Franco Di Rupo, grand frère de Elio Di Rupo ... ENQUETE SUR LE MILIEU MONTOIS DE LA CONSTRUCTION QUATRE ARRESTATIONS A TOURNAI
HAQUIN,RENE
Page 15
Mardi 17 janvier 1995
Enquête sur le milieu montois de la construction
Quatre arrestations à Tournai
Une
longue enquête du Comité supérieur de contrôle dans le milieu de la
construction, dossier mis à l’instruction en février 1994 à Tournai
parce que « trop chaud » pour être traité à Mons ou à Charleroi, a amené
le juge Gérard Bresoux à inculper et arrêter, au début de janvier,
Gioacchino (Jacky) Cappalonga, un Italien de 47 ans domicilié à
Morlanwelz (pour infractions aux lois sociale, commerciales et
fiscales). Puis, le 10 janvier, pour faux, usage de faux, escroquerie,
infractions aux lois fiscales et sur les sociétés, un récidiviste de
l’usage de faux et de (trois) banqueroutes, Georges Dudome, 66 ans, de
Hautrage (Saint-Ghislain). Et, trois jours plus tard, dans la nuit de
vendredi à samedi, l’entrepreneur Franco Di Rupo, 49 ans, de
Chapelle-lez-Herlaimont, et un de ses anciens employés, Philippe
Bertrand, 45 ans, domicilié à Temploux.
Franco Di Rupo est
président du club de foot de Chapelle. Il est aussi le frère aîné du
vice-Premier ministre et ministre des Communications, qui n’est pas cité
dans le dossier.
En mai 1994, une quarantaine de membres du
Comité supérieur de contrôle perquisitionnaient aux sièges de plusieurs
sociétés. De nombreux documents furent saisis notamment chez Franco Di
Rupo, 40, rue Neuve, à Chapelle-lez-Herlaimont, où se trouvent les
sièges d’Énergie D. (petite entreprise de génie civil), d’Energy D.
(travaux d’installations électriques) et d’Ecodi (services techniques).
D’autres sociétés ont été perquisitionnées dans l’immeuble contigu, au
42, rue Neuve : la Carmy (petit holding) et les pneus Hennaut (un
commerce de voitures d’occasion dont la Carmy est actionnaire) ainsi que
le siège de Catecom (installations électriques), à Morlanwelz, la FEC,
Distrilec (rue du Douaire, à Chapelle-lez-Herlaimont) et la société
Bertrand, de Philippe Bertrand, également administrateur d’Ecodi.
Les
documents comptables saisis ont fait apparaître des irrégularités dans
la gestion et la direction des sociétés, de fausses factures, des
factures gonflées (passant de 1 à 16 millions, indique-t-on dans les
milieux judiciaires), des faux bilans et des dépenses personnelles
excessives, notamment de nombreux voyages, au détriment des sociétés.
Franco
Di Rupo, dont l’épouse et la fille ont aussi été longuement
interrogées, et Georges Dudome sont soupçonnés être derrière ces
sociétés-écrans : Di Rupo dirigeait toutes les sociétés (bien qu’en 1994
ses seuls mandats officiels étaient administrateur délégué d’Ecodi et
d’Energy D. dont son épouse était aussi administrateur), Dudome étant
chargé de collecter la main-d’oeuvre. On indique de source judiciaire
que, brûlé dans de nombreux ministères, Franco Di Rupo répondait
néanmoins aux adjudications publiques par le biais des sociétés qu’il
contrôlait. Il réussissait ainsi à présenter plusieurs offres, assuré
que l’une lui reviendrait.
Les quatre hommes sont écroués à
Tournai. Les autorités judiciaires ajoutent que les faits n’ont été
dévoilés qu’hier pour les besoins de l’enquête.
Bertrand et Di
Rupo, mis au secret depuis samedi, doivent comparaître ce matin devant
la chambre du conseil de Tournai où l’avocat de Franco Di Rupo, Me T.
Afschrift, de Bruxelles, estimant qu’il s’agit plus de fiscal que
d’escroquerie, va demander la remise en liberté du frère du ministre.
Pour lui, rien dans ce dossier ne permet de faire un lien avec la
politique.
Mais l’enquête porterait sur des centaines de millions
et touche bien à des marchés publics. D’autres auditions sont prévues
par le juge.
