J’ai écrit dans un autre message que Robert Kennedy voulait utiliser un tueur mafieux pour éliminer Fidel Castro. Ce ne sont pas des enfants de choeur ... mais cela est différent d’une guerre nucléaire entre les USA et l’URSS.
Par
ailleurs, quand la CIA a dévoilé des dossiers sur des criminels de
guerre nazis, des informations sont devenues disponibles sur les réseaux
stay-behind en Allemagne.
Il y a des articles sur internet (NYT, Le Monde, ...) :
Dans le cas des Tueurs du Brabant, la piste de la criminalité (« prédateurs ») a été longuement suivie et n’a rien donné ... alors que tous les informateurs étaient sur la brèche et que le milieu du banditisme était retourné dans tous les sens. Je ne sais évidemment pas si les enquêteurs perdent encore du temps là-dessus ou pas. Il n’y a cependant pas d’incompatibilité totale, loin de là. Je suis un partisan de ce que Guy Bouten développe dans ses livres : plusieurs bandes criminelles ont été engagées en partageant un pot commun d’armes et de vêtements. Le seul enquêteur qui voulait encore maintenir l’enquête sur la piste de « purs » gangsters était Lionel Ruth mais il a été déplacé suite à des fraudes (de sécurité sociale) et pour avoir caché dans son tiroir personnel une pièce à conviction (revolver). A ma connaissance, il est maintenant à Dinant (il pourrait d’ailleurs s’intéresser, honnêtement, à Casper Flier mais je change de sujet, quoique ...). Il y a eu presque une dizaine de juges d’instruction et des centaines d’enquêteurs qui ont travaillé sur le dossier ... même s’ils n’étaient pas tous excellents, c’est beaucoup pour des voleurs de poules ... Par ailleurs, les autorités américaines ont régulièrement fait appel à des criminels et même à la mafia. Des anciens de la CIA ont depuis longtemps expliqué ses méthodes de travail ; voir :
A ma connaissance (mais je n’ai fait que survoler ces sites), cela en vaut la peine, même s’il est encore un peu tôt pour l’époque de Ronald Reagan (décennie 1980), alors qu’il y aurait énormément à découvrir (sur l’Irangate, Oliver North, etc).
Pour en revenir à l’excellent article de Morice, il faut insister sur le fait que la « nébuleuse » à l’origine de l’assassinat est encore active et qu’il est important de l’étudier.
Le forum a par exemple cité la question des attentats du 11 septembre 2001 à New York.
Je ne crois pas à la « fable » selon laquelle on a placé des explosifs à la base des tours pour qu’elles s’effondrent. L’impact des avions et l’incendie alimenté par le combustible ont à mon avis été suffisants. Ajouter des explosifs aurait été inutile et dangereux pour les auteurs.
Par contre, le parcours des terroristes devrait retenir l’attention. Par exemple en lien avec la mosquée de Munich (voir l’ouvrage de Ian Johnson).
Un autre élément : Mohammed Atta a appris à voler chez Huffman Aviation à l’aéroport de Venice en Floride. Selon Mr Hopsicker, il y a une forte présence de la CIA dans cet aéroport.
En outre, l’article suivant dit que Mohammed Atta a aussi volé chez Kemper Aviation où un autre agent de la CIA travaillait : Jean-François Buslik. Ce dernier, spécialiste en électronique, est bien connu en Belgique pour des faits criminels commis avec Robert Beijer et Madani Bouhouche ...
Un autre élément intéressant sur la Belgique et l’OTAN...
En fuite, Gaëtano Orlando a reçu de la part d’un magistrat suisse les coordonnées de Mario Spandre à Bruxelles et il y a trouvé refuge. Ensemble, ils ont rencontré des officiers de l’OTAN qui envoyaient des armes en Afrique.
Mario Spandre a consacré un livre « apologétique » à son ami et client, le baron De Bonvoisin.
Il était (comme le baron) actif dans le commerce des armes. Son nom est d’ailleurs cité dans l’Angolagate. On en parle aussi dans le rapport de la commission parlementaire sur l’assassinat de Lumumba.
On finit par retrouver beaucoup de personnes actives au Katanga au début des années 1960 ! Guy Weber a dirigé les forces armées de Tshombe et il faut y ajouter Michel Relecom de Unibra et de sa filiale EIM, l’institut où oeuvrera plus tard Douglas MacDonald II.