forces internationales.
Ensuite, se passera en Syrie le même phénomène qu’en Irak : Les diverses communautés qui peuplent la Syrie se précipiteront les unes sur les autres pour s’entre-dévorer.
La seule différence avec l’Irak ? Tsahal ne cherchera pas à séparer les adversaires et se retirera sur l’Aventin pour observer ce qui sera un Sabra et Chatila à la puissance dix.
Allons, allons, soyons sérieux, ne parlons pas ici de menace nucléaire !
Bien sûr qu’il va y avoir la paix au Moyen-Orient !
Nous allons bien voir qui va se déplacer pour aller à cette conférence internationale organisée par Bush. Et nous verrons aussi qui ne va pas y aller.
Ceux qui n’iront pas, feront l’objet d’une attention toute spéciale et ils regretteront de ne pas s’être déplacé.
Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie de certains commentateurs, mais je souligne quand même que Bush, cet abruti, qui n’est d’ailleurs pas tout seul à réfléchir aux USA, mais qui est de plus aidé par des centaines d’experts formés dans les meilleures universités américaines, équipés de batteries d’ordinateurs qui moulinent 24 h/24 des programmes de jeux stratégiques basés sur les dernières recherches mathématiques, est en train de gagner son pari.
« Sauf que, comme Stephanesh l’indique, les conséquences de s’attaquer à la Syrie seraient aussi désastreuses que l’invasion et l’occupation de l’Irak »
Désastreuse pour qui ?
Si Tsahal balaye l’armée syrienne en quelques jours, ce sera un nouveau coup de tonnerre au Moyen-Orient.
Qui veut prendre le risque, Bachir veut-il prendre le risque ?
La guerre, c’est la poursuite de la diplomatie, c’est à dire de la négociation, avec d’autres moyens. Dans une négociation, il faut que chacune des parties évalue correctement ses forces et évalue aussi correctement celle de l’adversaire.
Tant que l’une des parties se trompent dans ses évaluations, la négociation ne peut aboutir, car la ou les parties qui se trompent s’imaginent, à tort, qu’elles pourraient obtenir plus, en attendant encore un peu.
Soit parce qu’elle pense que l’adversaire va s’affaiblir, ou parce qu’elle pense qu’elle va elle même se renforcer.
Je pense que c’est la partie arabe qui a tendance à se tromper dans ses évaluations, car elle compte un peu trop sur l’arithmétique.
Or l’arithmétique (la démographie, pour tout dire) compense-t-elle le retard technologique qui s’accroit sans cesse depuis le 13 ou 14ème siècle, entre le monde musulman et les « croisés » ?
Et qui s’accroit (lui aussi) de plus en plus vite ?
5 millions de juifs tiennent facilement tête à 150 millions d’arabes, qui tueraient volontiers tous les juifs s’ils le pouvaient.
Et dans cinquante ans, est-ce que 10 millions de juifs pourront tenir tête à cinq cent millions d’arabes, sans le pétrole.
Répondez (correctement, bien sûr !) à cette question et vous aurez la clé.