Avant la loi de 1980, le « devoir conjugal » était une obligation qui rendait le viol inconcevable entre époux.
Un peu de vécu : Madame a 66 ans. Monsieur, avec force câlins, lui demande, comme il est de mise aujourd’hui, si celle-ci lui voudrait accorder une relation. Réponse ; « J’ai mes règles » et de lui montrer ce fil ennemi pendant entre ses jambes. Authentique.
Mais restons sérieux. La question du viol commis au sein du couple et en particulier entre
époux reste cependant délicate pour plusieurs raisons majeures parce
que : - Entre époux une certaine présomption de consentement existe dans
le cadre des relations sexuelles. Il est donc difficile de prouver
l’absence de consentement, - Il n’y a pas de témoins, les faits se passent dans un lieu clos, fermé, - La preuve sera difficile à établir, souvent parole contre la
parole, avec parfois une éventuelle vengeance entre conjoint à envisager
en cas de séparation ou de divorce, - Cet acte suppose une analyse de la vie privée, du comportement des
époux, qui n’exclut jamais le risque de dérives ou d’erreurs
judiciaires. Le droit pénal, s’immisce dans la vie affective... Cool.
Naturellement ces actes sont condamnables et il ne viendrait à l’idée de personne de démentir. Un viol, du moins lorsqu’il est qualifié, est une atteinte à l’intégrité physique d’un individu, mais c’est aussi aussi une atteinte à son intégrité morale. La trahison est un viol, un cambriolage est ressenti comme un viol. Encore plus subtil : Depuis quelques années, en droit Français, le viol est reconnu entre mari et femme. Il parait évident que l’épouse ne violera pas son mari physiquement, et dans ce cas, la frontière me parait bien mince pour la qualification judiciaire de l’acte. Mais moralement ?
@asterix Pour Julien Assange, c’était un peu différent. Elles lui reprochaient, dans la forme, de les avoir trompé (sic) en ne mettant pas de préservatif. Mais le fond était bien différent.