Ingénieur et économiste de formation, j'exerce depuis plus de 15 ans le métier de trader.
Tavaillant au sein d'une banque, je suis un observateur privilégié du système financier sur lequel je porte un regard critique averti.
La dette ne sera remboursée ni en Euros ni en Francs.
La fin de l’euro est nécessaire et inéluctable, et le programme économique que vous décrivez sera mis en œuvre, nolens volens.
Mais, pour regagner en compétitivité, notre pays devra s’attaquer aux rentes en tout genre.
La première d’entre elle est la rente immobilière : il faut la casser et organiser une baisse importante des prix (pour rendre ceux-ci compatibles avec les salaires).
D’après les travaux de Phillips ( et sa fameuse « courbe de Phillips »), la corrélation est inverse, bien qu’à ce sujet la controverse existe ( sur le long terme il n’y aurait pas de corrélation d’après la théorie des anticipations rationnelles de Lucas).
En tout cas, il n’y a jamais eu, à ma connaissance, un seul théoricien pour affirmer que l’inflation entraînait le chômage systématiquement.
À la limite l’hyperinflation entraîne la ruine de l’économie (et de tous) et donc in fine le chômage, mais je ne suis même pas certain.
Monsieur, j’aime la plupart de vos articles. Mais je pense que le point de vue développé dans celui-ci est excessif.
Si vous taxez à 1% les transactions, vous tuez la liquidité et vous n’obtenez qu’un petit bénéfice pour les finances publiques. En revanche vous pénalisez les emprunteurs qui in fine paieront (au moment de l’émission d’une obligation) la taxe qui sera nécessairement répercutée dans le prix de l’obligation considérée.
De plus, la piètre liquidité d’un titre conséquence de la taxe en provoque immanquablement son renchérissement et donc un coût de financement plus important pour les emprunteurs ( les entreprises non financières la plupart du temps).
Le même raisonnement peut s’appliquer aux actions ( avec pénalisation à l’introduction).
Je suis, pour ma part, favorable à une taxation plus importante des profits liés aux transactions financières et non à la taxation de celles-ci.
Si vous voulez réduire la spéculation, imposez aux acheteurs d’un titre de le conserver au minimum une semaine par exemple.
Le secteur financier a sa part de responsabilité dans la crise, mais celle-ci est selon moi essentiellement du fait des politiques économiques conduites depuis quarante ans et de la bulle de crédit qui s’est gonflée (certains parleront de cycle) au cours de la même période. Les banques centrales et en particulier la FED en sont finalement les principales responsables.
Il n’en demeure pas moins exact que le gouvernement trahit une nouvelle fois son électorat et ses promesses.