« Je vous repose la question : qui détermine ce qu’est l’intérêt général ? »Je ne sais pas et peut-être que personne ne le sait. Quels sont les critères pour juger de l’intérêt général ? La question n’est peut-être pas si idiote que ça...
« chacun a la compétence d’exprimerce qu’il pense. »
Oui, par le vote. Sous réserve d’être capable de comprendre la question. Non, si on décide par consensus (par exemple) car il faut argumenter pour expliquer ce qu’on veut.
Le vote n’est pas l’alpha et l’omega de la démocratie et de l’intérêt général. Quitte à changer de système, autorisons-nous à imaginer pleins de solutions, refusons tous les enfermements (enfer me ment).
Globalement, il dit que le système le
plus performant pour garantir de l’intérêt général n’est pas la
démocratie représentative mais la démocratie directe.
Allons plus loin, acceptons que
l’intérêt général soit l’objectif premier de la société.
Partant de cet objectif et constatant
que la croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources
limitées, que les cerveaux humains sont incapables de gérer
l’augmentation exponentielle de la complexité et que nous avons
maintenant la technologie pour nous débarrasser de cette
responsabilité.
Que cela soit effrayant ou pas, la
solution va s’imposer d’elle-même : la gestion de l’intérêt
général sera confiée à de l’intelligence artificielle. Cela
permettra une impartialité et une justesse jusqu’aujourd’hui
inconnue et respectera les trois conditions de la circulaire citée.
Ce gouvernement de silicium sera
surveillé en permanence, par exemple, par des citoyens tirés au
sort par roulement. Le reste des humains pourra se consacrer à des
choses beaucoup plus intéressantes, les journaux politiques se
reconvertiront et les hommes politiques feront du jardin ou de
l’humanitaire.
C’est juste une idée, pas une
préconisation. D’autres solutions sont imaginables, ne restons pas
enfermés dans les anciennes théories politiques.
Notons au passage que :
- la démocratie directe où chacun
exprime son intérêt personnel (chacun contre tous les autres) peut
transformer le problème du conflit d’intérêt en problèmes de
conflits d’intérêts. Ce qui ne garanti pas que l’intérêt général
soit respecté.
- chacun n’a pas les compétences ou
l’envie d’exprimer publiquement ses opinions
- quand bien même la démocratie
directe s’appliquerait, qui déciderait des questions à poser au
peuple ? Comment ? Est-ce la ré-invention du sondage
d’opinion géant à un instant donné ?
Faire son propre jardin permet
augmenter mécaniquement la part de légumes dans son alimentation
(j’ai testé !). Ceci dit, même si une réduction de notre
consommation de viande est nécessaire, il faut accepter (au moins
temporairement) que nous sommes des omnivores. A l’échéance d’une
ou deux générations, il est difficile d’imaginer les Français
renoncer à leur alimentation traditionnelle (bœuf bourguignon,
coucous ou poulet grillé).
Pour la survie de l’espèce humaine il
faudra que s’imposent quelques idées essentielles :
- Ce qui est vital pour la survie de
l’humain (air, eau, alimentation, biodiversité, ...) relève du bien
commun et impose un contrôle rigoureux pour empêcher les abus
(pollution, position dominante des producteurs, toxicité,...). La
gratuité est a envisager sérieusement comme solution. Sous cet
angle, l’idée de certains pays de taxer la viande (ajouter
un couche de monnaie dans un besoin humain essentiel) apparaît comme
une horreur totale.
- Déterminer, par des études
scientifiques holistiques libérées de toutes pressions, si la
consommation de viande est nécessaire ; si oui, dans quelle
proportion et comment la fournir (type d’animaux, d’élevage,...)
- Accepter l’idée que sur une planète
où les ressources sont limitées une croissance infinie est
impossible, en conséquence, l’espèce humaine doit gérer sa
démographie.