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Georges Yang

Le plaisir d'énerver les autres est une satisfaction sans borne !
Rien ni personne n'est respectable a priori
Citoyen français vivant de moins en moins en France.
Entre Nairobi Kampala et Paris, mais me tenant au courant de l'actualité !
Médecin vivant dans le monde arabe et en Afrique centrale et de l'est depuis 1976, actuellement le plus souvent à Kampala.
Iconoclaste aimant la peinture, l'art, la Littérature et la controverse, attaché à la défense des libertés individuelles, adepte de Nietszche, Machiavel et Jean-Marc Reiser.
Esprit libre, provocateur ironique et cynique dans le sens de Diogène, nostalgique de la liberté individuelle de plus en plus bafouée de nos jours. Hostile à toute pensée commune , car penser en commun n'est pas penser.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 24/05/2007
  • Modérateur depuis le 11/06/2007
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Derniers commentaires



  • Georges Yang 30 janvier 2008 16:48

     

    C’est rare de lire quelque chose sur le Kenya sur Agoravox, contrairement au Darfour sur lequel se répandent ceux qui n’y connaissent rien ou très peu. Curieusement, les droits de l’hommistes dans la lignée BHL, Kouchner et Mamou sont bien silencieux sur le sujet.
    Le conflit du Kenya est avant tout politique et traduit le mécontentement des électeurs devant une élection truquée de façon malhabile. En effet, les partisans de Kibaki ont bourré les urnes alors que le candidat Odinga menait après dépouillement de près de 80% des bulletins. La fraude aurait été organisée avant le scrutin et non dans l’urgence, qu’elle serait passée inaperçue et Kibaki élu sans problèmes.
    La dérive ethnique est postérieure même si des animosités entre tribus préexistaient.
    Il ne faut pas oublier que Uhuru Kenyatta, le fils de Jomo, le père de l’indépendance est kikuyu et a longtemps combattu Kibaki, que Wangari Mathai, le prix Nobel est aussi kikuyu. Arap Moi, le successeur de Jomo Keyatta est kalenji et n’a jamais montré particulièrement d’affection et pour Kibaki et pour Odinga qui est luo ! Bien sûr, il y a des jeux d’alliance momentanés, mais l’affairisme et le désir d’enrichissement sont les principales motivations des politiciens, même si les citoyens éduqués ont une forte conscience politique et lisent une presse assez libre et variée.
    Il faut faire la différence entre Nairobi et le reste du pays. A Nairobi, beaucoup de kikuyu soutenaient la coalition orange et ont voté contre Kibaki. Les querelles ethniques en province sont avant tout des conflits de terre, des jalousies, la peur due à la sorcellerie et des contentieux anciens qui ont avivé des haines interethniques. L’arrivée sur le champ du conflit de la secte des Mungiki, Kikuyus combattus par la police de Kibaki il y a encore quelques mois trouble encore plus le paysage politique du conflit. Les Mungikis s’étant tardivement ralliés à Kibaki.
    Le principal problème du Kenya est l’extrême disparité entre les riches et les très pauvres dans un pays où émerge une classe moyenne de plus en plus active. Kibaki a traqué sans grande distinction d’ethnie, les commerçants ambulants, les possesseurs de kiosks en bois et les prostituées durant les trois dernières années de son mandat. Il a pratiqué le népotisme et le clientélisme, mais Odinga n’a pas meilleure réputation.
    Finalement, on ne peut parler de génocide, mais de règlement de comptes interethniques consécutifs à une fraude électorale sur fond de grave crise économique avec réparation inégale des richesses dans un pays prospère. Il y a une industrie, une pêcherie, une production de fleurs assez importante qui prenaient de plus en plus de part de marché en dehors du tourisme.
    Le Kenya va s’en sortir, car il a une élite, en dehors des politiques, des professionnels qualifiés. Par contre, les pauvres vont s’enfoncer encore dans la pauvreté.
     


  • Georges Yang 5 janvier 2008 11:58

    Milan est une très belle ville, mais un peu triste. J’y suis passé pour signer un contrat il y a 5 ans, J’ai préferé Gènes dans les années 70 quand la ville était sale mais vivante, avec des palais transformés en taudis Il y a des quartiers-musée qu’il faut maintenir propres mais un peu de déchets et de crasse donne un aspect vivant à certains lieux.

    Quant à la liberté, elle est ma préocupation principale et ressort dans tous mes articles sur Agoravox



  • Georges Yang 3 janvier 2008 13:16

    Dans votre article, on sent l’hygiène du langage, nouvel avatar du politiquement correct à la française ! Or, il est sain de gueuler et de s’engueuler avec les autres. A force de respecter les autres, on ne se respecte plus soi même. Cela dit, je suis d’accord sur le fait qu’il ne faut pas mettre les gens en catégories qui sont souvent non représentatives des individus. Soyons tolérants, sans se laisser marcher sur les pieds

    J’aimerais bien fumer avec mes semblables dans des endroits où nous serions tous d’accord pour le faire.

    Les cyclistes ne me gênent pas, je n’ai pas de véhicule, mais considèrent les brimades faites aux automobilistes à Paris comme ridicules, incantatoires et contreproductives.

    Je ne suis pas contre la propreté, mais Paris n’est pas Zurich et voir quelques papiers gras dans les rues, c’est aussi ce qui fait la vie de la capitale. La rue, ce n’est pas le Louvre, on peut s’y permettre quelques excès C’est ce que je tente de traduire dans mes articles



  • Georges Yang 3 janvier 2008 11:55

    L’essentiel est invisible pour les yeux, mais pas pour les doigts en ce cas précis



  • Georges Yang 2 novembre 2007 20:59

    J’ai pensé au club privé, ça marche uniquement pour les clients. Mais pour le personnel, il faut qu’il soit associé, sinon les syndicats vont glapir au nom du principe de précaution. En cas de départ, il faudrait vendre ses parts uniquement à des fumeurs. Mais comment résoudre le problème des fournisseurs ? Pour l’entretien, les associés pourraient nettoyer eux mêmes. Bref, beaucoup de complications pour déjouer les ayattollas, mais ça en vaut peut-être la peine.

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