Franco Di Rupo, grand frère de Elio Di Rupo
ENQUETE SUR LE MILIEU MONTOIS DE LA CONSTRUCTION QUATRE ARRESTATIONS A TOURNAI
HAQUIN,RENE
Page 15
Mardi 17 janvier 1995
Enquête sur le milieu montois de la construction
Quatre arrestations à Tournai
Une
longue enquête du Comité supérieur de contrôle dans le milieu de la
construction, dossier mis à l’instruction en février 1994 à Tournai
parce que « trop chaud » pour être traité à Mons ou à Charleroi, a amené
le juge Gérard Bresoux à inculper et arrêter, au début de janvier,
Gioacchino (Jacky) Cappalonga, un Italien de 47 ans domicilié à
Morlanwelz (pour infractions aux lois sociale, commerciales et
fiscales). Puis, le 10 janvier, pour faux, usage de faux, escroquerie,
infractions aux lois fiscales et sur les sociétés, un récidiviste de
l’usage de faux et de (trois) banqueroutes, Georges Dudome, 66 ans, de
Hautrage (Saint-Ghislain). Et, trois jours plus tard, dans la nuit de
vendredi à samedi, l’entrepreneur Franco Di Rupo, 49 ans, de
Chapelle-lez-Herlaimont, et un de ses anciens employés, Philippe
Bertrand, 45 ans, domicilié à Temploux.
Franco Di Rupo est
président du club de foot de Chapelle. Il est aussi le frère aîné du
vice-Premier ministre et ministre des Communications, qui n’est pas cité
dans le dossier.
En mai 1994, une quarantaine de membres du
Comité supérieur de contrôle perquisitionnaient aux sièges de plusieurs
sociétés. De nombreux documents furent saisis notamment chez Franco Di
Rupo, 40, rue Neuve, à Chapelle-lez-Herlaimont, où se trouvent les
sièges d’Énergie D. (petite entreprise de génie civil), d’Energy D.
(travaux d’installations électriques) et d’Ecodi (services techniques).
D’autres sociétés ont été perquisitionnées dans l’immeuble contigu, au
42, rue Neuve : la Carmy (petit holding) et les pneus Hennaut (un
commerce de voitures d’occasion dont la Carmy est actionnaire) ainsi que
le siège de Catecom (installations électriques), à Morlanwelz, la FEC,
Distrilec (rue du Douaire, à Chapelle-lez-Herlaimont) et la société
Bertrand, de Philippe Bertrand, également administrateur d’Ecodi.
Les
documents comptables saisis ont fait apparaître des irrégularités dans
la gestion et la direction des sociétés, de fausses factures, des
factures gonflées (passant de 1 à 16 millions, indique-t-on dans les
milieux judiciaires), des faux bilans et des dépenses personnelles
excessives, notamment de nombreux voyages, au détriment des sociétés.
Franco
Di Rupo, dont l’épouse et la fille ont aussi été longuement
interrogées, et Georges Dudome sont soupçonnés être derrière ces
sociétés-écrans : Di Rupo dirigeait toutes les sociétés (bien qu’en 1994
ses seuls mandats officiels étaient administrateur délégué d’Ecodi et
d’Energy D. dont son épouse était aussi administrateur), Dudome étant
chargé de collecter la main-d’oeuvre. On indique de source judiciaire
que, brûlé dans de nombreux ministères, Franco Di Rupo répondait
néanmoins aux adjudications publiques par le biais des sociétés qu’il
contrôlait. Il réussissait ainsi à présenter plusieurs offres, assuré
que l’une lui reviendrait.
Les quatre hommes sont écroués à
Tournai. Les autorités judiciaires ajoutent que les faits n’ont été
dévoilés qu’hier pour les besoins de l’enquête.
Bertrand et Di
Rupo, mis au secret depuis samedi, doivent comparaître ce matin devant
la chambre du conseil de Tournai où l’avocat de Franco Di Rupo, Me T.
Afschrift, de Bruxelles, estimant qu’il s’agit plus de fiscal que
d’escroquerie, va demander la remise en liberté du frère du ministre.
Pour lui, rien dans ce dossier ne permet de faire un lien avec la
politique.
Mais l’enquête porterait sur des centaines de millions
et touche bien à des marchés publics. D’autres auditions sont prévues
par le juge.
Le procès de Viktor Bout a commencé aux Etats - Unis.
Peut-être échangera-t-il des informations contre une réduction de peine ...
C’est sans doute ce qu’a fait Jacques Monsieur.
Dans ce dernier cas, on sait que l’on a parlé des liens entre Jacques Monsieur
et Serge Frantsevitch mais rien ne semble avoir été rendu public à ce sujet.
On aimerait aussi en savoir plus sur Ronald Rossignol...
Un lien ? En tout cas, l’article suivant annonce des grandes remises en question ...
Tuesday, September 20th, 2011
Reagan Era To Be Declassified by Gordon Duff, Senior Editor Something unusual has happened. An era is going to be uncovered, a time of BCCI, Iran Contra, the fall of the Soviet Union, one of corruption and triumph. What we know is this, the files are being opened and interviews never before authorized are scheduled.