L’illustration de l’article parle d’éthique appliquée, alors ne restons pas dans des questions purement théoriques, et demandons-nous quels sont les problèmes éthiques concrets les plus importants de notre société.
Pour moi, la question morale majeure de notre temps, c’est clairement la question de notre rapport aux animaux : nous tenons très peu compte, dans la société actuelle, du sort que nous infligeons aux animaux que nous faisons naître, grossir à marche forcée, et mourir pour nos besoins ou plutôt notre petit confort. Qui se soucie de la vie de ces animaux ? Est-ce vraiment moral de les traiter comme des objets ?
Et pour vous, concrètement, quel est le problème moral le plus important aujourd’hui ?
Votre propos me paraît contradictoire : d’un côté, vous dénoncez à juste titre « des temps où l’éthique a plutôt tendance à servir de « moraline » pour soulager la conscience des décideurs de tout poil » ; d’un autre côté, vous faites l’éloge du « projet d’Ostad Elahi, celui d’une éthique qui serait une « médecine de l’âme ». Moraline pour soulager la conscience, éthique qui serait une médecine de l’âme, n’est-ce pas la même chose ?
Avec une telle argumentation, logiquement, vous devez également être favorable à la légalisation du commerce d’organes, n’est-ce pas ?
Des personnes malades mais riches auraient besoin d’un nouveau rein et sont prêtes à payer le prix qu’il faut pour.
Des personnes en relativement bonne santé mais pauvres auraient besoin d’argent, pour rembourser leurs dettes, pour garder leur logement, ou simplement pour manger... et sont prêtes à se faire prélever un rein pour obtenir cet argent. Elles savent que de toute façon, sinon, elles vont crever de faim, ou se suicider, alors le choix est vite fait, n’est-ce pas ?
Chaque partie est consentante, que le marché se fasse, et vive le libre-échange ! C’est ça votre point de vue ? Vous ne pensez pas qu’il y a un petit problème là-dedans ?
P.s. : je viens de lire votre message suivant, où vous dites : « c’est la pauvreté qu’est révoltant. »
Oui, bien sûr, mais dans la mesure où elle existe et ne va pas disparaître de sitôt, ne convient-il pas de mettre des limites à ce qui est permis comme commerce exploitant cette pauvreté ?
Si je comprends bien, lorsque Monsieur
Sarkozy est mécontent d’une rumeur à son sujet, il se défend en
propageant à son tour une rumeur contre ses bêtes noires.
(Ce commentaire a été jugé diffamatoire par la modération du Figaro. Il me semble pourtant bien que les accusations portées par l’Élysée à l’égard de Mme Dati ne sont pour l’heure que des rumeurs.)
Georges Yang, je pense quand même que l’amour filial fait partie des responsabilités d’un parent pour son enfant. On peut comprendre qu’il s’évapore dans certains cas, mais c’est alors un drame ! Un enfant ne peut pas grandir correctement sans l’amour de ses parents (biologiques ou non).