Les associations de psychanalystes, cela fait vraiment penser à des sectes. Avec des rituels comme « La passe » par lequel les convaincus deviennent analystes. Et des grands maîtres. Amen. La psychanalyse, cela peut éventuellement être chouette dans la mondanité, entre gens de bonne culture qui dépensent une fortune en analyse à faire bouger le symptôme, mais de là à croire que la psychanalyse soigne. Je préfère encore croire aux extraterrestres. C’est une croyance moins farfelue.
Un peu d’irrévérence est à mon avis la bienvenue lorsqu’il s’agit d’une assemblée particulièrement savante. Ce M.Melman est très instruit mais il peut également faire des erreurs. Il m’était notamment arrivé de lire que, lors d’un édito, il identifiait l’affaire DSK à l’affaire Dreyfus, ce qui à mon avis tout à fait déplacé envers Dreyfus qui était quelqu’un de très bien que Zola avait bien raison de défendre.
Vu de l’extérieur, il me semble qu’il est à la fois nécessaire de critiquer les éventuels intérêts économiques des labos, ainsi que les abus de l’approche psychanalytique qui conduisaient à culpabiliser les parents et à pratiquer l’emmaillottage à l’encontre de gamins qui, ma foi, n’avaient pas nécessairement beaucoup de moyens pour se défendre.
Tout cela pour dire qu’une pensée de la complexité est certainement la bienvenue. Par exemple, j’aime bien celle d’Edgar Morin in « L’identité humaine, l’humanité de l’humanité ».
Désolé si les hommes ne sont pas des anges, mais l’affaire est à n’en pas douter plus complexe. Je dis ça, je dis rien.