Des livres ont été écrits sur Stefano Delle Chiaie et Wikipedia donne déjà beaucoup d’informations.
Il y a cependant des gens pour lesquels on ne sait pas encore assez de choses. Je pense notamment au baron Carl Armfelt ou à Jean-François Buslik.
Il y a aussi d’autres hypothèses, parfois étonnantes mais qui montrent qu’il faut une approche internationale. Voici deux extraits de presse sur Patrick Haemers :
Haemers, du blouson doré au cerveau du rapt de VDB
HAQUIN,RENE
Page 1 ;6
Mercredi 1er mars 1989
Source : Le Soir 1/3/89
La chasse contre Haemers s’organise
GUILLAUME,ALAIN ; HAQUIN,RENE
Page 9
Jeudi 2 mars 1989
( ... )
Deux précisions, pour rectifier le portrait de Patrick Haemers publié
dans nos éditions de mercredi. La police norvégienne a bien saisi la
Mercedes noire de son amie Denise Tyac en octobre 1986 lors de
l’embarquement du véhicule sur un ferry, mais cette saisie touchait à
des enquêtes ouvertes non en Norvège mais bien en Suède (après une
attaque contre Securitas à Malmö et l’assassinat d’Olof Palme). Le
signalement d’un des agresseurs relevé lors d’attaques contre Securitas
en Belgique et en Suède semblait en effet correspondre à celui de
Patrick Haemers.
( ...)
Ces articles sont d’autant plus intéressants qu’ils mentionnent la société Securitas.
Certaines personnes pensent que des responsables de Securitas en savent plus qu’ils ne disent sur les attaques de fourgons (financement occulte ?). Il faut aussi se pencher sur la biographie d’ André Moyen (qui voyait des communistes partout).
Voir notamment deux articles du « Pourquoi pas ? » de novembre 1986 (Christian Souris).
Cela fait clairement penser à une organisation d’extrême-droite
internationale utilisant des méthodes de services secrets et offrant notamment
un support pour cacher les fugitifs.
Le nom importe peu et on pourrait continuer à parler
de l’ « organisation ». En ce qui me concerne, je pense actuellement
à Frank Wisner Sr (et Jr ?). Il faut étudier les débuts de la CIA à la fin
de la seconde guerre mondiale pour comprendre comme une structure secrète
aurait pu exister (et existe encore).
Il faut aussi étudier la biographie de Stefano Delle Chiaie.
Il faut se souvenir de certaines
hypothèses émises par des personnes connaissant bien les dossiers. C’est ainsi
que Guy Bouten affirme dans son livre sur les Tueurs du Brabant que plusieurs
bandes ont été « employées » (celle de Patrick Haemers, celle de
Dominique Salesse, etc) et ont partagé des habits et des armes. Cela semble en
effet compatible avec les faits.
ll
faut aussi se souvenir du témoignage de Gaetano Orlando. Cet extrémiste de
droite italien, en fuite, a téléphoné en Suisse (à qui ?) : « on »
lui a donné le nom de l’avocat du baron Benoît de Bonvoisin et il y a trouvé
refuge (avant de passer en Espagne ?). En Belgique, il aurait même
rencontré des officiers de l’OTAN. Le « baron noir »était très impliqué dans des trafics d’armes,
comme son avocat (dont on retrouve le nom dans le dossier de l’angolagate !).
Merci à« soulmanfred » pour les articles du journal « La
dernière heure ». Elio Ciolini y est présenté comme un « escroc »,
ce qu’il a en effet été aussi … mais le journaliste ignorait sa dimension
internationale.
Philippe Lacroix, qui a fait
partie de la bande Haemers mais a purgé sa peine et a changé de vie, a cru que
Ciolini était un agent des services secrets français. Ses méthodes font en
effet penser à celles d’un « barbouze » mais au sein de quelle « organisation » ?
J’emploie ce mot à dessein :
Patrick Haemers a déclaré qu’il était protégé par une « organisation »
et il a précisé qu’il s’agissait de fous furieux mais que lui-même n’était
intéressé que par l’argent.
Il faudrait aussi parler de son passage par l’Espagne.
En ce qui concerne la Belgique, voici ce qu’écrivait le magistrat belge Godbille :
Si les activités en Belgique d’Elio CIOLINI, alias BASTIANI, se disant colonel de l’armée française font l’objet d’une instruction de M. Collin, il a lieu de noter que l’intéressé est connu de la magistrature italienne comme membre de la loge P2 et pour avoir dénoncé l’extrême gauche (sic ?) aux magistrats italiens chargés de l’enquête sur l’attentat de la gare de Bologne qui a fait 85 morts, le 2 août 1980.
( ... )
Philippe LACROIX intervient également dans le cadre d’un autre dossier ouvert au nom de CIOLINI Elio pour ses activités suspectes d’une société SA SIS ou SOBELIS (société belge d’Intervention Spéciale) dont les administrateurs sont le Baron René Paulus de Châtelet, Luc PEIGNEUR et Jo FINKELSTEIN.
( ... )
En Belgique, Philippe LACROIX et Thierry SMARS (qui s’est suicidé depuis lors dans les circonstances non encore éclaircies) ont travaillé pour ce personnage qui a également travaillé sous le couvert de la SA DOLLON avec Luc PEIGNER et David SYFER.
Pour en savoir plus, il y a un article récent (7 juillet, en italien) sur le site d’Antonella Beccaria :http://antonella.beccaria.org/