Les deux mon capitaine. L’école c’est avant tout l’interaction élève-enseignant, mais cette interaction se fait sous certaines contraintes. On peut aujourd’hui plus que jamais faire des choses très intéressantes en classe pour éveiller l’esprit critique et un rapport personnel à la connaissance. Il faut s’en donner les moyens. Et dans une société où la culture est abandonnée à l’adoration du profit, il devient difficile de défendre l’école et encore plus sont rôle culturel. Non l’école ne doit pas former à un métier, elle doit former des hommes. Utopie humaniste je vous le concède, mais que voulez-vous, je me raccroche à ce que je peux.
Par ailleurs nos dirigeants sont tellement à l’anti-thèse de la culture, que pour que notre école ne soit pas à leur images, il faudrait pour l’école comme pour tant d’autre choses faire place nette au sommet de l’état...
J’avoue être surpris par un tel article. Pas vraiment surpris par le constat et les idées, mais surpris par le manque de connaissance du sujet, ou plutôt le manque de précision. Qu’est-ce que vous attaquez à travers l’école ? Le système scolaire ? la pédagogie pratiquée ? La gestion du ministère de l’éducation actuelle ?
Parce qu’employer des arguments comme la « régurgitation » alors que tous les chercheurs et les enseignements prodigués au futurs enseignants vont dans le sens inverse, influencés par les théories constructivistes et mêmes socio-constructivistes c’est fortement méconnaître les tendances didactiques actuelles.
Alors après, pour pouvoir mettre en place ces nouvelles approches didactiques appuyées sur des recherches scientifiques, il faut s’en donner les moyens et permettre aux enseignants qui sont sur le terrain de faire autre chose que du maintien de l’ordre en classe, et ce n’est pas en confiant le ministère à Luc Chatel, qui est plus dans la posture du fossoyeur, qu’on va arranger les choses.
Que l’école soit chargée par le pouvoir actuel de reproduire les inégalités, cela ne fait aucun doute et c’est un phénomène connu depuis longtemps, et là je partage votre avis que ce n’est pas cela l’idéal de l’école républicaine, mais je pense que c’est une question de politique et de choix politique plus qu’une tendance de l’éducation.
Au risque de choquer il y a toujours quelque chose qui me gêne avec le jugement moral sur la prostitution et c’est pourquoi je suis d’accord avec le fond de l’article. Pourquoi vendre son corps a-t-il une image aussi négative alors que tout le monde vend son corps et son âme au moins en partie pour gagner son pain quotidien. L’âme, l’esprit, l’humanité que font perdre certains métiers n’est-ce pas plus blâmable ? Je sais que l’exemple est facile mais personne n’ira remettre en cause le métier de soldat par exemple. Au XXIème siècle on juge donc amoral que des gens soit payer pour une faveur sexuelle mais on juge comme héros des gens qui sont payés pour tuer.
"dire que l’entropie explique un phénomène physique particulier c’est
ne rien comprendre à la physique." était en réponse au commentaire d’anty pas à l’article. Quand je parle de vision réductrice dans mon premier commentaire c’est parce que je ne connais que trop bien l’amalgame entre le concept d’entropie et celui de chaos, désordre et la connotation négative qui peut l’accompagner. Que des travaux sérieux introduisent l’entropie en économie ne m’étonne pas le moins du monde ni ne me choque, comme je l’ai dit l’entropie est pour moi un concept majeur qui dépasse le cadre de la physique. Cela dit il faut bien voir qu’il s’agit de construction théoriques et de modèles qui sont transposé à l’économie, avec toutes les précautions que cela nécessite. Sur le fond, je ne pense pas que la science condamne le système économique, elle permet juste de prédire que son maintient en l’état est synonymes de désastres humains, concernant une part toujours plus importante de la population planétaire.
hum dire que l’entropie explique un phénomène physique particulier c’est ne rien comprendre à la physique...Je ne voudrais pas que parce que l’auteur a une vision réductrice de l’entropie et de son interprétation, on en vienne à diminuer l’importance du concept.