« Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). »
Et pour être encore plus précis, il aurait 4,6865% de sang alsacien (source). Ridicule !
Les gens qui ergotent pour corriger le qualificatif « noir » en « métis » (et pourquoi s’arrêter là ?) se placent d’emblée dans une perspective raciste, même s’ils ne s’en rendent pas compte. Sur le plan politique, ce qui est pertinent dans l’affirmation « Obama est noir », ce n’est pas sa couleur de peau ou son pedigree exact. Ce qui compte politiquement, sociologiquement, c’est qu’il soit perçu comme « noir » par des gens qui se considèrent comme « blancs ». Peu importent les arbres généalogiques !
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Ensuite, votre vulgate antiraciste n’est qu’un homme de paille. Je vous défie de me trouver un « Blanc culpabilisé » qui prétend que : « le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. » (Vous vous renseignerez sur l’expression « homme de paille », dont vous n’avez manifestement pas saisi le sens.)
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« Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé »
Oh la jolie insinuation au passage ! Si vous pensez que Kagamé est du même tonneau que les trois précédents, ça mériterait d’être un peu étayé ! Ce n’est certainement pas une affirmation consensuelle !
Vous avez bien raison de braquer le projecteur sur les couplets (moins le dernier). Ils rééquilibrent le refrain. Entendu seul, le refrain semble être celui d’un chant offensif, agressif. Le premier couplet a une tonalité intermédiaire. Les autres couplets expriment bien une posture défensive. Malheureusement ce qu’on entend le plus, ce que surtout les hooligans éméchés des stades entendent le plus, c’est bien le refrain et le premier couplet ! Et le reste est oublié...
Dans le cinquième couplet, le chant indique clairement qu’il faut éviter toute cruauté, toute violence inutile : « Épargnez ces tristes victimes, À regret s’armant contre nous. »
Enfin, « Liberté, liberté chérie », il me semble que ça devrait aussi s’appliquer à la liberté de siffler le chant.